Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Le(s) dragon(s)


NAISSANCE ET ÉVOLUTION D'UN MYTHE :

La plus ancienne représentation connue du dragon date de six mille ans environ. Formée de coquillages, elle apparaît aux côtés d'un défunt dans une tombe néolithique de Xishuipa, dans la province du Henan, en Chine. Une autre représentation, en brique, fut découverte sur les murs de la porte d'Isthtar, dans l'antique cité de Babylone.
Le dragon est présent dans les folklores de nombreux pays. En Extrême-Orient, il bénéficie d'une excellente réputation. C'est une créature divine et protectrice, qui veille sur les récoltes et assure la fécondité du sol. Il symbolise la vie et personnifie les éléments. Il crache du feu, il vole et il commande la pluie. Selon la légende, les premiers empereurs chinois seraient nés du dragon. Le sang du dragon qui coulait dans leurs veines leur assurait énergie, sagesse, spiritualité et puissance, bref, un pouvoir quasi divin. Pendant la fête du nouvel an chinois, un dragon improbable est promené dans les rues afin d'éloigner les mauvais esprits.
Cette vision positive du dragon est propre à la Chine et au Japon. Ailleurs dans le monde, le dragon est perçu comme un animal perfide et de mauvais augure.
Dragon vient du grec «drakos» qui signifie également «démon». Nous retrouvons la même racine dans le mot «drákon», dérivé du verbe «dérkomai» signifiant «voir avec un regard perçant». Bram Stoker nomma son vampire Dracula en référence à Vlad III l'Empaleur, surnommé «Draculea» (Dragonneau - Fils d'un membre de l'ordre du Dragon). Nul ne doute que l'écrivain irlandais choisît le nom de son vampire en référence à une étymologie plutôt qu'à une histoire familiale.
Dans l'Antiquité, le Dragon était considéré comme un animal réel mais exotique, au même titre que le crocodile, l'éléphant ou la girafe. Sur les cartes géographiques anciennes, les terres inexplorées portaient la mention «Ici demeurent les dragons». Cinq espèces de Dragon différentes étaient clairement identifiées :
- Le Draconis teutonica : Dragon teutonique, présent en Allemagne, en Scandinavie et en Atlantique Nord.
- Le Draconis albionensis : Dragon britannique en Grande-Bretagne.
- Le Draconis gallii : Dragon gaulois en France, Italie et Espagne.
- Le Draconis cappadociae : Dragon méditerranéen en Grèce, Asie mineure, Afrique du Nord et Russie.
- Le Draconis sinoensis: Dragon chinois propre à l'Asie et l'Indonésie.
Dans son bestiaire, Hérodote (vers 484 – 425 avant JC) évoquait le dragon dans les termes suivants : « Il habite la terre et l'eau mais passe ses nuits dans l’eau ». C'est donc un animal amphibie.
De son côté, Pline l'ancien (30 – 79), prétendait qu'en Éthiopie les dragons chassaient les éléphants afin de se rafraîchir avec leur sang. Ils mordaient leur proie derrière l'oreille et suçaient le pachyderme jusqu'à épuisement. Parfois, le dragon périssait avec sa victime, enivré par le breuvage.
Isidore de Séville (vers 530 – 636) insistait sur la queue puissante de l'animal et situait ses origines en Éthiopie et en Indes.
Les savants cités ci-dessus furent probablement influencés par les récits des grands voyageurs et par ceux de la mythologie grecque.
Ainsi, Héraclès (Hercule pour les Romains), pour son onzième travail, devait cueillir des pommes d'or cultivées par les filles d'Atlas dans le jardin des Hespérides. Ces pommes étaient précieuses car elles assuraient l'immortalité. Le pommier était gardé par Ladon, terrible dragon doté de cent têtes. Héraclès convainquit Atlas de s'acquitter de cette tâche à sa place. En l'absence du géant, le héros porta le monde sur ses épaules. Peine moins lourde que d'affronter Ladon...
L'Église catholique naissante s'appropria le mythe du dragon et fit de l'animal un symbole de l'hérésie : L'eau dans laquelle il se baignait devenait impure; Il profitait de la cérémonie de la pesée de l'âme pour attirer le juste en enfer...
Cette diabolisation trouve sa source dans l'interprétation des textes bibliques dont certaines images sont proches des mythologies :

