L'incident d'ovni
de la base de Malmstrom (Montana, États-Unis) est l'un des cas les
plus célèbres de l'histoire de l'ufologie moderne. Il met
directement en lien des phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN)
et des installations nucléaires stratégiques.
Les
faits (mars 1967)
Pendant la
guerre froide, deux vagues de pannes mystérieuses frappent
les silos de missiles intercontinentaux (ICBM) de type
Minuteman I de la base :
16 mars 1967 :
L'unité
Echo Flight
perd subitement et simultanément le contrôle de ses 10
missiles.
24 mars 1967 :
L'unité
Oscar Flight
subit exactement le même sort, désactivant 10 autres
missiles.
Bilan :
Au total, l'Air Force a perdu temporairement le contrôle de
20 ogives nucléaires.
Le témoignage clé
:
Le lieutenant Robert Salas, officier de lancement basé dans
un bunker souterrain d'Oscar Flight, reçoit un appel paniqué
de ses gardes en surface. Ils signalent une lumière rouge
ovale et rougeoyante planant juste au-dessus de
l'installation. En l'espace de quelques secondes, ses 10
missiles passent en mode "hors service" (perte de l'alerte
stratégique).
Le secret militaire
et l'enquête officielle
Censure immédiate :
Dès le lendemain, Robert Salas et ses équipes reçoivent l'ordre
strict de signer des accords de non-divulgation. L'armée américaine
étouffe l'affaire en interne.
La déclassification :
En 1996, des documents déclassifiés via la loi FOIA confirment la
coupure simultanée et inexpliquée des missiles. Les mémos du SAC (Strategic
Air Command) qualifient l'événement de « perte d'alerte stratégique
majeure » sans cause logique détectable.
Le rapport technique Boeing (1967) :
Mandaté par l'armée, le constructeur Boeing conclut qu'aucun
dysfonctionnement matériel standard, court-circuit ou erreur humaine
n'explique la panne séquentielle. Le rapport évoque l'hypothèse
qu'un signal électromagnétique externe inconnu ait pu s'introduire
dans le système de câblage blindé.
Les explications
contradictoires en détail
1. La thèse
de la technologie non-humaine (Témoins et Ufologues)
Portée par Robert Salas et l'enquêteur
Robert Hastings, elle s'appuie sur la corrélation temporelle
parfaite entre l'apparition visuelle de l'objet et la panne des
missiles.
L'argument :
Des objets discoïdaux rougeoyants ont été vus par les équipes de
sécurité au moment précis des pannes. Une intelligence supérieure
aurait envoyé des impulsions ciblées à l'intérieur des silos
enfouis, une prouesse impossible avec la technologie humaine de
1967.
Le message supposé :
Une démonstration de force pacifique visant à montrer la
vulnérabilité et le danger des armes atomiques humaines.
2. L'explication du
test militaire secret (La position officielle moderne)
C'est la conclusion officielle avancée
récemment par les autorités américaines pour rejeter la piste
extraterrestre.
L'argument :
Un rapport d'enquête historique publié par l'AARO
(le bureau du Pentagone dédié aux PAN)
a révélé que l'incident a été causé par un
test hautement classifié d'un appareil à impulsion
électromagnétique (EMP)
mené à proximité. Ce test aurait accidentellement saturé les
circuits logiques des missiles de Malmstrom.
La faille selon les ufologues :
Les partisans de l'ovni rétorquent que le blindage des Minuteman
était conçu pour résister à des impulsions nucléaires et qu'un
simple test d'EMP nomade aurait détruit définitivement les
composants électroniques, alors que les missiles ont été remis en
marche rapidement.
3. L'hypothèse du
bug technique et de l'illusion visuelle (L'Air Force de l'époque)
L'armée a longtemps tenté de diviser
le problème en deux faits isolés sans rapport.
L'argument :
Les ingénieurs ont évoqué un problème électrique intermittent au
niveau du "coupleur logique" du système de guidage. Quant aux
témoignages, des sceptiques ont suggéré une distorsion optique de la
planète Mars ou un aéronef militaire confondu à cause du stress
nocturne.
La faille :
Cette explication peine à justifier pourquoi deux vagues de pannes
distinctes et identiques ont frappé deux unités différentes à 8
jours d'intervalle (Echo puis Oscar), éliminant la probabilité d'un
simple bug technique aléatoire.
Un dossier revenu
au Congrès
L'incident de
Malmstrom a été officiellement mentionné lors des récentes auditions
du Congrès américain sur les PAN. Bien que le Pentagone cherche à
démystifier ces récits, les documents d'époque prouvent que les
planificateurs militaires craignaient sincèrement qu'une force ou
une nation ennemie puisse désactiver l'arsenal nucléaire américain à
distance