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Le poltergeist de RosenheimIl ne serait pas sérieux de parler "poltergeist" sans parler de l'affaire de Rosenheim. Il s'agit en effet sans conteste et par excellence de l'un des cas les plus spectaculaires et des plus étonnants qui aient été répertoriés ET qui n'a toujours pas été expliqué par les moyens traditionnels, entendez par là ceux que la science classique met à notre disposition. La zététique pourra ici se contenter de nier le phénomène ou de trouver des explications à la noix du style : étant donné que cela se déroulait dans une maison, on peut supposer que celle-ci contenait une chambre et que donc toutes les personnes qui s'y trouvaient dormaient et donc rêvaient. Il n'y a donc rien de vrai dans cette histoire... Hé bien, cette même zététique risque ici très fort de se faire chahuter ! Et de se faire chahuter très fort !)
Nous n'avons pas rêvé non plus, il est bien question de bruits d'explosion (ou de déflagrations) dans
l'affaire d'Arc-Wattripont (Belgique), comme nous l'ont dit les propriétaires eux-mêmes et comme certains gendarmes ou policiers ont pu nous le confirmer.
En quoi cela nous est-il utile ? D'une part cela démontre que cela n'a pas été inventé à des fins de sensationnalisme dans le livre :
"Les Phénomènes inexpliqués en Belgique" (les grands dossiers du CERPI), cela correspond non
seulement aux témoignages recueillis mais aussi à l'un des grands standards des cas de poltergeist, lequel n'est pas à proprement parler "l'explosion" mais bien le
bruit puisque le terme "poltergeist" signifie "esprit frappeur" ou plus exactement "esprit bruyant". L'AVOCAT DU DIABLE... Or donc, les faits datent du mois de novembre 1967 et les choses se passent dans le cabinet d'un avocat de Rosenheim, Me Adam. En principe, les avocats et autres membres du barreau sont peu enclins à raconter des histoires à dormir debout, des mensonges éhontés, surtout quand les faits relatés sont supposés se passer chez eux... Nous relevons simplement que le nom Adam est clairement en rapport avec la Bible. Mais nous nous garderons bien, jusqu'ici, d'en tirer la moindre conclusion.
"Des tubes au néon, fixés au plafond, à 2m50 du sol, s'éteignaient tout seuls". Soit, c'est étrange, surtout au pluriel, mais cela ne donnera pas des idées à Spielberg.
"Des électriciens constatèrent que les tubes s'étaient libérés de leurs fixations et avaient pivoté de 90°". Voilà qui est moins courant, si l'on ose dire - en matière d'électricité.
On note donc d'une part une période de temps pendant laquelle les phénomènes se produisent qui est largement
supérieure à celle d'Arc-Wattripont et d'autre part une aggravation des phénomènes, ce qui constitue une information particulièrement
intéressante comme on pourra le lire dans la suite de nos développements. Ici, les phénomènes ne peuvent plus guère s'expliquer
par des variations de tension électrique, sinon il faudra que l'on nous
en explique le mécanisme. S'il s'agissait d'une supercherie, il faudrait également que l'on nous signale comment celle-ci s'opérait. Comme on le lira à la suite de
ce document, si on veut prétendre que les témoins avaient la berlue, avaient été hypnotisés, ou reconstituaient mentalement les événements qu'on leur suggérait, nous
dirons qu'il serait grand temps de cesser de fumer la moquette ou de consommer des psychotropes !
"Ce qui jusqu'ici avait dérouté les techniciens devint pour nous la clé du mystère : c'est seulement pendant les heures de travail que les bandes enregistreuses
révélaient des écarts et que se produisaient les phénomènes anormaux. Souvent la bande enregistrait un maximum au moment même où Annemarie Schaberl, jeune employée
de bureau âgée de 19 ans, entrait dans les bureaux. D'autres indices encore montraient que les phénomènes se produisaient lorsque Annemarie était présente".
C'est ici que les sceptiques les plus bornés s'empresseraient de conclure : "vous voyez bien ! Cette personne ne peut donc être que la responsable de la supercherie !" Cela n'expliquerait pourtant en rien comment elle procéderait alors. En fait, d'une certaine manière, cela la disculperait même car il faudrait expliquer comment cette personne s'y prenait pour faire le branle-bas de combat dans les téléphones alors que, visiblement, elle ne faisait qu'entrer dans les locaux, qu'elle n'avait pas eu le temps de décrocher un cornet ou de toucher un appareil. Disons qu'il ne pouvait pas y avoir d'action directe et, sauf dans le cas d'une complicité parfaitement synchronisée dont on ne voit pas du tout l'intérêt, l'action ne pouvait donc être qu'indirecte. Par exemple, on pouvait la soupçonner de disposer, sur elle, d'un matériel quelconque qui aurait été susceptible de provoquer de tels remous. Nous n'irons pas jusqu'à mettre en doute la sagacité des hommes de l'Institut de Freiburg en laissant seulement supposer qu'ils aient omis de fouiller la personne. De toute façon, la suite de l'affaire répondra d'elle-même à cette question.
Ce qui est intéressant de constater c'est que l'on dispose désormais apparemment d'un épicentre, c'est-à-dire d'une personne qui soit directement en liaison avec le
déroulement des phénomènes. Nous dirions qu'il serait plus approprié de prétendre qu'Annemarie en est - sinon le détonateur - du moins le résonateur. autre point
important des constations et nous en revenons ici à notre comparaison avec l'affaire d'Arc-Wattripont : la localisation de l'épicentre est à comparer ici avec le
moment où les gendarmes (ou les policiers, mais principalement les premiers sans doute) voient en
Éric Barbé, le "prétendu possédé", l'épicentre des bizarreries : les objets se dirigent vers lui, les phénomènes se déroulent surtout en sa présence, c'est lui qui
est finalement sous les projecteurs des enquêteurs, et puis entre les mains de l'exorciste. Mais ceci est une autre histoire...
