Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Comparatif Hynek - Vallée


Analysons l’un des dossiers les plus solides et les plus célèbres de l’ufologie française :
l'incident de Trans-en-Provence (Var), survenu le 8 janvier 1981.
Ce cas est idéal, car il a fait l'objet d'une enquête officielle extrêmement poussée par le GEPAN (l'ancien nom du GEIPAN) et l'INRA. Un maçon, Renato Nicolaï, a observé une petite fâche en forme de soucoupe atterrir brièvement dans son jardin avant de repartir à toute vitesse.
Voici comment ce cas précis s'articule rigoureusement dans la double grille de lecture de Hynek et de Vallée :
1. Selon la classification originale de J. Allen Hynek
Le cas de Trans-en-Provence est répertorié comme une Rencontre Rapprochée du 2e type (RR2).
La distance : L'observation s'est faite à très courte distance (moins de 30 mètres), ce qui exclut les catégories LN (Lueurs nocturnes) ou DD (Disques diurnes).
Les traces physiques : C'est le point central de l'affaire. L'objet a laissé un ripage mécanique circulaire au sol. Les analyses scientifiques de l'INRA sur la luzerne sauvage prélevée ont montré des traumatismes biochimiques profonds (perte de chlorophylle, vieillissement prématuré des cellules de la plante), prouvant qu’un phénomène physique lourd (pression et échauffement combinés) s’était bien produit.

2. Selon la classification multidimensionnelle de Jacques Vallée
Dans le modèle SVP (Subcategories, Vallee rating, Physical traces) de Jacques Vallée, l'incident est classé comme un cas CE-2 (Close Encounter de type 2) avec des indices de fiabilité très élevés.
La catégorie (Manoeuvre / Close Encounter) : L'objet a effectué un atterrissage complet et une trajectoire verticale ultra-rapide sans bruit. Il y a eu contact direct avec le sol.
L'indice d'intensité (Sous-niveau 2) : Le phénomène a entraîné des modifications physiques durables sur l'environnement (les traces géométriques dans la terre et les altérations biologiques de la flore locale). Il n'est pas classé au niveau 3 (car aucune entité vivante n'a été vue) ni au niveau 5 (le témoin n'a subi aucune blessure ni séquelle physiologique directe).
Synthèse de la fiche technique de l'incident
Classification Hynek : RR2 (Rencontre Rapprochée avec traces au sol).
Classification Vallée : CE-2 (Phénomène physique mesurable à proximité immédiate).
Classification GEIPAN actuelle : Cas D1 (Phénomène étrange de consistance moyenne à forte, scientifiquement inexplicable malgré la quantité de données physiques récoltées).
Ce cas démontre l'utilité des grilles : elles permettent de dépasser la simple "histoire de soucoupe" pour ranger l'événement dans la case des phénomènes provoquant une altération physique transitoire de la matière.

L'incident de Valensole, survenu le 1er juillet 1965 dans les Basses-Alpes (aujourd'hui Alpes-de-Haute-Provence), est l'un des cas les plus spectaculaires de l'histoire ufologique mondiale. L'agriculteur Maurice Masse y observe un engin en forme de ballon de rugby posé dans son champ de lavande et se retrouve paralysé temporairement par l'un de ses deux mystérieux occupants.

Ce dossier d'une richesse exceptionnelle illustre parfaitement la complémentarité des grilles de Hynek et de Vallée :
1. Selon la classification originale de J. Allen Hynek
Valensole coche simultanément deux critères de la classification de Hynek, en faisant un cas d'école :
Rencontre du 3e type (RR3) : C'est la qualification principale et historique. Maurice Masse s'est approché à moins de 10 mètres de l'appareil et a observé de manière prolongée (pendant plusieurs minutes) deux entités humanoïdes de petite taille vêtues de combinaisons.
Cumul avec une RR2 (Traces au sol) : L'incident ne repose pas uniquement sur un témoignage visuel. L'engin a laissé une empreinte physique profonde : une cuvette en forme d'étoile dotée d'un trou cylindrique central. La terre à cet endroit précis est restée calcifiée et "dure comme du ciment" pendant des mois, empêchant toute lavande de repousser à cet emplacement précis durant plusieurs années.

