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Le phénomène de poltergeist

Le phénomène de poltergeist tire son nom de l'allemand et signifie à peu près "esprit frappeur" ou "esprit bruyant".  C'est l'un des plus déconcertants tant dans la théorie que dans la pratique puisque cet "esprit" frappeur peut se manifester sans bruit, il peut aussi y avoir du bruit sans esprit frappeur (mais voilà qui n'étonnera personne!), l'esprit en question n'a pas forcément de rapport avec une entité désincarnée.  Il peut enfin accompagner un cas de possession, ou pas.  Mettons de l'ordre dans tout cela...

Un premier sujet de confusion provient précisément de la terminologie: "esprit frappeur", qui semble suggérer un "esprit" ce que d'aucuns ont vite fait d'interpréter comme "fantôme" ou quoi que ce soit du genre.  En réalité, on ne sait toujours pas exactement ce qu'est un poltergeist sauf au travers de ses "symptômes".  Ce qui semble certain, en revanche, c'est que le recours au surnaturel n'est pas forcément indiqué.  Le terme "esprit" devrait plutôt être compris comme concernant l'esprit (le mental, le psychisme, la sphère psy) d'un être humain de chair et d'os et donc sans aucun rapport avec le surnaturel, Dieu, le diable ou quoi que ce soit dans ce registre.  D'ailleurs, le phénomène est classifié comme "paranormal" (au besoin, revoyez donc notre définition). Cependant, il est souvent attribué a priori, par les témoins, comme relevant du surnaturel car certaines manifestations leur suggèrent une activité démoniaque, de sorcellerie, etc.  Il est évident que ce comportement doit être reconsidéré par les enquêteurs, lesquels ne doivent en aucun cas céder aux apparences.

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Dans les grandes lignes, le poltergeist se caractérise notamment par des coups frappés (dans les murs, les meubles, etc.) et/ou une série de phénomènes périphériques tels que le déplacement d'objets sans intervention humaine (psychokinésie ou télékinésie), la chute de pierres parfois brûlantes, la projection d'objets, d'éventuelles combustions spontanées ou apparitions spectrales.  Il peut encore y avoir d'autres phénomènes accompagnateurs, sans doute moins fréquents, si l'on excepte les dématérialisations/matérialisations ou le cadre des manifestations (dans le cas d'une possession par exemple).  Nous envisagerons ici le cas où le poltergeist ne dépend pas d'une éventuelle possession quelconque, par souci de simplicité.

Une première distinction se doit d'être faite puisque ce phénomène peut se manifester dans le cadre d'une "petite hantise", c'est-à-dire indépendamment de toute apparition spectrale ou dans celui de la "grande hantise" dans lequel il en est bien sûr question.  Mais cette séparation apparemment dichotomique n'est pas très claire dans certains cas et, par conséquent, la classification peut aussi être discutée.

Dans certains cas, on peut aussi observer l'un des phénomènes cités alors qu'il n'y a pas réellement cas de poltergeist proprement dit (ex. cas de psychokinèse isolé, observé en laboratoire).  Le phénomène est réellement assez difficile à apprécier car la chute des objets peut ne pas concerner des pierres (qui, rappelez-vous, peuvent être brûlantes ou pas) mais d'autres objets, à l'intérieur ou à l'extérieur des locaux, il peut y avoir phénomène de lévitation ou de téléportation, différents agissements provoqués sur des personnes (griffures, morsures, attouchements, etc.), disparitions et réapparitions, les personnes elles-mêmes peuvent être "déplacées", soit indirectement (si elles se trouvent par exemple sur un objet ou un meuble qui se déplace, une chaise, un lit, etc.) soit directement (par ex. la personne est soulevée de son lit - dont draps et couvertures ont été arrachés - et déposée au sol).  On chercherait la plupart du temps une raison à ce genre d'événements et ils sont généralement considérés comme "gratuits" (mais le sont-ils réellement ou bien n'en trouve-t-on simplement pas la cause car celle-ci dépendrait d'un cheminement psychologique complexe ou occulté?)

Une caractéristique fréquente réside toutefois dans le fait que les occupants ne sont généralement pas blessés par les projections d'objets ou de pierres, ce qui constitue d'ailleurs une bizarrerie de plus dans certains cas.  En effet, il est d'arrivé que de nombreuses pierres ou débris tombent presque simultanément en un même endroit où se tenaient des personnes sans que la moindre n'ait a subir de dommage, soit que les pierres tombent à côté d'elles, soit qu'elles les touchent sans réelle force d'impact.  Lorsque ces chutes de pierres ont lieu à l'intérieur, le phénomène présente une curiosité supplémentaire en raison de la présence d'un obstacle évident (le plafond), lequel ne semble plus jouer son rôle de barrière.

Une autre caractéristique, assez fondamentale, se trouve dans la présence d'un ou de plusieurs enfants en âge de puberté, que l'on soupçonne d'être perturbés par une situation conflictuelle, un événement particulier, leurs bouleversements hormonaux, psychologiques et physiques.  Il s'agit là d'un point particulièrement intéressant puisqu'il supposerait une intervention, assez exceptionnelle et désordonnée, du psychisme sur la matière.

On a relevé des cas de poltergeist dans tous les pays du monde et leur étude s'avère ardue dans la pratique, même si de nombreuses personnes ont jusqu'ici très bien mis les cas en évidence (Bozzano, Tizané, Crookes, Scott Rogo...)  C'est qu'il existe de nombreux cas de supercheries dans lesquels ce sont les individus eux-mêmes qui tentent de faire croire aux manifestations, l'enfant qui se rend responsable des projections, dans le seul but de tromper.  Les fraudes en matière de poltergeist sont jugées très fréquentes mais il est ici impératif de ne pas céder à la tentation de généraliser ou de tirer des conclusions qui seraient hâtives.  Ce comportement dénoterait un manque de professionnalisme.  Expliquons nous à ce propos.

