Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

POUR MIEUX ME CONNAÎTRE


De temps en temps, une fois n'est pas coutume, on peut bien parler de soi.
Et pourquoi pas même s'envoyer des fleurs car si on ne le fait pas soi-même qui donc le fera ?
Mais mon but, ici, est bien plus simple : vous permettre de me connaître un peu mieux.
Tout simplement pour répondre à ces questions : qui est en fait M. Vanbockestal, le "boss" du CERPI ? quel est son véritable caractère ? D'où vient-il ? Qu'a-t-il fait ? De quel milieu vient-il ? Comment en est-il arrivé à l'étude des phénomènes inexpliqués ? Est-il croyant ? Est-il sceptique ? Etc. Vous allez voir que les réponses à ces questions vont vous étonner...

DE QUEL MILIEU ?

Vous voulez savoir de quel milieu je suis issu ? Moi j'aimerais savoir quelle serait la réponse "politiquement correcte" ! Quant à la réponse, elle est simple : je considère que je suis issu du milieu ouvrier, et j'en suis fier. Tout au plus peut-on considérer qu'à une certaine époque, très lointaine, le milieu dans lequel j'évoluais était celui de la petite bourgeoisie (mais alors très petite). C'était l'époque où le seul chef de famille, le père en l'occurrence, pouvait encore se permettre de travailler seul, même en indépendant et de bien gagner sa vie. C'est dire si tout cela ne date pas d'hier !
Non, je ne suis pas de ceux qui ont mis "leur cul dans le beurre". Oui : dans la famille on a toujours gagné notre pain à la sueur de notre front. On n'a pas peur de retrousser ses manches, de mettre la main à la pâte, ou de se salir les mains. Nous ne sommes pas de ceux qui se tournent les pouces ou se croisent les bras, mieux : l'inactivité nous pèse, nous horripile, la paresse nous révulse et nous avons horreur des fainéants. Il vous est donc facile de comprendre que je me lève souvent très tôt (parfois à 2 heures du matin), que je me couche habituellement très tard (toujours après minuit, souvent à deux ou trois heures du matin - vous avez compris qu'il ne s'agit pas des mêmes jours, sinon je ne dormirais jamais, évidemment !

Aujourd'hui, je suis retraité, les choses ont donc "un peu" changé) et entre les deux : c'est le travail, le travail et encore le travail. D'abord, le travail pour faire bouillir la marmite, ensuite les taches courantes propres à l'entretien général. Et puis tout ce qui a trait à ma passion : les phénomènes inexpliqués. Sans relâche, sans répit, jusqu'au bout. J'étudie tout, je me documente, je cherche, je vais sur le terrain, je contacte, je questionne, je lis énormément, je prends des notes, le cerveau n'est jamais au repos. Il n'y a pas de temps mort.
Je suis né à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles, au milieu du quartier des Marolles, le dernier bastion des véritables bruxellois. On peut donc me traiter de kikkefretter, de brusseleer, sans me vexer - puisque c'est la vérité.
Avec le temps, j'ai un peu perdu l'habitude de parler l'echte brusseleer et même le flamand, mais je ne me débrouille encore pas trop mal... Mais avant tout, je suis belge. Fier de ce qu'était la Belgique, moins de ce qu'elle devient...
Comme vous le savez désormais, je suis né en 1958, l'année de l'Exposition Universelle. C'était encore le temps ou Bruxelles brusselait. L'époque où la Belgique avait encore de la grandeur : elle possédait encore le Congo, on faisait encore son service militaire obligatoire (et ce n'était pas pour rire car la guerre 40-45 n'était pas si éloignée). Bien sûr, par rapport à aujourd'hui, il y avait beaucoup moins de facilités : tout le monde n'avait pas le téléphone, le GSM n'existait pas, pas plus que l'ordinateur portable et donc, évidemment, il n'y avait pas d'Internet et, Dieu merci, encore moins de Facebook : il n'y avait d'ailleurs pas besoin de réseaux sociaux : la véritable communication existait encore. C'est-à-dire qu'il était encore possible de se parler dans un dancing, la musique pouvait "déménager", mais pas jusque sur Mars et les musiciens connaissaient leur solfège, ils ne "jouaient" pas sur un tricheur électronique. Nos amis ne se cachaient pas derrière un écran, à l'autre bout du monde, et ils étaient là quand on avait besoin d'eux, et vice versa. On pouvait encore faire des kilomètres à pied, ou à vélo, ou en train, pour aller voir sa "bonne amie". On savait encore comment s'y prendre pour envoyer une lettre classique : aujourd'hui, je connais des gamins de près de 20 ans qui n'y arrivent pas ! Il y avait encore du respect, de la politesse, des règles de bienséance et de savoir-vivre. On ne se baladait pas avec la casquette à l'envers, encore moins avec un jean qui donnait l'impression d'avoir fait dans son pantalon. On ne mettait pas ses mains dans ses poches (on travaillait !), on se découvrait à l'intérieur et on obéissait à ses parents (dans le cas contraire, on se serait fait désosser sur place !) On respectait encore les professeurs, on écrivait au porte-plumes et à l'encre et on n'utilisait pas une calculette pour extraire une racine carrée. Je pourrais continuer comme ça pendant des heures... Et ça me plairait d'ailleurs : il y a tant à reprocher à la société actuelle, même si l'ancienne n'était (forcément) pas parfaite !