Ainsi, dans la Genèse, Adam et Ève cueillirent le fruit défendu sur un merveilleux pommier gardé par un serpent. Cette histoire rappelle le mythe du onzième travail d'Héraclès dans lequel un dragon garde des pommes d'or dans le jardin des Hespérides.
Dans l'obscure Apocalypse selon Saint-Jean, un dragon rouge feu pourvu de sept têtes et de dix cornes, attend au firmament qu'une femme ait accouché afin de dévorer l'enfant nouveau-né. Mais dès la délivrance, l'enfant mâle est emmené auprès de Dieu. L'Archange Michel et ses légions d'anges repoussent le Dragon sur Terre (pour l'éloigner du bébé ?). L'animal entreprend alors de poursuivre la mère de l'enfant dans le désert où elle a trouvé refuge et où elle est nourrit pendant mille deux cent soixante jours (environ trois ans et demi). Comment expliquer ce texte ? La femme et l'enfant représentent-ils Marie et Jésus ? Le désert évoque-t-il la fuite de la Sainte-famille en Égypte? Quel rapport avec la fin du monde ? Un seul fait est établi : Le Dragon est mauvais. Il est incontestablement assimilé au démon.
Le dragon semblable à celui de l'Apocalypse se retrouve dans une légende basque selon laquelle Herensugue, un dragon pourvu de sept têtes, s'accouple avec Sugaar, une Déesse serpent, afin d'enfanter le soleil et à la lune. Après la naissance, Herensugue avale la Terre et la recrache dix jours plus tard en un déluge de flammes et lave. Ceci fait, il s'endort. Le jour où il se réveillera, il détruira la Terre dans un immense incendie.
Le dragon destructeur, synonyme de fin du monde, apparaît également dans la mythologie norvégienne. Nidhöggr, dragon ancestral, dévore les racines de Yggdrasill, l'arbre du monde. Le jour où il aura fini, le monde sera anéanti.
Dragons et fin du monde font bon ménage. Ce thème inspira de nombreux artistes parmi lesquels Rob Bowman qui réalisa en 2002 «Le Règne du feu» : Un dragon enseveli est réveillé au cours d'un chantier. L'espèce éteinte va alors se reproduire et, en quelques années, anéantir l'humanité.
Au Moyen- Âge, le Dragon devint un être fabuleux. On lui prêta des caractéristiques physiques extravagantes telles que posséder trois rangées de dents, mais surtout, on lui attribua des pouvoirs magiques et un comportement quasi humain : - Ses yeux rouges seraient capables d'hypnotiser une proie.
- Son cœur, dégusté rôti, procurerait courage et bravoure.
- Quelques gouttes de son sang dans un verre d'eau débarrasseraient des calculs rénaux.
- Ses os et ses dents, réduits en poudre, donneraient force et santé.
- Manger un morceau de sa langue permettrait de comprendre le langage des oiseaux, et donc, de prédire l'avenir puisque les oiseaux sont des prophètes. Cette légende se retrouve dans de nombreux contes où le héros doit rapporter la langue du Dragon comme preuve de l'exploit. Dans les « Nibelungen » (chant épique allemand) « Siegfried », le héros devient apte à comprendre les oiseaux de la forêt après avoir fait cette expérience.
- Le sang bouillonnant du dragon recouvrirait la peau de celui qui s'en enduit d'une carapace épaisse et impossible à transpercer. Siegfried, encore lui, frôle l'immortalité en se baignant dans le sang du dragon Fafnir. Seul un point, entre les omoplates, reste vulnérable. C'est ce qui causera sa perte.
- Le sang du dragon durcirait les matériaux et amollirait le diamant.
- Le dragon porterait dans son crâne une pierre précieuse, la «draconite» ou la «dracontite», qui, retirée juste après la mort de l'animal, possèderait des vertus médicinales. L'idée d'une pierre précieuse incrustée dans le dragon vient, peut-être, de Chine. Le Dragon chinois posséderait une perle brillante sous le menton. Cette perle rendrait sa parole précieuse et sage.
- Le Dragon serait un être cupide qui aime l'or et passerait ses journées à contempler ses biens et à dormir dessus. Défaut peu commun et rarement attribué à un animal, le Dragon serait attiré par les humaines. Il accepterait d'épargner une population à condition qu'une pucelle lui soit sacrifiée une fois par an. La jeune fille devait être exposée nue et ligotée à un poteau afin que, la nuit venue, la bête puisse venir la dévorer. Nous retrouvons dans cette croyance les rites anciens de hiérogamie. Le sacrifice d'une vierge était sensé protéger le peuple contre toute sorte de fléaux. Mais pas seulement. L'hiérogamie avait aussi un caractère sexuel.
Au Moyen Âge, la population pensait qu'un humain pouvait être changé en animal suite à un sortilège. Pour retrouver son apparence d'antan, le malheureux devait obtenir un baiser d'un humain de sexe opposé. Le «fier» baiser devait être donné avec amour. Cette superstition sert de base au célèbre conte «La Belle et la Bête». L'hypothèse d'un humain métamorphosé en dragon est-elle à l'origine du mythe du dragon amateur de jeunes filles ?

