Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

CHARLES RICHET (1850-1935)


« Trouvez moi un bon médium à effet physique, et j’irai jusqu’au bout du monde pour le voir. »

C’est ce qu’il fit !

AVANT TOUT

Ce serait une erreur dans le cadre du CERPI d’oublier ceux qui ont œuvré et ceux qui travaillent en France pour la parapsychologie. De ces derniers, il y en a peu nous le verrons, mais de nombreux scientifiques au siècle dernier s’y sont attachés. Peut être croyaient-ils qu’en France que cette science (car elle en est une n’en déplaise à certains) acquérrait tôt ou tard ses lettres de noblesse pour qu’elle soit étudiée et non reléguée au rang des farces et attrapes pour certains mais nous pouvons constater que très peu de choses ont été faites depuis, disons à grande échelle contrairement à nos voisins Britanniques par exemple qui progressent dans l’analyse de cette science. Je suis certaine que j’en agace plus d’un mais bon !

Nous devons bien entendu rester objectif car les scientifiques non contemporains avaient à leur disposition bien moins d’appareils de contrôle que ne l’ont maintenant certains laboratoires qui se donnent la peine d’étudier les phénomènes PSI, ce qui pouvait donner lieu évidemment à de nombreuses supercheries et le Professeur Charles Richet n’en fut pas exempté lors d’une séance d’ectoplasmie avec Marthe Beraud (dites Eva Carrière) ce qui lui valut les attaques de gens sceptiques déduisant ainsi que ce scientifique était toujours trompé (même en présence d’autres scientifiques assistant à des séances diverses et variées) Et bien mais notons toutefois que des faisceaux infrarouge aidèrent considérablement dans les années 1930 quelques savants pour analyser certains phénomènes

FRAUDE OU RÉALITÉ ?

Nous pouvons dire aussi que de part leur formation scientifique, ils ne se lançaient pas non plus de manière inopinée dans certaines expériences, prenaient de multiples précautions et avaient le mérite de se mouiller au risque de retourner leur veste lorsque du scepticisme, ils s’orientaient alors vers d’autres points de vue parce qu’un fait venait ébranler leur propre conviction. Et il y eut aussi des expériences qui ne permirent pas d’émettre le moindre doute comme celles qui permirent lors de séances d’obtenir des moulages ectoplasmiques.

AMOUR PROPRE AU PLACARD

Et oui, il y en a bien qui ont mis le nez dedans, sans honte, sans peur de se faire huer et rejeter par leurs collègues, ils ont eu au moins l’audace de plonger directement dans un secteur que d’autres ne voulaient aborder. Certains scientifiques aujourd’hui devraient mettre leur amour propre au placard et se lancer comme l’ont fait jadis des gens de renom comme nous allons le voir.

CHARLES RICHET : IL NE RECULA DEVANT RIEN

Enfin quelqu’un qui n’eut pas eu froid aux yeux. Fils d’un médecin, le Docteur Alfred Richet, Charles Richet n’hésita pas à mettre en péril sa réputation pour étudier les phénomènes paranormaux. Charles Richet ni plus ni moins prix Nobel de la médecine dévorait de nombreuses matières. Ainsi de la sociologie en passant par la poésie, psychologie, physiologie (fonctions psychiques de l’être) et en plus pionnier de l’aviation et pacifiste car Président des sociétés pacifistes et Président de Congrès, on se rend vite compte que cet homme avait plus d’une corde à son arc. Il hésita entre science et littérature mais il décida un premier temps de s’orienter vers la littérature pour ensuite se diriger vers la médecine et découvrit la sérothérapie (neutralisation d’un antigène microbien, bactérie, toxine, venin ou virus en utilisant le sérum sanguin (partie liquide du sang) et l’anaphylaxie (toxiques sensibilisant le corps par leur répétition au lieu de sauver et d’aider l’organisme), découverte qui lui valut le prix Nobel en 1913. Charles Richet consacra sa première année d’études en internat au somnambulisme. En 1878, il devient agrégé de physiologie à la Faculté de Médecine, en 1887 il devient professeur de physiologie, et en 1898, il devient membre de l’Académie de médecine et devint Membre de l’Académie des Sciences en 1914. Beau parcours n’est-ce pas ? L’homme, sa psychologie, ses mystères le passionnaient au plus haut point et il ne recula devant rien, même pas dans l’étude de la médiumnité qui fit de lui un métapsychiste de renom. En plus de cela, Charles Richet Professeur de l’Académie des Sciences et auteur du Traité de Métapsychique devint Frère de la Grande Loge de France. Il définira ainsi la parapsychologie comme étant une science qui a pour objet des phénomènes mécaniques ou psychologiques, dues à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes de l’intelligence humaine. Que dire de plus dans cette définition ? Tout médium tel qu’il soit ne peut en toute logique remettre cette phrase en question, à moins que s’il y en a un qu’il lève le doigt mais tout le monde peut avoir une autre opinion bien sûr !