ENTRE BRUXELLES ET LESSINES

Je suis donc né à Bruxelles. Mais mes parents étaient divisés : ma mère préférait la capitale, mon père la campagne. Nous n'avons donc cessé de déménager entre Bruxelles et Lessines, deux villes qui sont donc MES villes. Je suis devenu sonégien (habitant de Soignies) par mon mariage. A Bruxelles, nous avions bien sûr toutes les possibilités, des cinémas à foison, des théâtres, des grands magasins... Mon père avait même une Citroën DS (après avoir eu sa 2 CV). LA DS était une voiture extraordinaire, révolutionnaire. Malgré l'écart des décennies, peu de voitures actuelles lui arrivaient à la cheville. Mais quand nous étions à Lessines, petite ville sympa de campagne, en province de Hainaut (ce qui m'a permis d'apprendre également le wallon, ce qui est finalement ma langue "maternelle"), les distractions étaient beaucoup plus rares et difficiles d'accès. En province, quand tout allait bien, il n'y avait qu'un cinéma pour toute la ville. Tout le monde n'avait pas même la télévision et, dans le meilleur des cas, elle était en noir et blanc, avec seulement quelques stations.
Nous passions donc nos soirées au coin du feu, à raconter des histoires à propos de deux sujets fondamentaux : soit la guerre 40-45, soit les mystères, les fantômes, les vampires, le somnambulisme, la sorcellerie, etc. Il n'est donc pas étonnant que j'aie développé deux passions, ou dadas :
1) La guerre 40 - 45, ou WW2 - comment en aurait-il été autrement puisque les rues de la ville présentaient encore des façades criblées de balles de mitrailleuse, que nos vacances à la mer (souvent à La Panne) nous permettaient de voir les bunkers du mur de l'Atlantique, que mes parents avaient tous deux vécu ce terrible conflit mondial et que ma mère racontait comment elle devait enjamber les cadavres d'allemands qui jonchaient les rues ou que mon père racontait les bruits de bottes de l'envahisseur, les bombardements, les abris, la peur, les privations, la sévérité des SS...?
2) Le surnaturel, le paranormal, et même les OVNI (que l'on appelait encore "soucoupes volantes"). Par la suite, un troisième allait voir le jour. Nous y viendrons plus loin... Nous faisions aussi beaucoup de promenades et d'excursions, dont certaines amenèrent des expériences assez étonnantes. Voyez : - le diablotin - lueurs nocturnes - Le sabbat des sorcières

SCEPTIQUE OU CROYANT ?