DES TUEURS DE DRAGONS :

Dans la mythologie grecque, la blonde Andromède, offerte en sacrifice à Cétus, un monstre marin, ne doit son salut qu'au courage de Persée. La jeune fille épousa son sauveur. La créature tuée par Persée était peut-être un dragon. L'animal était réputé si bon nageur que la distinction existait jadis entre les dragons nautiques et les dragons terrestres.
Autre mythe grec, celui de Hydre de Lerne, serpent ou dragon fabuleux dont les nombreuses têtes ont la particularité de repousser doublement lorsqu'on les coupe. La tête centrale est immortelle. Héraclès ne parvint pas à vaincre seul la Hydre de Lerne. Il dût quémander l'aide de Lolaos pour s'acquitter de cet exploit.
Sainte-Marthe, aux alentours de l'an 48, dompta la Tarasque, monstre mi-marin mi-dragon, qui semait la terreur à proximité de Tarascon, sur les berges du Rhône. L'animal se laissa docilement mener en ville par la Sainte. La population le lapida.
Au IIIe siècle, Saint-Clément débarrassa Metz des serpents qui grouillaient dans l'amphithéâtre de la ville. Au fils des siècles, ces serpents devinrent des dragons surnommés «Graoully», c'est à dire «monstrueux». Saint-Clément fut le premier Évêque de Metz.
Au IIIe siècle, Saint-Nicaise, accompagné du Père Quirin et du diacre Scuvicule, terrassa un dragon à Vaux-sur-Seine, près de Meulan. Pas de violence inutile. Quelques prières suffirent à vaincre l'animal.
Le plus célèbre tueur de dragon est, sans aucun doute, Saint-Georges de Lydda, légendaire chevalier qui vécut (peut-être) à la fin du IIIe siècle. Il débarrassa la ville de Beyrouth d'un Dragon mangeur d'homme auquel le Roi venait de sacrifier sa fille, Alcyoné. Saint-Georges terrassa le dragon et libéra la Princesse. La famille royale se convertit christianisme. Commença alors pour Saint-Georges une longue vie de tueurs de dragons...
(NDLR : on retrouve d'ailleurs le passage de Saint-Georges en Belgique et plus précisément à Mons, ville toute proche de celle de Soignies (qui lui est d'ailleurs apparentée via Saint-Madelgaire - alias Saint-Vincent, patron de Soignies, lequel devint l'époux de Sainte Waudru, patronne de Mons) La ville de Mons célèbre d'ailleurs chaque année la victoire de Saint-Georges sur le dragon au cours d'une "reconstitution" haute en couleurs, prétexte à nombreuses réjouissances et libations, qui attire des milliers de spectateurs. Cette manifestation, aussi connue sous le nom de "combat dit Lumeçon" est reconnue depuis 2005 comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Voilà qui méritait d'être dit !)
Guyot de Saint-Quentin tua la Mandragore, dragon à tête humaine qui sévissait en Charente et en Limousin (France). Afin d'épargner la population, un accord avait été passé avec le monstre. Chaque année, une vierge lui était offerte en sacrifice sur la butte de Frochet. Apprenant cela, le chevalier de Saint-Quentin se porta au secours de la belle. Il vainquit le Dragon et l'enterra sous un tertre recouvert de mandragores (plante narcotique à laquelle on prêtait, autrefois, des vertus magiques). En récompense, il épousa Alix, la jeune fille qu'il venait de sauver.
