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On dispose finalement encore de peu d'éléments à propos de ce fameux propriétaire
du Ram Inn, un certain John Humphries. Il ne nous a cependant fallu que quelques minutes de recherches pour obtenir son adresse exacte ainsi que son numéro de
téléphone...
Nous avons pu déterminer que cette personne a connu dernièrement d'importants revers financiers et qu'il a envisagé de revendre le Ram Inn. Il est
également clair qu'il tire actuellement quelque bénéfice de la réputation de son établissement en demandant une petite participation financière (donation en
anglais) contre une visite des lieux, offerte gratuitement (vous remarquerez sans doute l'humour anglais : vous pouvez visiter gratuitement contre une
participation financière...). Il suffirait de lui demander pour pouvoir passer la nuit et donc procéder aux investigations qui s'imposent. John Humphries ne recule pas non
plus devant les explications durant sa visite guidée, mais à part le fait de mettre un nom ou une origine face à un phénomène
qui surviendrait, on reste sur sa faim. Il est amusant de constater aussi que le propriétaire peut encore s'étonner de certaines manifestations. Un objet lourd se met à
vaciller et à osciller devant un visiteur et le voilà qui commente : "Tiens ! Il ne l'avait jamais fait jusqu'ici..."
L'apparence de John Humphries ne dénote pas vraiment par rapport à son établissement et, pour peu, on pourrait le prendre pour l'une des sorcières qui le hantent. Les cheveux roux comme bon nombre d'anglais (ne dit-on pas que les roux donnent naissance à des vampires ?), blouson de cuir et blue jeans, un visage ravagé par l'outrage du temps et la fatigue (mais pourrait-on lui reprocher de passer de mauvaises nuits dans son hôtel ?), l'homme semble lui-même assez énigmatique. Nous ne pourrons guère en dire plus sinon qu'il semble être superstitieux comme en atteste le fer à cheval qui surmonte la porte que vous pouvez voir à l'arrière plan de la photo ci-dessus (nous la recherchons dans nos archives, le problème résidant dans un nom de fichier trop général et la quantité d'informations).
Nous ne pouvons donc encore rien dire de sa personnalité faute de l'avoir au moins rencontré, ni dire s'il est croyant ou pas et si oui en qui ou en quoi. Par contre, un fait semble assez évident, c'est qu'il existe non seulement quantité de croix dans le "musée" qui l'abrite mais aussi des objets liturgiques qui, s'ils sont d'époque, tendent à prouver que la maison aurait bien été affectée à un service religieux (maison du prêtre de l'endroit).
Lorsque nous parlons de croix, nous pensons aux crucifix mais il est assez surprenant de constater le nombre d'objets divers qui, dans l'établissement, forment volontairement ou non, autant de croix. Une espèce de saturation en somme, comme si on avait voulu exorciser quelque chose (ce qui ne serait pas impossible compte tenu des circonstances), une connotation religieuse supplémentaire ou un reliquat des anciennes fonctions de l'établissement.
Comme nous répugnons à parler de ce que nous ne pouvons pas prouver, nous
laisserons là ce John Humphries. Nous verrons plus tard, lors de nos propres investigations, s'il y a lieu de prétendre que le propriétaire a profité du
caractère réellement hanté de son auberge pour en tirer profit de manière parfaitement légitime ou s'il a délibérément abusé tout le monde dans le but de
redresser sa situation financière. Auquel cas, il serait également intéressant de savoir comment il s'y est pris pour berner tout le monde.
Mais le propriétaire a aussi une fille, Nora, qui a bien sûr aussi pu passer de nombreuses nuits dans l'hôtel. Comme son père, elle atteste des mêmes
phénomènes pour les avoir vus personnellement. Elle confirme que son paternel a fréquemment rencontré les personnes, ou les animaux dans ce cas-ci,
qui polluent les lieux de leur présence intempestive. Nous nous garderons bien de commenter ceci puisqu'il serait trop facile de prétendre "tel père,
telle fille". Mais nous mettrons en évidence l'existence des deux polarités sexuelles dans ces lieux. C'est-à-dire que durant un laps de
temps relativement prolongé, un homme et une femme ont habité simultanément ces lieux en toute connaissance de la hantise. Cela n'est important à savoir
que dans la mesure où l'on sait que la demeure serait occupée par un succube et un incube, entendez par là des démons dont la principale caractéristique est de
s'intéresser tout particulièrement aux activités sexuelles pour les perpétrer eux-mêmes (viols démoniaques par exemple). Or aucun des deux habitants
n'en fait mention. Mais il est vrai aussi qu'ils ont pu préférer que ce genre de témoignage échappe à la médiatisation pour des raisons évidentes de
pudeur.
Enfin, bien que ceci soit plus ou moins hors propos, on peut se
demander qui a pris l'initiative de la décoration intérieure du Ram Inn. A en juger par l'état des lieux, il ne semble guère y avoir d'intervention féminine, auquel cas on
s'étonnerait du goût dont on a fait preuve en l'occurrence. Nous ne savons pas non plus si des objets de circonstance ont été apportés là à dessein ou si
on a récupéré des objets qui se trouvaient déjà sur place à l'origine. Toujours est-il que le goût du macabre, de l'horreur ou la volonté d'effrayer
sont bien présents et que cela contribue bien entendu à l'ambiance de la maison, laquelle prédispose donc le visiteur à être sur ses gardes et donc stressé.
Une porte ouverte aux interprétations hâtives...
Remarquez à ce sujet, par exemple sur la photo ci-contre, le volatile noir qui semble se jeter sur John Humphries (à
gauche de l'image).
Nous dirons que la visite de l'établissement vaut sans doute au moins pour l'ensemble de ses curiosités !
Si cela ne vous inspire pas, voyons à présent l'inventaire des phénomènes dont le Ram Inn fait l'objet (page suivante) - SOMMAIRE DES ENQUÊTES - ACCUEIL