Sur le plan religieux, je ne peux nier avoir été élevé dans la religion catholique. Je ne la renierai pas pour tout l'or du monde. Mais il y a un point important à retenir : les jeunes enfants sont imprégnés de la religion de leurs parents dès leur plus jeune âge et n'ont pas leur mot à dire. Ils ne peuvent donc pas être tenus pour responsables de ce qui ne constitue pas réellement un choix, encore moins objectif. Cependant, il y a longtemps que j'ai dépassé l'enseignement du catéchisme, les allégories des cours de religion, et que j'ai pris mon parti de revoir toute la question à la lumière de mes recherches et de celles des autres. Aujourd'hui, je m'estime toujours croyant mais je serais tenté de dire comme Spinoza ou Einstein : "Dites-moi ce que vous entendez par "Dieu" et je vous dirai si j'y crois". J'ai donc forgé ma propre dissidence par rapport à la religion classique. Je vis ma religion comme je l'entends, je respecte celle des autres, que l'on respecte donc la mienne.
Mais ce n'est pas le fait d'être croyant, d'appartenir à une religion quelconque, qui autorise qui que ce soit à me traiter d'imbécile et encore moins de naïf. Là aussi, j'ai mis de l'ordre dans mes idées, par exemple par rapport aux miracles. Bon nombre de savants étaient également croyants, profondément même, et néanmoins scientifiques. Dans mes enquêtes, je fais toujours abstraction de ma croyance, par souci d'objectivité. C'est un impératif incontournable qui ne peut souffrir que l'exception d'un sujet où interviendrait le surnaturel. Même dans ce cas (et peut-être encore plus, dirais-je) je reste extrêmement prudent.
Par ailleurs, mon père était lui-même très sceptique. Il n'avait pas son pareil pour mettre en doute les histoires de fantômes qu'il qualifiait "d'histoires de bonnes femmes". Pour la plupart des autres affaires, il avait pratiquement toujours l'une ou l'autre explication rationnelle, cartésienne, logique, qui ne faisait donc en aucun cas appel aux forces de l'au-delà.
Sous son influence, je suis resté moi-même très longtemps un sceptique acharné et je riais bien des histoires que l'on pouvait raconter qui, pour moi, n'étaient qu'inventions, affabulations, exagérations, confusions, etc. J'ai commencé à me poser de sérieuses questions à partir de mon accident de 1985. Malgré tout, même dans ces conditions où j'avais été aux premières loges et marqué dans ma chair, je me suis évertué à douter et à continuer de rechercher des explications rationnelles, logiques. C'est d'ailleurs ce que je fais toujours, ce que je continue inlassablement de faire : chercher des explications. J'en ai trouvé énormément. Mais j'ai aussi vécu tant d'expériences incroyables (dont il sera question dans ce dossier, sinon dans le reste du site), j'ai vu tant de choses que ma conviction est faite depuis longtemps et inébranlable : le domaine mérite amplement que l'on s'y intéresse et il y a incontestablement des trésors à y découvrir. Par contre, cela ne signifie pas que toutes ces manifestations soient automatiquement paranormales ou surnaturelles, etc. A aucun moment, le mystère ne m'a lâché, à tout âge et dans n'importe quelle situation (ça aussi, vous le constaterez dans ce dossier), en voici encore un exemple : Souvent femme varie... bien fol qui s'y fie !

ÉTUDES ET RÉALISATIONS PARTICULIÈRES

Au niveau des études (si, si, je suis allé à l'école !), j'ai réussi le bac à sable avec fruits et légumes et même les études préparatoires (que l'on appelait alors "primaires) : super ! A l'époque, on avait encore de gros bancs en bois avec des encriers et on écrivait au porte-plume. Le professeur ne se gênait pas pour fumer la pipe pendant la classe. Au matin, le concierge passait pour mettre du charbon dans les poêles. La discipline n'avait rien à voir avec ce que l'on trouve maintenant dans les écoles. A l'époque, on pouvait se faire taper sur les doigts avec une règle, se ramasser des baffes ou se faire tirer les cheveux à en laisser des touffes !  Les parents ne rouspétaient pas et n'agressaient surtout pas les profs, au contraire : en rentrant à la maison on était punis en plus !

Il y avait une école pour les garçons et une pour les filles. En raison des déménagements de mes parents, j'ai souvent changé d'école, entre Bruxelles et Lessines, ce qui n'était pas très indiqué. Mais je m'adaptais très facilement et mes notes étaient plutôt bonnes, j'étais souvent dans le trio de tête.
-> Ci-contre : l'École Moyenne pour garçons, de Lessines. La première porte que l'on voit à droite est celle de la salle de gymnastique où je suivais aussi les cours de judo.

Mes débuts dans le secondaire ont été plutôt chaotiques. En vertu de l'orientation que j'avais choisie, mon père crut bon de me mettre en section technique : salopette bleue, le mètre en poche et en avant pour limer le fer ou raboter le bois. Cela n'avait aucun rapport avec ce que je voulais faire, à savoir dessinateur (en bandes dessinées), ce que mon père avait changé en "dessinateur industriel".

