La Vandenberg Space Force Base est l'un des centres
névralgiques de la défense stratégique et de l'exploration spatiale des
États-Unis. Située sur la côte de la Californie, cette base militaire
ultra-sécurisée cache derrière ses collines et son brouillard permanent
des décennies de lancements de satellites espions, de tests de missiles
nucléaires et de mystères non résolus. Parmi ces derniers, l'incident de
Big Sur en 1964 demeure l'une des affaires d'Objets Volants Non
Identifiés (OVNI/PAN) les plus documentées et controversées de
l'histoire militaire américaine.
La Base Spatiale de Vandenberg : Le Gardien
de la Côte Ouest
La base de Vandenberg, aujourd'hui sous le contrôle direct de la United
States Space Force (gérée par le Space Launch Delta 30), s'étend sur
près de 40 000 hectares dans le comté de Santa Barbara.
[Océan Pacifique] <--- Trajectoire vers le Sud (Orbite Polaire)
|
v
[Base de Vandenberg] ---> Protégée par le relief (Santa Barbara, CA)
1. Une position géographique unique
Contrairement au Centre spatial Kennedy en Floride, qui lance ses fusées
vers l'Est au-dessus de l'Atlantique, Vandenberg possède un atout
géographique majeur :
• Les orbites polaires : Les tirs s'effectuent vers le Sud,
survolant directement l'océan Pacifique sans risquer de survoler des
zones habitées.
• Applications : Cette trajectoire est indispensable pour
positionner les satellites de reconnaissance (satellites espions),
météorologiques et d'observation de la Terre.
2. D'un camp d'entraînement à l'ère spatiale
• Camp Cooke (1941) : À l'origine, le site sert de centre d'entraînement
pour l'infanterie et les chars d'assaut de l'U.S. Army durant la Seconde
Guerre mondiale et la guerre de Corée.
• L'ère des missiles (1957) : Transférée à l'U.S. Air Force, elle est
rebaptisée en l'honneur du général Hoyt S. Vandenberg. Elle devient la
première base opérationnelle de missiles balistiques intercontinentaux
(ICBM) du pays.
• Le premier satellite polaire (1959) : C'est depuis Vandenberg qu'est
lancée la fusée Thor-Agena mettant en orbite Discoverer 1, le premier
satellite en orbite polaire de l'histoire, qui servait de couverture au
programme secret de reconnaissance photographique Corona.
3. Activités majeures actuelles
Plus de 2 000 lancements ont été effectués depuis ses installations. La
base sert aujourd'hui à :
• Tester la dissuasion nucléaire : Des tirs réguliers et désarmés de
missiles Minuteman III sont envoyés vers l'atoll de Kwajalein pour
valider la fiabilité de l'arsenal américain.
• Le vol spatial commercial et civil : Des entreprises privées comme SpaceX
(Falcon 9) et des agences comme la NASA exploitent ses complexes de
lancement.
• La défense antimissile : Elle abrite des intercepteurs du
système américain de défense nationale contre les missiles balistiques.
L'Incident de Big Sur (1964) : Un OVNI filmé en plein vol ?
L'incident de Big Sur désigne
l'interception présumée d'un missile balistique américain par un engin
inconnu, un événement qui se serait produit le 14 septembre 1964. Le déroulement des faits selon le Dr Robert Jacobs
À l'époque, le lieutenant Robert Jacobs est le responsable de
l'instrumentation photographique pour le 1369th Photographic Squadron à
Vandenberg. Sa mission consiste à installer un télescope à ultra-haute
résolution (équipé d'une caméra de cinéma) sur un sommet près de Big
Sur, à une centaine de kilomètres au nord de la base, pour filmer le vol
d'un missile Atlas-F équipé d'une ogive factice.
Quelques jours après le test, Jacobs est convoqué dans le bureau de son
supérieur, le major Florenze J. Mansmann. C'est lors de cette réunion
secrète qu'il visionne la pellicule développée. Selon son témoignage
constant depuis 1982 :1. L'apparition : Alors que l'ogive se déplace à une vitesse d'environ
13 000 à 18 000 km/h, un objet en forme de soucoupe volante entre dans
le champ de la caméra.
