Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Les mutilations de bétail


Ce phénomène, particulièrement intense dans l'Ouest américain (Colorado, Nouveau-Mexique) depuis les années 1960, concerne des milliers de bovins retrouvés morts dans des conditions jugées anormales par les éleveurs.
Les caractéristiques cliniques : Les carcasses présentent des incisions extrêmement nettes, souvent qualifiées de "chirurgicales" ou faites "au laser". Des organes spécifiques (langue, yeux, oreilles, organes génitaux, pis) sont systématiquement prélevés. Les rapports mentionnent souvent une absence totale de sang dans le corps et autour de l'animal, ainsi que le refus des prédateurs naturels (coyotes, vautours) de s'approcher de la carcasse.
L'explication rationnelle (L'enquête du FBI) : En 1979, le FBI a mené une enquête approfondie (l'opération Animal Mutilation). Les conclusions scientifiques attribuent ces morts à des causes naturelles (maladies, foudre) suivies par l'action de prédateurs opportunistes et de siphons biologiques. Les insectes (comme les fourmis et les coléoptères) et les petits charognards s'attaquent d'abord aux tissus mous et humides (yeux, langue, muqueuses), créant des incisions nettes qui ressemblent à des coupes chirurgicales une fois la peau desséchée et rétractée par le soleil. Le sang s'accumule simplement par gravité dans les parties inférieures de l'animal (lividités cadavériques), donnant l'illusion d'une absence de sang.
La piste ufologique et militaire : Les sceptiques de la version officielle pointent du doigt la présence fréquente de mystérieux hélicoptères noirs non identifiés à proximité des lieux de mutilation, alimentant les théories de prélèvements biologiques secrets par l'armée ou par des entités exogènes pour surveiller la contamination environnementale (comme les retombées des essais nucléaires ou la maladie de la vache folle).

L'avis du CERPI : bien sûr, nous privilégions toujours les explications rationnelles.  Nous avons toutefois un peu de mal avec le déclenchement de la foudre sur des milliers de bovins à partir de 1960, comme s'il n'y avait jamais eu d'orages ni de bovins auparavant (1960, ne serait-ce pas un peu après le traité de Greade (1954) ?) Nous remarquons que le FBI a mis 19 ans avant de réagir, temps pendant lequel d'innombrables bestiaux sont morts (il y a vraiment eu beaucoup d'orages pendant ce temps et de maladies qui provoquaient la mort d'individus sur lesquels des ablations spécifiques ont été faites... euh... peut-être par des hélicoptères noirs ? Nous sommes par contre séduits par les explications scientifiques mettant en scène les charognards et les insectes créant des incisions nettes qui ressemblent à des coupes chirurgicales une fois la peau desséchée, un phénomène qui a totalement échappé aux éleveurs, seulement des centaines sinon des milliers et durant plusieurs décennies, parce que ces derniers n'étaient pas au courant de la décision unanime et simultanée des insectes et charognards d'attaquer les bovins à une date précise.)

Voici l'analyse détaillée des deux dossiers d'enquête les plus documentés sur ces sujets.

Le Rapport du FBI sur les Mutilations de Bétail (1979)

Face à la panique des éleveurs du Nouveau-Mexique et du Colorado, le FBI a ouvert l'enquête officielle "Operation Animal Mutilation" sous la direction de l'agent spécial Kenneth Rommel. Le rapport final, déclassifié, compte plus de 290 pages.
La méthode d'investigation : Rommel a personnellement inspecté des dizaines de carcasses fraîches et a fait appel à des vétérinaires légistes, des pathologistes et des experts en faune sauvage.
Le verdict sur les "coupes au laser" : Les analyses de laboratoire ont démontré qu'aucune chaleur n'avait été appliquée sur la peau des animaux. Les bords rectilignes et nets des plaies résultaient de la découpure par des dents de petits charognards (notamment des mouches à viande et des fourmis), combinée au dessèchement rapide de la peau sous le soleil aride qui tend le cuir et crée une rupture nette, semblable à un coup de scalpel.
Le mystère du sang disparu : Le rapport explique que le sang ne s'est pas volatilisé. Après la mort, le cœur s'arrête et le sang coagule ou migre par gravité vers les parties inférieures de l'animal (livor mortis). Les prédateurs consommant les organes externes ne rencontrent donc pas de projections de sang au sol.
Conclusion officielle : Le FBI a classé l'affaire en attribuant 100 % des cas étudiés à des causes purement naturelles ou à des prédateurs, écartant formellement la piste des sectes, des hélicoptères noirs et des extraterrestres.

(NB du CERPI : il est toujours dangereux de conclure à 100% car cela présente le risque de comporter 100% d'erreurs).

