Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

LES LAMINAKS


N'avez-vous jamais rencontré de laminak ?

Ils font partie des génies populaires de la mythologie basque. Les laminak, le lamina, lamia ou lamin au singulier, sont des êtres surnaturels d'apparence humaine et généralement d'apparence féminine, aux pieds palmés qui vivent souvent aux abords des rivières et des sources d'eau.
Cette entité est essentiellement nocturne, qui n'apprécie pas les rayons du soleil. Elle possède en général un mode de vie similaire au nôtre, elles apprécient le bon pain blanc savoureux et les peignes d'or dont nous reparlerons plus loin...
Selon les légendes ce sont des esprits «qui n'ont pas voulu choisir entre le Bien et le Mal, et Dieu les auraient punis en les transformants en êtres, mi-serpent mi-ange, condamnés à vivre dans les pierres».
D'après la population locale, ce sont des êtres pacifiques, qui entretiennent de bons rapports avec les hommes. Ils auraient aidé dans un passé lointain à construire des ponts et des maisons mais ne pouvaient pas les achever. Les laminak sont d'un autre monde, la construction d'oratoires les auraient fait disparaître.

Mais d'où viennent-ils ?

Certains, comme le prêtre Barandiaran, scientifique reconnu pour ces nombreux ouvrages et professeur dont la réputation n'est plus à faire disait que «dans certaines légendes des génies étaient connus sous le nom de lamia, lamiña ou lamiñaku. Ils font l'objet de croyances populaires, certaines étant reliées au cycle mythologique des anciennes nymphes». (Obras completas, 1973, t. II, p. 194).
Et oui, on peut trouver beaucoup de similitudes entre les nymphes et les laminaks. Il en serait même l'équivalent.
Qu'en est il réellement, on ne le saura jamais vraiment.

Mais font-ils partie seulement du récit populaire ?

Voici un témoignage à ce propos recueilli par Michel Duvert.
«Dans les années 1980 un témoin d'Arberats-Sillègue, conta ceci : «il y a par ici des grottes avec de l'eau. Enfants, on y jouait souvent. On disait qu'il y avait des lamins».
Étant donné la conviction avec laquelle elle me rapportait ses souvenirs, je lui demandais comment était-il possible que de tels êtres puissent vivre sans travailler la terre ? «Je ne sais pas... peut-être vivaient-ils comme le faisaient les hommes préhistoriques?» me répondit-elle. »

Leur existence perdure dans la mémoire des basques. Mais ceux-ci ne doivent pas devenir publics, c'est un savoir qui serait du domaine du non-dit. Et les divers témoignages doivent rester secrets. Il arrive que pendant une soirée au coin du feu, ou lors d'un dîner en famille, ils se mettent à raconter de nombreuses légendes les concernant. Je ne pourrais vous en citer qu'une, tellement il en existe des diverses et variées. Mais celle-ci, est celle qui revient le plus fréquemment...

Il paraîtrait qu'à cette époque, des hommes aient du aider les lamins en couche. Oui, car ces êtres d'un autre temps ne pouvaient mettre au monde leurs progénitures seules. Et l'homme qui avait accepté de l'aider pouvait recevoir en présent le peigne du lamin.Un cadeau fort ! Sachant que les lamins y étaient très attachés et passaient la plus grande partie de leur temps à coiffer leur longue chevelure près d'un point d'eau. Quand par mégarde, un lamin perdait son peigne et qu'un homme le trouvait et le gardait pour lui, il pouvait s'attendre à s'attirer la colère du petit être ! Le lamin ne s'arrêtait pas de le rechercher tant qu'il ne l'avait pas retrouvé.
De nos jours les lamins ne seraient plus… Mais il paraîtrait qu'il est toujours possible d'en apercevoir, dans une grotte située dans un petit village basque qui se nomme Sare…

Nous devons le présent article à Melle Savina Dusséqué, correspondante du CERPI que nous remercions vivement.

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