2. L'attaque : L'objet tourne autour de l'ogive en pleine course. Il
tire ensuite quatre faisceaux d'énergie lumineux distincts (qui
pourraient s'apparenter à du plasma ou des lasers à haute puissance) en
direction de la charge factice. 3. La neutralisation : Immédiatement après ces tirs, l'ogive se
met à vaciller avant de se désintégrer et de s'abîmer prématurément dans
l'océan. L'objet inconnu, quant à lui, quitte le champ de vision à une
vitesse fulgurante.
Après la projection, le major Mansmann ordonne à Jacobs de ne jamais
parler de ce qu'il a vu. La vidéo originale est immédiatement saisie par
des agents en civil (souvent identifiés comme appartenant à la CIA).
[ Trajectoire du missile Atlas ] ====> ( Ogive factice ) <---- [
Faisceaux d'énergie ]
|
[ Objet en forme ]
[ de soucoupe ]
Confrontation des thèses : Phénomène Alien ou Secret Militaire ?
L'incident de Big Sur oppose deux versions irréconciliables entre le
récit ufologique et l'explication officielle de l'ingénierie de la base.
Perspective
/ Argument
La thèse de
l'interception OVNI (R. Jacobs)
La thèse
technologique militaire (K. George)
Nature de
l'objet
Un engin
manufacturé d'origine extraterrestre ou inconnue, piloté
intelligemment.
Des leurres gonflables d'aluminium et
des paillettes de contre-mesures radar (chaff)
Les "faisceaux
de lumière"
Des tirs
d'armes à énergie dirigée ou de plasma destructeur ayant détruit
l'ogive
Des reflets de
lumière solaire sur les leurres en rotation qui se détachaient
du missile
Le
dysfonctionnement
Provoqué par
l'intervention externe de l'anomalie
Un échec
mécanique classique, fréquent lors des phases de tests à cette
époque
Le secret
d'État
Dissimulation
volontaire d'une preuve d'activité extraterrestre interférant
avec le nucléaire
Jacobs n'avait
pas l'accréditation nécessaire pour connaître la nature exacte
du test de contre-mesures antiradar
Un dossier qui reste ouvert
Malgré les explications techniques fournies en 1993 par Kingston George,
l'ingénieur en chef du projet de l'époque, le témoignage du Dr Robert
Jacobs a gagné en crédibilité au fil des ans. En mars 2023, le Dr Jacobs
a officiellement été auditionné par l'AARO (All-domain Anomaly
Resolution Office), le bureau d'enquête officiel du Pentagone sur les
PAN. Cette audition montre que, même des décennies plus tard, les
secrets entourant le ciel de Vandenberg et les eaux de Big Sur
continuent d'intéresser les plus hautes instances militaires.
Voici les détails complets
sur le mystérieux incident du grand carré rouge de 2003 à Vandenberg.
1. L’Incident du Carré Rouge Géant (2003)
L'observation de 2003 est l'un des témoignages de Phénomènes Anormaux
Non Identifiés (PAN) les plus marquants liés à la base de Vandenberg.
Elle a été propulsée sur le devant de la scène internationale en juillet
2023 lors des auditions officielles du Congrès américain sur les OVNIS,
par le biais du témoignage de l'ancien pilote de chasse de l'U.S. Navy,
Ryan Graves.
[ Océan Pacifique ]
|
v (Approche à basse altitude)
╔═══════════╗
║ CARRÉ ║ ──> Taille d'un terrain de football (100 yards)
║ ROUGE ║ ──> Immobile au-dessus du pas de tir pendant 45 min
╚═══════════╝
|
v (Départ fulgurant)
[ Montagnes de CA ]
Le déroulement des faits
En 2003, un groupe important de sous-traitants de la compagnie Boeing
travaillait à la maintenance et à la configuration de l'un des complexes
de lancement de la base.
• L'apparition : Un immense carré rouge parfait, mesurant près de
100 mètres de côté (la taille d'un terrain de football), est arrivé de
l'océan Pacifique à basse altitude.