Et Vlan ! Changement complet d'option pour devenir pharmacien, médecin ou chercheur scientifique, et me voilà en latin-grec. Je me suis donc tapé les déclinaisons pendant trois ans avant que les deuxièmes sessions aient raison de mon courage. Cependant, conséquence "tragique", l'approfondissement de l'année allait entraîner le passage à l'enseignement mixte ! Et voilà donc les nanas qui débarquent, les écoles qui sont mélangées, le choc ! Grosse nuisance sur le plan scolaire, on se demanderait bien pourquoi !
De fait, une fois ma période de purgatoire accomplie, je prends la nouvelle section scientifique et comme j'y suis, j'y reste ! C'est d'ailleurs dans cette section que je terminerai ma rhéto. Car, oui môssieur, j'ai terminé ma rhéto et ce n'est déjà pas tout le monde, à l'heure actuelle, qui peut en dire autant.

A préciser toutefois : je cumulais les études avec le travail en usine le week-end, les soirées au ciné-club, les cours de secourisme, la pratique du judo et du football, les sorties et les flirts et, déjà, l'étude des phénomènes paranormaux. J'étais aussi devenu le boute-en-train, le super-sportif du groupe et le redresseur de torts, champion des défis de toutes sortes. Nanti d'une force peu commune, je battais strictement tout le monde au bras de fer. Il n'y avait pas photo et cette force ne m'a pas quitté pendant des décennies, avant que les suites d'accidents multiples finissent par mettre un terme à cette supériorité insolente. Jusqu'à ce jour, je n'ai JAMAIS été battu au bras de fer. Mais je ne suis pas prêt à remettre mon invincibilité en jeu en raison d'une déchirure musculaire à l'épaule et au bras et une épicondylite.

En judo, j'ai franchi les étapes à la vitesse grand V, rattrapant même mes camarades, réussissant même mes passages de grades avec les félicitations de Maître Robert Plomb, ce qui avait été publié dans le journal. Il faut dire que passer de ceinture avec cette mention était un honneur peu commun dans cette discipline et avec ce professeur renommé. Lors des festivités de jumelage entre Lessines et Jeumont, j'ai sauvé l'honneur de ma ville en étant le seul à avoir gagné dans notre compétition par équipes (oui, cela existe en judo !) J'ai fait un stage ADEPS à Spa où j'ai rencontré de véritables champions olympiques. Les arts martiaux et moi, cela a toujours bien collé. Par la suite, j'ai continué avec le karaté pour atteindre le 4è dan et, en boxe, j'ai décroché un titre de vice-champion. Mais j'ai aussi pratiqué le football, à l'Union de Lessines (un club qui n'existe plus aujourd'hui sous cette appellation). Là, mes débuts ont été plus laborieux et puis le déclic est venu avec l'acharnement et l'entraînement. J'ai aussi fini par devenir la terreur des défenses, le buteur forcené qui trouait les filets, profitant d'un jeu de tête avantagé par ma grande taille et par une technique devenue redoutable. Je me suis souvent posé la question : que serais-je devenu si j'avais poursuivi le sport avec ce même acharnement ? Peut-être aurais-je connu une tout autre vie, qui sait ? Il semble que j'avais l'étoffe pour réussir.
Mais j'ai préféré poursuivre les études et puis la gent féminine est devenue envahissante, au même titre que le besoin de faire rentrer de l'argent à la maison. Une curiosité (dont je suis aussi spécialiste, apparemment !) a voulu que j'accomplisse d'abord des études supérieures dont certains cours se déroulaient dans les locaux de l'Université et d'autres, universitaires qui les évitaient ! J'ai donc réussi ma criminologie et me suis lancé comme détective privé. Dans l'ombre des coulisses, je peux me vanter d'avoir résolu une belle quantité d'enquêtes et le métier de détective m'a poursuivi toute ma vie, sous d'autres facettes et par des biais qui réclament la confidentialité.

LE CARACTÈRE

Il paraîtrait que j'ai un caractère infernal. Que je suis insupportable. Têtu comme une mule ! Sur certains points... Mais tous ne disent pas pareil. Dernièrement, un collègue de travail faisait remarquer que j'étais quelqu'un de très positif, ayant toujours le mot pour rire. Ceux qui me connaissent savent bien que, dans le privé, je peux être un grand comique qui virevolte dans les jeux de mots. Cela peut aussi tout à coup se transformer en une crise de "haute folie" où je me lance dans un monologue alambiqué et hallucinant de surréalisme, de comique par l'absurde et où tout est possible dans le délire. En fait, j'adore faire rire et cela provient sans doute de la grande timidité dont je souffrais étant plus jeune. Avec ma fille, nous improvisons parfois des sketches hilarants qui n'auraient rien à envier aux grands comiques connus. Mais nous serions bien incapables de le faire sur commande, il faut que ça vienne tout seul, à l’improvisation.