Outre le livre de Daniel Robin que nous suggérons et illustrons ci-contre, nous en citerons la 4è de couverture et vous laisserons le soin de conclure par vous-mêmes :

Le phénomène des mutilations animales est sans doute l'un des plus grands mystères auxquels des chercheurs issus d'horizons aussi divers que les ufologues, policiers, éleveurs, enquêteurs du paranormal, etc. ont été confrontés depuis les années 1970. Le fait déclencheur à l'origine de ce livre est le rapport du NIDS (National Institute for Discover Sciences) intitulé : « Morts inexpliquées de bétail et émergence, en Amérique du Nord, d'une épidémie d'Encéphalopathie Spongiforme Transmissible (E.S.T.) ». Si une organisation aussi « pointue » que le NIDS a rédigé un rapport sur les mutilations animales, c'est que l'affaire est sérieuse et préoccupante. En partant de cette étude et en la confrontant au phénomène ovni, l'auteur expose un concept original, celui de l'action orchestrée de ceux qu'il appelle l'« humanité du dehors », sorte d'élite cachée détentrice d'un « pouvoir illégitime ». Ce fameux « pouvoir », évoqué par Eisenhower dans son célèbre discours d'adieu du 17 janvier 1961, est déjà en place. Il agit dans l'ombre et ses moyens matériels dépassent tout ce que nous pouvons imaginer.

Pour notre part, nous avons poursuivi les recherches et demandé les résultats du rapport du NIDS, lesquels concluent qu'il est effectivement dangereux de conclure à 100% comme nous le stipulions plus haut :

Le National Institute for Discovery Science (NIDS), un organisme privé de recherche fondé par le milliardaire Robert Bigelow, a publié plusieurs rapports et conclusions notables sur les mutilations de bétail. Leurs investigations menées à la fin des années 1990 et au début des années 2000, notamment autour du célèbre Skinwalker Ranch dans l'Utah, ont apporté des données scientifiques sur ce phénomène. Voici les principales conclusions des rapports du NIDS dirigés par le biochimiste Colm Kelleher :

1. La thèse de l'action humaine organisée (Opérations clandestines)

Contrairement aux rapports du FBI des années 1970 qui attribuaient la majorité des cas à des prédateurs naturels, le NIDS a conclu qu'une partie significative des mutilations était le résultat d'une activité humaine hautement organisée et clandestine.
Surveillance préalable : Le NIDS a trouvé des preuves que certains animaux avaient été marqués à l’aide d’un produit chimique invisible à l’œil nu, mais fluorescent sous lumière ultraviolette, suggérant que le bétail était présélectionné avant d'être mutilé.
Utilisation de sédatifs : Des analyses toxicologiques en laboratoire ont révélé des traces de sédatifs et d'anesthésiques dans le sang de plusieurs bêtes, prouvant une intervention humaine pour neutraliser l'animal.

2. Des anomalies biologiques inexplicables

Le NIDS a documenté des cas très précis lors de ses propres autopsies vétérinaires :
Cas de l'injection létale : Un rapport a mis en évidence une vache retrouvée morte avec un taux de chlorure de potassium dix fois supérieur à la normale dans le sang. Le potassium chloride est un produit mortel rapide, difficile à tracer après la mort.
Destruction interne : Dans un cas documenté dans le bassin d'Uinta, l'autopsie a révélé qu'un œil et une oreille avaient été retirés à l'aide d'un instrument tranchant. Plus surprenant, le cœur de l'animal semblait avoir littéralement "explosé" ou s'être désintégré de l'intérieur, alors que le péricarde (le sac protecteur externe du cœur) était totalement intact.
Absence de fœtus : Le NIDS a analysé une vache mutilée qui était enceinte de 90 jours. Bien que le placenta soit encore présent, le fœtus avait disparu sans aucune trace d'avortement naturel ou de traumatisme forcé.

3. Absence de preuves physiques au sol

Les rapports du NIDS confirment les observations historiques des éleveurs : une absence totale de traces de pas, de pneus ou de gouttes de sang autour des carcasses fraîches. Les incisions étaient nettes, et le sang des animaux semblait souvent avoir été entièrement drainé. De plus, le NIDS a noté que dans l'heure suivant la mort, les prédateurs naturels et les vautours évitaient soigneusement d'approcher la carcasse, un comportement jugé anormal.
En résumé
Le NIDS s'est distancié des théories purement extraterrestres ou sataniques. L'institut a plutôt privilégié l'hypothèse d'un programme gouvernemental clandestin ou militaire (faisant écho aux observations d'hélicoptères noirs non identifiés) visant à prélever des tissus biologiques, possiblement pour surveiller la propagation de maladies comme l'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle) ou tester des agents pathogènes.

Conclusion du CERPI : bravo, le FBI !  Pas si "Fort Bien Informé" que ça ! Le NIDS a fait beaucoup mieux !

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