LE SIXIÈME SENS DE CHARLES RICHET

Et c’est là aussi que Charles Richet prononça le terme de Sixième sens. Et oui, si un médium utilise un autre sens que ses cinq sens, c’est que ce sixième sens permet d’accéder à des informations qu’on ne peut ordinairement obtenir avec les sens ordinaires comme la vue, l’ouïe, le goût etc., il qualifie ainsi ce sixième sens de connaissance extrasensorielle ou supranormale tandis qu’un de ses confrères le Docteur Eugène Osty qualifie cela de Métagnomie. Enfin dans les deux cas, nous avons la même définition ! Charles Richet pense qu’un sixième sens existe chez tout le monde, à des degrés plus ou moins différents, à l’état latent. Dans les passions du Professeur Charles Richet, ce qui nous intéresse le plus ici, ce n’est pas son intérêt pour l’aviation par exemple, bien que cela pourrait être intéressant, mais ce qui nous incite le plus à étudier maintenant ce sont ses travaux en parapsychologie.

SES TRAVAUX

Charles Richet fut président d’honneur de l’IMI Institut Métapsychique International dont peut se glorifier la France (enfin !) et en plus un Institut reconnu d’utilité Publique par décret du 23 Avril 1919. En même temps fut créée la Revue Métapsychique relative à l’étude des phénomènes paranormaux. Cet Institut existe toujours, (que cela fait du bien !) et comme ils disent, la parapsychologie nous n’y croyons pas (tant mieux vont dire les sceptiques !) nous l’étudions ! (nous sommes sauvés !). Charles Richet nommera alors comme directeur le Docteur Gustave Geley dont nous établirons par la suite un portrait et un profil aussi de ses travaux. Charles Richet assista à de nombreuses séances en compagnie de Camille Flammarion, étudiant ensemble les formations ectoplasmiques émises par le médium Franek Kluski qui travaillait bénévolement pour qu’il soit étudié et qui offrit ainsi environ à la Société polonaise d’études psychiques trois cent et quelques expériences de matérialisation présentées sous forme de masse blanche se transformant parfois en membres, mains etc. ou en lueurs  Il travailla aussi de nombreux autres médiums à effets physiques comme Eusapia Palladino, expérience d’ectoplasmie et de télékinésie ou psychokinèse démontrant par la même occasion en présence des Curie que le poids d’un médium augmentait par rapport au poids d’un objet en lévitation.

EUSAPIA PALLADINO

Charles Richet avait des liens importants avec Albert Von Schrentz-Notzing médecin ayant effectué des travaux sur l’hypnotisme et traduisit un ouvrage de Charles Richet s’intitulant : "Études expérimentales dans le domaine de la transmission et de la clairvoyance".  L’Angleterre était à cette époque bien loin de ne pas s’intéresser à la parapsychologie, peut être même plus en avance que la France et elle continue maintenant pour notre plus grand plaisir (notamment pour le CERPI) à faire d’innombrables recherches et de progrès dans ce domaine. L’exemple d’Universités Britanniques comme celle d’Edinburgh et d’autres en sont la preuve. Charles Richet soucieux de bien faire les choses publia un article pour la S.P.R Society for psychical research de Londres qui existe encore et contacta Frederic Myers qui s’occupait des recherches psychiques en Grande-Bretagne. La S.P.R lui demanda lors de devenir Président pour l’année 1897. Charles Richet n’avait qu’un désir, faire connaître la métapsychique qui ne rentrait pas encore dans l’enseignement officiel de la physiologie (fonctions psychiques de l’être) dont elle faisait partie intégrante disait-il mais qui était un fragment de la psychologie dont elle faisait partie intégrante et qui il espérait ferait plus tard certainement partie de la physiologie classique mais comme on le voit, il y a encore du chemin à faire mais qui sait ?

QUELQUES OUVRAGES DE CHARLES RICHET

Notre sixième sens : 1928

Traité de métapsychique : 1922

La grande espérance : 1933

L’avenir de la prémonition : 1939

Cet article est supposé émaner de l'une de nos anciennes correspondantes sans que nous ne puissions toutefois l'identifier.