Mon humour peut aussi être piquant et cela peut en vexer certains, sauf si on accepte que - justement - c'est pour rire, et lorsque l'on sait que je l'accepte aussi dans l'autre sens. Ne me prenant pas pour sorti de la cuisse de Jupiter, je suis aussi capable d'autodérision. Mais je ne saurais pas vivre sans humour, ce serait trop triste et trop barbant.
L'humour ne fait pas bon ménage avec le travail sérieux, aux yeux de certains. Moi, je considère que même dans le travail il faut pouvoir décompresser et s'accorder des plages humoristiques. Mais il n'est pas question de mélanger les deux : je suis intraitable sur la question du travail. Perfectionniste jusqu'au bout des ongles, je n'accepte que le meilleur et si je suis dur avec les autres, c'est parce que je suis sans pitié pour moi.
Je suis d'ordinaire très calme en apparence. Mais à l'intérieur, je bous constamment. Si je suis un bourreau du travail, c'est précisément parce qu'il faut sans cesse que je m'occupe Je m'intéresse pratiquement à tout, sauf à la botanique. La politique me donne des boutons (mais ça a changé depuis la pandémie de Covid).
Dans mon jeune temps, beaucoup m'ont catalogué comme bagarreur. Il faut dire qu'avec les sports que je pratiquais (puis le métier que j'exerçais) la confusion était facile. En réalité, j'ai énormément de contrôle sur moi-même et je peux tout à fait désamorcer une situation tendue. Si je me suis souvent battu (en dehors des tatamis et des rings) ce n'était jamais pour le plaisir de me battre mais plus dans l'esprit du défenseur de la veuve et de l'orphelin. Si je voyais un jeune se faire tabasser par une méchante bande, j'intervenais. Alors, neuf fois sur dix, la bande se retournait contre moi : "C'est qui, celui-là ? Il ne va pas faire la loi chez nous, non ? Allez ! On va lui péter la g..." Et quelques secondes plus tard, les loubards décampaient, en piteux état. Puis on a commencé à me trouver des surnoms. Cassius est resté longtemps à cause de Cassius Clay. Il y a eu une période où c'était plutôt "Bruce". Cela s'est terminé par "Bébel". Bref : bagarreur dans l'âme, certainement pas ! Mais il ne fallait pas me marcher sur les pieds. Aujourd'hui, plus de Cassius, ni de Bruce ni de Bébel (même si j'ai apprécié mon entrevue avec Barbara Gandolfi), ce serait plutôt "Pépère" ! Mais que l'on ne s'y trompe pas, même s'il est clair que je ne participerai jamais aux Jeux Olympiques et que ma condition physique n'a plus rien à voir avec ce qu'elle a été, il vaut tout de même mieux ne pas trop s'y frotter...
Mais pourquoi un caractère infernal ? Insupportable ? Sans doute parce que je n'en fais qu'à ma tête (de mule), que mon autorité est parfois encombrante et mon obstination fatigante. Je ne suis pourtant pas quelqu'un de méchant, j'ai bon cœur et suis serviable. Mais je suis aussi idéaliste et j'ai trop tendance à croire que "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", ce qui me joue parfois des tours. Mon âme de détective a aussi quelque chose d'ennuyeux : c'est énervant que je trouve toujours (ou presque) la solution, le coupable, avant la fin du film. Le fait d'avoir aussi beaucoup étudié et celui que je veux tout expliquer a aussi son côté barbant. Ça se traduit dans le site par des textes parfois interminables, des longueurs, des détours, des détails. Mais il faut savoir ce que l'on veut : si on veut savoir et si je me donne la peine de tout éplucher, pourquoi garder tout cela pour moi ? Et s'il me faut l'expliquer, j'aime bien qu'il ne reste pas de zone d'ombre, à moins qu'il soit impossible de faire autrement.
Insupportable peut-être parce que mes colères sont toujours épiques, les tympans en prennent un méchant coup, les animaux se cachent sous les meubles, les vitres vibrent, les murs se lézardent (mh, oui, bon. N'exagérons rien !)