Presque tous les chevaliers de la table ronde ont tué un dragon dans leur quête du graal. Lancelot du Lac en tua un qui semait la terreur sur les terres du Roi Pellès. Arthur, de son côté, en tua plusieurs. Sa légende est intimement liée à celle du dragon. Elle débute ainsi : Deux dragons, un rouge et un blanc se battaient dans le ciel anglais une veille du 1er mai (fête celtique de Beltaine). Le roi Lludd parvint à les enfermer tous deux dans une auge de pierre qu'il fit enterrer à Dinas Emrys, au pays de Galles. Cinq siècles plus tard Vortigern, usurpateur du trône, voulut édifier une tour en ce lieu, mais les nouvelles constructions s'effondraient systématiquement. Vortigern prit conseil auprès des sorciers et Merlin l'enchanteur, encore enfant, lui raconta l'histoire des dragons. Vortigern fit creuser le sol et libéra les dragons. Ils reprirent aussitôt leur combat. Le dragon blanc brûla mortellement le dragon rouge avant de succomber à ses blessures. Merlin y vit le signe d'un changement de dynastie et le retour de Uther Pendragon (Tête de Dragon), père du Roi Arthur, sur le trône. À ce jour, le dragon représente encore le pays de Galles.
Saint-Pol, fraîchement arrivé sur l'île de Batz, se trouva confronté à un dragon. Accompagné d'un homme nommé Nuz, il décida d'affronter la bête. Il la dompte grâce à la prière.
Vers 510, Saint-Vigor, ermite à Reviers dans le diocèse de Bayeux, fut appelé à l'aide par le Seigneur Volusien. Un dragon ravageait sa province. Saint-Vigor, avec l'aide de son compagnon, Théodomir, se débarrassa de la bête. En récompense, Volusien lui offrit les terres de Cerisy-la-Forêt, sur lesquelles Vigor fit bâtir une abbaye dédiée à Saint-Pierre et à Saint-Paul.
En 520, à Rouen, Saint-Romain vint à bout de Gargouille, un terrible Dragon qui, surgit de la Seine, menaçait d'inonder la ville. Accompagné d'un condamné à mort, le saint homme gagna la forêt de Rouvray, où la bête avait trouvé refuge. Il la calma d'un signe de croix et la ramena docilement à Rouen. L'animal fut mis à mort. Elle laissa cependant son nom aux sculptures qui ornent les cathédrales et par lesquelles s'écoule l'eau des gouttières.
Au VIe siècle, Sainte-Radegonde empoisonna Grand-Goule, un Dragon qui vivait au fond du Clain et qui profitait de la montée des eaux pour s'introduire dans les caves de l'abbaye Sainte-Croix. Alertée par les moniales, Sainte-Radegonde descendit affronter le monstre. Elle le força à manger un gâteau béni et il périt dans d'affreuses souffrances.
Le chevalier Winkelriedt débarrasse le Mont Pilate (Suisse) du dragon qui terrifiait les alentours. Malheureusement, empoissonné par le sang du Dragon, le chevalier mourut avec l'animal.
Cette liste est loin d'être exhaustive. Elle ne demande qu'à être complétée et développée.
Des similitudes dans ces différentes légendes méritent d'être soulignées :
Les textes originaux évoquent en général des serpents. Au fils du temps, ces serpents sont devenus des dragons. Animaux plus effrayants.
Saint-Pol, Saint-Clément, Saint-Nicaise ou encore Saint Vigor ont vaincu les dragons grâce à leur foi. Une croix, quelques prières et une étole passée autour du cou de la bête transformaient le monstre en un animal docile. Évidemment, ces combats légendaires sont symboliques. Ils représentent la victoire de l'église sur le paganisme. L'enseignement religieux triomphant de la violence et de la cruauté. La plupart de ces Saints étaient des évangélistes. Ils débarquaient dans une contrée païenne pour y professer le christianisme. C'était le cas de Sainte-Marthe, pour la Provence ou encore de Saint-Pol pour l'île de Batz. Ils n'affrontaient pas seuls le dragon. Ils étaient accompagnés. Tout comme le Christ avec ses disciples.
Les chevaliers ont une approche plus épique du combat. Le dragon représente le vice. La victoire du chevalier est celle de la bravoure sur la bassesse.

