Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Peoc'h, les poussins et la controverse

Jacques Léon Théodor entame notamment sa critique avec une citation de Simon de Laplace :

"Nous sommes si éloignés de connaître tous les agents de la nature et leurs divers modes d'action qu'il ne serait pas philosophique de nier les phénomènes uniquement parce qu'ils sont inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances.  Seulement, nous devons les examiner avec une attention d'autant plus scrupuleuse qu'il paraît plus difficile de les admettre."

Il nous est facile de reconnaître le bienfondé de cette citation.  D'une certaine manière, il y a moyen d'y rétorquer la traduction de la phrase d'Hans Blix qui évoquait la recherche d'armes de destruction massive en Irak :

"Si vous croyez aux sorcières et que vous commencez à les chercher, vous les trouvez et chaque balai est une preuve de leur existence".

Là aussi, on peut être d'accord, d'autant que l'histoire l'a semble-t-il démontré.  Mais en même temps cela signifie aussi que l'on trouve toujours un bon bâton pour battre son chien, que si l'on veut s'en débarrasser on dira qu'il est enragé.  Entre autres, si les Etats-Unis cherchaient des armes de destruction massive en Irak, chacun imagine bien le prétexte qui cachait un autre objectif : le pétrole.

Il ne faut pas toujours chercher loin pour trouver les réelles motivations, celles-ci sont souvent financières et se dissimulent sous au autre vocable qui fait roucouler (ou gronder, c'est selon) les scientifiques : subsides.

Mais trêve de digressions et voyons les arguments majeurs contre la thèse de René Peoc'h, puisque - dès le départ - il est hors de question de remettre en cause les avancées de Konrad Lorenz à propos de l'imprégnation des poussins. Signalons aussi que le phénomène attendu a bien eu lieu, comme attendu, à savoir que le tychoscope s'est dirigé vers les poussins à raison de 2.5 fois plus que ce que lui autorisait le hasard.  Rappelons aussi que le minimum de scientificité impliquait un nombre "suffisant" d'expériences reproduites avec des résultats semblables et que ce dernier a forcément du être satisfait dans l'optique de la thèse, faute de quoi cette dernière n'avait - à l'avance - aucune chance d'être acceptée.  Poursuivons donc en montrant comme on le voit sur la vidéo que Peoc'h a poursuivi ses expériences et que celles-ci se sont soldées par le même résultat.  Pour une fois, on ne pourra donc - en tous cas - pas lui reprocher de ne pas avoir satisfait à la sacro-sainte reproductibilité exigée par les scientifiques.  Seulement voilà, cela ne suffit pas non plus...

Il est notamment reproché à René Peoc'h de ne pas avoir présenté sa candidature au test du grand prix-défi zététique qui, à l'époque, "récompensait" de 200 000 euros (!) toute personne qui aurait été capable de présenter un phénomène paranormal, à la condition bien sûr de satisfaire aux examens très stricts d'expérimentateurs patentés agissant avec des protocoles sévères, etc.  Plutôt qu'un long discours, nous vous proposons de trouver la réponse détaillée en cliquant sur ce lien (A noter que nous avons, de longue date, copié cette page dans nos fichiers, en de multiples exemplaires sauvegardés en externe, craignant trop que la page disparaisse un jour.  Tout arrive...)

Peoc'h aurait également dit qu'il aurait été difficile d'assister à l'une de ses expériences, étant donné que celles-ci nécessitaient quelques 700 itérations réparties sur un an.  Cela paraît évidemment suspect aux scientifiques, alors que le cadre de reproductibilité a déjà été satisfait, qu'il ne s'agit pas d'un refus mais d'une réelle difficulté (les scientifiques et autres zététiciens emmènent-ils leurs casse-croûte et leurs lits de camp ou bien le sujet testé doit-il subvenir, comme il nous l'a été rapporté, au grand dam de son portefeuille ?)  De toute façon, la question ne se pose guère car ces mêmes scientifiques (vis-à-vis desquels nous maintenons, envers et contre tous, toute notre confiance, pourvu qu'ils ne soient pas aussi trop bornés) trouvent d'autres chefs d'accusation.  Ainsi, si certains ont l'impression que les "paranormaliens" cherchent systématiquement à se soustraire aux équipes que l'on peut qualifier de rigoureusement scientifiques, d'autres ont celle que les anti-paranormaliens font tout pour discréditer les premiers, même au prix des coups les plus tordus, avec des apparences de scientificité.

Il est d'ailleurs assez contradictoire de ne pas taxer Peoc'h de volonté frauduleuse tout en sous-entendant qu'il aurait voulu faire coller ses expériences aux impératifs statistiques.  L'étape suivante aurait été de remettre les statistiques en cause en prétextant, comme on peut le resservir dans l'autre sens d'ailleurs, que l'on peut leur faire dire ce que l'on veut, y compris son contraire.  Nous ne sommes donc pas au bout de la liste des contradictions !

Une autre contradiction se trouve dans l'apparente insuffisance de contrôle à la fois du matériel et des protocoles. Bien le bonjour aux membres du jury pour ce petit camouflet au passage et qu'en est-il du travail de thèse, que nous vous avons soumis, qui explique notamment le fonctionnement détaillé du tychoscope et les conditions d'expérimentations, juqu'au type de poussins utilisés ?

Nous relevons aussi "qu'aucune expérience répertoriée dans l'histoire de la science n'a jamais suggéré que l'esprit ait pu avoir une influence sur la matière". Voilà qui est très probablement exact : avant que l'on ne fasse une découverte, la chose n'était pas connue !

 On pourrait par contre multiplier les exemples dans lesquels tant l'esprit populaire que la science se sont (lourdement) trompés ! Il y a de quoi rire, un peu comme le hibou Archimède dans "Merlin l'Enchanteur", avec un petit clin d'oeil aux frères Wright.

Suite du dossier