• Le survol stationnaire : L'objet s'est stabilisé directement
au-dessus du site de lancement. Il est resté totalement immobile et
silencieux pendant environ 45 minutes.
• Le comportement agressif : Selon les rapports d'officiers de
sécurité de l'époque (notamment Jeffreine Cetelli), l'objet s'est
approché à très grande vitesse des équipes de garde au sol avant de
revenir à sa position.
• La disparition : Après ces trois quarts d'heure d'observation,
l'engin rouge a accéléré instantanément pour disparaître derrière les
montagnes environnantes.
Bien que l'armée n'ait jamais publié d'images de cet événement, le
dossier a été officiellement transmis à l'AARO (All-domain Anomaly
Resolution Office), l'organisme du Pentagone chargé d'élucider ces
anomalies.
Les témoignages
clés
La révélation de cet événement repose
sur deux sources militaires hautement crédibles : Ryan Graves : L'ancien pilote de chasse de l'US Navy a
officiellement partagé ce cas devant le Comité de surveillance de la
Chambre des représentants. Il a mis en avant la documentation officielle
conservée par les témoins pour valider l'incident. Jeff Nuccetelli : Cet ancien officier de la police militaire de
l'U.S. Air Force, en poste à Vandenberg à l'époque, était le sergent de
patrouille dépêché sur les lieux. Il a raconté que ses équipes et les
techniciens au sol étaient terrorisés par la taille et le comportement
inexplicable de la structure rouge.
Malgré ces révélations et l'existence
de rapports de sécurité internes datant de 2003, les autorités de la
Space Force à Vandenberg ont refusé d'émettre le moindre commentaire
officiel sur la nature exacte de l'objet.
La base de Vandenberg abrite une infrastructure souterraine héritée de
la guerre froide, conçue pour résister à une apocalypse nucléaire.
Parallèlement, le Pentagone investit massivement pour y intégrer les
technologies numériques de pointe avec le futur missile LGM-35A Sentinel.
1. Les Installations Souterraines et Centres
de Contrôle à Vandenberg
À Vandenberg, la préparation et l'exécution des tirs d'essai de missiles
balistiques reposent sur un réseau de bunkers interconnectés et de silos
profonds.
Les Centres de Contrôle de Lancement (LCC)
Contrairement aux silos de combat disséminés dans les grandes plaines du
Midwest américain, les infrastructures de test à Vandenberg ont été
modifiées pour surveiller de très près la télémétrie des tirs :
• Les Bunkers LCC-01 (Launch Control Centers) : Divisés
principalement en deux sections automatisées (LCC-01A et LCC-01B), ces
centres de contrôle souterrains gèrent la mise à feu des tirs
d'évaluation stratégique.
• La structure de survie : Ces capsules de contrôle sont enfouies
profondément sous terre, protégées par des murs en béton armé de
plusieurs mètres d'épaisseur et montées sur d'immenses amortisseurs
hydrauliques. Ce système est conçu pour isoler les opérateurs et les
ordinateurs de bord de l'onde de choc d'une explosion nucléaire de
surface.
• Les portes blindées : L'accès aux terminaux de contrôle est
verrouillé par des portes anti-souffle en acier massif pesant plusieurs
tonnes, étanches aux attaques chimiques, biologiques et radiologiques (CBRN). Les Silos de Lancement (Launch Facilities - LF)
Le secteur nord de la base abrite les installations de tir (comme les
sites LF-04 ou LF-10) :
• Profondeur : Ces silos verticaux s'enfoncent à plus de 25
mètres sous terre.
• Le couvercle de protection : Le sommet du silo est fermé par
une dalle de protection en béton et en acier qui coulisse mécaniquement
en quelques secondes juste avant l'allumage des moteurs à carburant
solide.
• Le système d'atténuation acoustique : Les silos disposent de
canaux d'évacuation des gaz et de systèmes d'injection d'eau pour
absorber l'immense énergie acoustique et thermique libérée au décollage,
évitant que le missile ne soit détruit par ses propres vibrations.