ANIMAL VIVANT OU IMAGINAIRE ?

Les descriptions du dragon rappellent curieusement celles des ptérosaures, reptiles volants préhistoriques qui pouvaient atteindre douze mètres d'envergure. Malheureusement, les Ptérosauriens périrent à la fin de l'ère secondaire. Impossible donc que cet animal ait influencé notre imaginaire puisqu'il a disparu plusieurs dizaines de millions d'années avant l'apparition de l'homme sur Terre.
Difficilement concevable également que la légende des dragons soit née de l'observation des fossiles. Les connaissances scientifiques étaient insuffisantes dans l'Antiquité et au Moyen Âge pour tirer profit de ce type d'examen. Rappelons que les plus anciennes découvertes connues de fossiles de ptérosaures datent du milieu des années 1780 et qu'il fallut attendre le XIXe siècle pour que sa nature reptilienne soit mise en évidence, soit bien longtemps après les premiers récits traitant des dragons.
L'Antiquité et le Moyen Âge vouaient une attirance particulière pour les êtres hybrides tels que la sirène (mi-femme mi-poisson) ou le centaure (mi-homme mi-cheval). Le dragon est probablement un être imaginaire, né du même concept, mi-reptile, mi-oiseau. Cette remarque n'explique cependant pas son omniprésence sur de nombreux continents. La crypto-zoologie, science qui étudie les animaux non répertoriés et dont l'existence est sujette à caution, émet l'hypothèse que le dragon ait existé et qu'il existe peut-être encore. Malheureusement, aucune preuve tangible n'étaie cette supposition.

DES TÉMOIGNAGES :

