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Le «Paradoxe des jumeaux» de Langevin est une expérience de pensée de relativité restreinte à propos de laquelle ont lieu de nombreuses conversations de salon. mais qu'en sait-on réellement?
Pour ce qui est de la trame de fond, il s'agit de deux jumeaux (bon! Je sais, quelque part cela apparaît un peu comme un pléonasme mais si l'on considère que l'on peut avoir trois jumeaux, quatre ou davantage, il faut bien préciser combien on en a, sinon ça fait désordre, pas vrai?) l'un part faire un voyage dans l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière (il évite donc les agglomérations et les zones 30), son frère restant sur terre, se demandant toujours pourquoi son frangin n'a pas embarqué sa belle-mère).
La vitesse de la lumière, faut-il le dire, ce n'est pas rien et, même à Francorchamps, on est loin de l'approcher significativement. Généralement, on la simplifie en disant qu'elle vaut 300.000 km/s et on avance qu'il s'agit de la vitesse la plus importante qu'il soit possible d'atteindre (notée c, elle vaut plus exactement 299.792.458 mètre/seconde, mais ne vous attendez pas pour autant à la clémence des autorités si vous êtes flashé à cette vitesse). Là où les choses deviennent intéressantes en ce qui nous concerne c'est lorsque la relativité restreinte indique qu'en s'approchant de ces vitesses on s'aperçoit d'une différence d'écoulement du temps entre une horloge immobile et une autre en mouvement.
Contraction de l'espace et dilation du
temps
L'expérience suivante montre comment Einstein appliqua
«simplement» le théorème de Pythagore, à 4 dimensions pour
démontrer la théorie de la relativité restreinte!
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Observateur et miroirs immobiles
Distance observateur miroir: d Durée de parcours de la lumière vers le miroir, aller-retour: t = 2d / c => d = 1/2 t . c
L'observateur avance et le miroir reste immobile
Vitesse de l'observateur par rapport à
l'espace dans lequel miroir et horloges indiquant le temps sont
immobiles ( référentiel immobile) : V
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Au finalT = t . ( 1
- V²/c² ) -1/2 |
Le facteur gamma est égal au rapport des temps propres de chacun
des référentiels, plus la vitesse relative est élevée plus le
décalage est important. |
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En fait tout ce présente comme s'il s'agissait d'un "paradoxe" sans en être réellement un ! On croit pouvoir prendre la science en défaut, il n'en est rien. En effet, qui à parlé de retrouvailles? Pour que celles-ci puissent avoir lieu, il faut que le voyageur fasse demi-tour, et un demi-tour engendre ce qu'on appelle en physique une accélération (physiciens et autres scientifiques, du moment qu'ils sont dans leurs laboratoires et pas au volant de leurs voitures, ne connaissent que l'accélération, ainsi ils diront donc d'un freinage qu'il s'agit d'une accélération négative. Même chose dans le cas de la force centrifuge, même si le résultat du mouvement est un retour au point de départ il s'agit bien d'une accélération dont le mobile est "victime".). Ce demi-tour suppose un changement de référentiel du jumeau voyageur, ce qui lève l'apparent paradoxe.