Les auteurs de supercheries en matière de poltergeist se montrent souvent vifs, imaginatifs, malicieux, voire vicieux et l'absence de but avéré désarçonne.  Attester de l'authenticité du fait alors qu'il s'agirait de supercheries discréditerait l'étude: les investigateurs auraient été bernés et on pourrait les qualifier d'incapables bien qu'ils aient été très attentifs.  (Il faut tenir compte des possibilités de diversions, de la vision périphérique, de l'ensemble des artifices qui pourraient provoquer les phénomènes, or ce n'est pas toujours si évident).  Dans un cas au moins, les locaux entiers avaient été trafiqués d'abondance, avec des systèmes de cordages qui agissaient sur les objets et actionnaient un piano de manière à ce qu'il puisse jouer alors que personne ne frappait les touches.  Il peut exister des complicités et l'origine des phénomènes peut aussi provenir de personnes extérieures à l'habitation qui inventent toute une machination afin de faire partir leurs voisins.  Les faits peuvent également provenir du psychisme et ne pas relever de la supercherie mais mériter une étude très approfondie. De tels cas peuvent aussi s'accompagner de tricheries occasionnelles n'impliquant pas la réaité du phénomène.  Par exemple:

- le sujet est, consciemment ou inconsciemment, animé de troubles psychiques qui provoquent des phénomènes de psychokinèse spontanée récurrente.  Forcément, il attire sur lui l'attention de son entourage, voire de spécialistes de la question.  C'est une situation dont il tire une certaine satisfaction.  Celle-ci se trouve alors frustrée lorsque les phénomènes ne se produisent pas et voilà notre individu tenté de les reproduire frauduleusement.  Afin d'illustrer nos propos, nous reprenons ci-dessous le texte de Wikipédia:

(...) Toutefois il reste un grand nombre de témoignages, de toutes les époques et dans toutes les cultures, qui tendent à démontrer qu'il se produit épisodiquement des phénomènes inexpliqués, constatés par des témoins dignes de foi et donnant parfois lieu à de très officiels constats de gendarmerie ou à des enquêtes approfondies, éventuellement accompagnées d'enregistrements physiques ou photographiques.

Comme le note Pascale Catala:

« Dans les dossiers sur lesquels ils enquêtaient, les parapsychologues ont souvent découvert que des sujets simulaient les poltergeists en provoquant eux-mêmes les dégâts (en cassant des objets ou les renversant, en lançant des pierres, etc.). Alan Gauld a relevé des « fraudes » dans 12% des cas, et Hans Bender dans 26%, et ceci même dans les cas où on avait pu mettre en évidence par ailleurs des événements paranormaux. Il convient donc de rester très prudent et d'adopter une attitude nuancée : ce n'est pas parce qu’un sujet fraude ou simule, qu'il s'agit obligatoirement d'un faux poltergeist. Tizané faisait remarquer que les gendarmes prenaient souvent un sujet en flagrant délit, et décrétaient que l'affaire était résolue, alors qu'il n'en était rien, certains phénomènes restant totalement inexpliqués. »

Le docteur Maxwell avait, en son temps, fait des remarques allant dans le même sens :

« Nous ne savons pas en effet quelles sont les causes qui peuvent amener certains sujets à frauder : dans la majeure partie des cas, on ne trouve aucun intérêt qui puisse les guider ; on ne s'explique pas l'origine des manifestations ; on ne comprend pas comment des petites filles de dix ou douze ans aient eu l'idée d'imaginer de lancer des pierres, de casser des vitres ou de faire danser des fauteuils et voltiger des assiettes. L'explication de leur conduite devient au contraire facile, si nous supposons que des phénomènes vrais ont précédé l'imitation qu'en fait le jeune sujet et lui en ont suggéré l'idée. Nous serions en présence de ces cas de fraude mixte, où quelques vérités se mêlent aux mensonges, cas fréquemment observables chez les sujets professionnels du somnambulisme ou du spiritisme. » (...)

Or donc, la position des enquêteurs doit être claire: un maximum de prudence et de discernement est requis.  Il ne faut rien conclure trop vite, ni dans un sens ni dans l'autre.

Les cas de poltergeist cessent généralement d'eux-mêmes au bout "d'un certain temps", soit que l'individu concerné soit retiré de son contexte (déménagement), soit que la problématique à l'origine du phénomène ait disparu (cas d'Esther Cox), soit que les modifications dont l'individu fait l'objet sont terminées.  Il n'y a donc pas à proprement parler de "traitement" mais plutôt une question de contexte générant éventuellement une exacerbation des sens, un bouleversement profond au niveau psychique.  Il faut également relever, dans le cas de Rosenheim, le comportement des appareils électriques ou du (des) téléphones.

Quelques cas de poltergeist (expliqués, inexpliqués, anciens, récents)

Nous nous pencherons sur quelques cas survenus en Belgique:

Le cas d'Anderlues (le CERPI n'a toutefois pas pu investiguer sur ce cas, survenu avant la fondation du groupement)

Le cas d'Arc-Wattripont

Le cas de Dour

Nous verrons ensuite quelques cas célèbres dans le monde, enfin nous verrons, point par point, les différentes pistes d'explications.

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