Poursuivons donc, car "il y a encore de la route"...
"Lorsque la jeune fille passait dans le couloir, les plafonniers se mettaient à se balancer, des ampoules éclataient en la couvrant d'éclats de verre. Une
caractéristique tout à fait typique pour les phénomènes de hantise liés à une personne se dégageait peu à peu, caractéristique que l'on retrouve dans tous les pays
et à toutes les époques".
Et Hans Bender, de continuer en démontrant que le phénomène de poltergeist est loin d'être aussi rare qu'on le prétend parfois. Le commandant Tizané signale pour sa
part que des milliers de rapports de gendarmerie sommeillent dans les tiroirs des forces nationales, attendant de se faire brûler après 10 ans comme le veut la
procédure, face à un officier. En réalité, soit les cas sont tellement anciens qu'ils se trouvent noyés sous le poids des années et de la vétusté, soit ils ne sont
pas révélés par les forces concernées, soit ils sont sciemment "oubliés" par des gens bien pensants qui n'ont aucun intérêt à ce que l'on vienne bousculer leurs
sacro-saintes certitudes (et sans doute aussi leurs subsides !), soit les gens n'osent pas en parler de peur du ridicule (Nous avons rencontré ce genre de cas, dans
lequel un membre d'une famille signale des phénomènes déroutants, dont les personnes souffrent réellement au
quotidien. Nous proposons donc nos services et la personne transmet. Cependant, il n'y a pas de suite, les intéressés préférant sauvegarder le peu de calme qui
leur reste encore plutôt que de faire appel à des spécialistes qui viendront peut-être fouiller dans leur intimité et dont on soupçonne qu'ils seront financièrement
intéressés - rappelons à ce sujet que le CERPI est bénévole !)
Tout cela est évidemment très dommage, notamment pour la parapsychologie, puisque, dès le départ, cela fausse la statistique en conférant aux phénomènes un caractère
fallacieusement rarissime. Notons que ce n'est pas le fait de cacher ces phénomènes qui fera que l'on en trouvera plus facilement la solution, mais bien l'accès
franc à la problématique et son étude objective et intelligente.
LES DIABLERIES NE SONT PAS FINIES... "A partir de décembre 1967, les choses devinrent de plus en plus mouvementées dans le bureau de l'avocat : des tableaux tombaient des murs ou se retournaient tout simplement, devant témoins. On réussit à enregistrer une telle rotation de 120 degrés sur une bande filmée sonore. Sous les yeux du Professeur Büchel, un physicien, des tiroirs sortaient tous seuls des meubles, et finalement, par deux fois, une lourde armoire à documents pesant près de 175 kg s'éloigna de 30 centimètres d'un mur. Au moins quarante personnes exerçant des professions les plus diverses, techniciens, agents de police, médecins, psychologues, des clients de l'avocat, le personnel de bureau et d'autres encore, furent témoins de ces événements. La dimension de ce "public" est l'un des traits qui font que cette affaire est si remarquable. Ceux qui connaissent maintenant l'affaire d'Arc-Wattripont savent très bien que l'on n'est pas loin du fac-similé ! Il suffit de modifier quelque peu les détails et on est en présence du même type de manifestations. LA REMARQUABLE FIN DU RÉCIT DE HANS BENDER Lorsque vers la mi-janvier de 1968, on eut trouvé un autre emploi pour Annemarie, les phénomènes cessèrent brusquement. ils semblèrent se reproduire brièvement dans la nouvelle étude, mais son nouveau patron lui interdit d'en parler à qui que ce fût. Dans la famille aussi survinrent épisodiquement de tels phénomènes quoique sous une forme plus atténuée. Un examen psychologique révéla des traits communs à tous les médiums producteurs de phénomènes de hantise : conflits actuels, instabilité psychique, émotivité forte mais brève, faible tolérance à la frustration, c'est-à-dire une faible capacité à supporter les privations. Il semble cependant que des situations de groupe particulièrement chargées d'affectivité soient nécessaires pour déclencher des décharges sous forme psychokinétique, forme si rare. Les phénomènes de hantise ne constituent pas seulement un problème scientifique exaltant, mais aussi un phénomène thérapeutique. Ces cas requièrent une aide psychologique, ne serait-ce que contre la fanatisme des ignorants, dont une moitié voit là l'oeuvre de démons ou de Satan, et l'autre moitié une perfide supercherie, ne voulant rien entendre d'autre. Il est nécessaire d'exclure de l'explication de ces phénomènes tout à fait naturels toute psychose de sorcellerie et son complément, la négation fanatique de tous les aspects irrationnels de la nature humaine, et il faut les amener dans un champ de vision objectif où ils peuvent être examinés avec sérénité." Hé bien, Monsieur Bender, vous nous ôtez les mots de la bouche et nous pensons exactement comme vous. Nos lecteurs, lorsqu'ils prendront connaissance de notre récit quant à l'affaire d'Arc-Wattripont, ne pourront que revenir au présent article et faire le trait d'union. Il faut rester cléments alors que les bris se tassent...(Il y a ici un jeu de mots que seuls les initiés comprendront !) Intermède musical : Pourquoi cet intermède musical ? Disons qu'il a servi de support enthousiaste à nos découvertes et réussites dans l'affaire d'Arc-Wattripont, une enquête que nous avons pompeusement comparée au débarquement de Normandie tant nous& avons mis des efforts suite aux brimades de certain média. L'extrait de cette chanson servait aussi d'intermède de victoire dans une vidéo que nous n'avons pas (encore) publiée, mais nous le ferons peut-être un jour... |