En 793, des dragons survolent l'île de Lindisfarne en Angleterre.
Le 26 mai 1499 a Lucerne, en Suisse, un dragon sans ailes sort des eaux de la Reuss, à hauteur du pont du Spreuerbrücke. Plusieurs témoins dignes de foi attestent de l'événement.
À la fin du XVIe siècle, des marchands peu scrupuleux, vendirent des bébés dragons momifiés. Ces petits dragons étaient faux. Ils étaient fabriqués à l'aide de petits lézards volants, de chauves-souris et autres bestioles. L'illusion pouvait induire nos ancêtres en erreur.
En Asie, les dents et les os de dragon étaient autrefois disponibles en pharmacie. Réduits en poudre, ils servaient de médicaments. Conservés entiers, ils devenaient des talismans. Ces ossements étaient en réalité des fossiles de dinosaure. Un bébé dragon momifié serait conservé dans un Temple japonais. Le petit dragon aurait été trouvé agonisant près d'une rivière, embaumé, vendu, racheté puis confié aux bons soins du Temple. L'objet ressemble à une statuette dorée. On raconte que des tests radiologiques montrent une structure osseuse et que l'ADN ne correspond à aucun animal connu.
Dans les années 1960, les habitants d'un village de Nouvelle-Guinée affirmèrent avoir été attaqués par d'immenses animaux volants. Aucune preuve cependant, si ce n'est des témoignages et quelques cadavres de bestiaux.
En Papouasie, les Indigènes croyaient en l'existence des ropens, créatures ailées à l'apparence reptilienne. Le ropen serait un charognard nocturne, hors l'attaque du village eut lieu en plein jour. Le ropen est-il un cousin du dragon ? Leurs existences sont aussi douteuses l'une que l'autre.
En 2004, la presse se déchaîne. Un bébé dragon, parfaitement conservé dans un bocal de formol, est retrouvé dans le garage d'une maison familiale au sud-est de l'Angleterre. Des documents rédigés en allemand accompagnent l'étonnante découverte. Malheureusement, le dragon d'Oxford n'est qu'une farce, destiné à promouvoir un ouvrage.
De nos jours encore, des rituels magiques sont associés aux dragons. La magie draconique repose sur l'idée que les dragons existent, dans un univers parallèle au nôtre, et qu'ils sont les gardiens du plus précieux des trésors : La connaissance ésotérique. Les dragons sont prêts à assister les compagnons de la Draconia et à leur apporter connaissance et sagesse.

D'AUTRES DÉFINITIONS :

Cet article a pour but d'apporter quelques éléments sur le «dragon» en tant qu'animal mythique. Le mot «dragon» peut cependant avoir d'autres définitions. En voici quelques-unes, rapidement évoquées, car sans rapport direct avec notre sujet :
Le Dragon de Komodo est le plus grand lézard répertorié. Il mesure environ 2.5 mètres et pèse 70 kilos (Le plus grand spécimen observé mesurait 3.13 mètres pour 166 kilos). Malgré son physique impressionnant, le dragon est agile. Il court (15 km/heure sur de petites distances), nage, grimpe aux arbres et chasse. Charognard mais aussi redoutable prédateur, il ne craint pas les grandes proies : porc, chèvre, cheval, buffle et même homme… Cet animal à l'allure préhistorique n'a été officiellement découvert qu'en 1910 en Indonésie, mais la population locale le redoutait déjà depuis bien longtemps.
Le dragon d'eau, également appelé dragon chinois, est plus approchable. Lézard vert mesurant 80 à 100 centimètres, le dragon d'eau est un excellent nageur et un bon grimpeur. À l'état naturel, il vit dans les arbres et à proximité des points d'eau. Il supporte la captivité mais reste un omnivore.
Le dragon de mer est une espèce proche de l'hippocampe. De couleur orangée, il mesure 28 à 35 centimètres.
Le fruit du Dragon, dont le nom scientifique est «pitaya» ou «pitahaya» pousse sur des cactus épiphytes. Il est rose vif, mesure une dizaine de centimètres et pèse 350 grammes. C'est un fruit exotique comestible.
La constellation du Dragon est visible dans l'hémisphère nord. Il s'agit d'un vaste groupement d'étoiles, peu brillantes, situé entre la Grande Ourse et la Petite Ourse.
Dragon peut également désigner un militaire se déplaçant à cheval. C'était un soldat armé, pouvant être rattaché à l'infanterie ou à la cavalerie. Sous Louis XIV, les Dragons furent appelés à ramener les protestants dans le droit chemin. Les exactions commises à l'occasion des dragonnades véhiculèrent une image négative de ce corps de régiment en France. Nous remercions Mme Sylviane Putinier, chef correspondante du CERPI pour cet excellent article.

La photo du dragon chinois est sous licence de communication libre GNU (Heckert GNU) < Wikipédia La photo du dragon de Mons est propriété de M. Daniel Leclercq (Ce fichier est publié sous la licence Creative Commons Attribution ShareAlike 3.0.) < Wikipédia

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