2. Selon la classification multidimensionnelle de Jacques Vallée
Jacques Vallée a personnellement enquêté sur ce cas aux côtés du chercheur Pierre Guérin. Dans le système de Vallée, l'incident reçoit la classification CE-3 (Close Encounter - Type 3) combinée à des indicateurs de forte intensité :

La catégorie (CE-3) : Observation directe d'entités extraterrestres ou non humaines à proximité immédiate d'un engin.
L'indice d'intensité (Sous-niveau 4 / Effets physiologiques) : Contrairement au cas de Trans-en-Provence où le témoin est resté indemne, Maurice Masse a subi des conséquences physiques directes. L'une des entités a pointé un petit tube vers lui, provoquant une paralysie totale et instantanée qui a duré une quinzaine de minutes. Durant les semaines qui ont suivi, le témoin a également été victime d'une hypersomnie invalidante (dormant parfois plus de 15 heures par jour).

Synthèse de la fiche technique de l'incident
Classification Hynek : RR3 (complétée par des effets RR2).
Classification Vallée : CE-3, niveau d'intensité 4 (interaction biologique/médicale avec le témoin).
Classification officielle du GEIPAN : Cas D1 (Phénomène totalement non identifié, caractérisé par une très forte étrangeté et un témoin jugé d'une crédibilité irréprochable par la gendarmerie).
La grille de Vallée met ici en lumière un élément fondamental que celle de Hynek oubliait : l'impact physiologique et traumatique sur l'être humain, qui transforme une simple observation technique en une véritable interaction perturbant le vivant.

Comment ces grilles s'appliquent à un phénomène de masse moderne, comme les observations simultanées par des pilotes militaires et des radars (les fameux Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés de l'US Navy dits "Tic-Tac" ?

L’analyse de l’affaire du "Tic-Tac" (Incident du porte-avions USS Nimitz, 2004) est passionnante. Contrairement aux cas de Trans-en-Provence et Valensole qui reposaient sur des témoins uniques au sol, ce phénomène moderne a été validé par l'US Navy, des pilotes d'élite, des radars de surface et des capteurs thermiques infrarouges (FLIR).
Voici la grille de lecture scientifique appliquée à ce dossier militaire :
1. Selon la classification originale de J. Allen Hynek
L'incident du Tic-Tac combine plusieurs catégories de la grille de Hynek, ce qui renforce sa crédibilité :
Échos Radar (RAD) : C'est le point de départ. Le navire USS Princeton a traqué ces objets sur ses radars ultra-perfectionnés SPY-1 pendant près d'une semaine. L'objet chutait de 24 000 mètres d'altitude à la surface de l'océan en moins d'une seconde.
Rencontre du 1er type (RR1) : Le commandant David Fravor et sa coéquipière Alex Dietrich ont établi un contact visuel direct à courte distance en plein jour. Ils ont décrit un objet blanc et lisse de 12 mètres de long, sans ailes, sans dérive ni moyen de propulsion visible.
Pourquoi pas une RR2 ? L'objet a causé un bouillonnement majeur à la surface de l'eau (observé par les pilotes), mais aucune trace matérielle ou physique permanente n'a pu être collectée dans l'océan après son départ.

2. Selon la classification multidimensionnelle de Jacques Vallée
Dans le système de Jacques Vallée, l'incident se classe dans la catégorie MA-2 (Manœuvres avec distorsion de la physique).
La catégorie (Manœuvres - MA) : L'objet a démontré des capacités de vol impossibles pour la technologie humaine. Lorsqu'il a été intercepté par l'avion de combat F/A-18 Hornet, le Tic-Tac a "anticipé" la trajectoire du pilote, a accéléré instantanément à une vitesse supersonique sans créer de bang sonique, et est réapparu quelques secondes plus tard sur un point de rendez-vous secret des pilotes.
L'indice d'intensité (Sous-niveau 2 / Effet physique direct) : L'objet a été capté et verrouillé par les instruments de visée infrarouge de l'armée américaine (vidéo officielle FLIR1). Sa présence physique réelle est confirmée par des machines optiques et des données mathématiques de trajectoire, excluant définitivement l'illusion d'optique ou l'hallucination des pilotes.
Pourquoi pas une CE-3 ? Aucune entité biologique ou occupant n'a été aperçu à l'intérieur ou à l'extérieur de l'appareil.

Synthèse de la fiche technique de l'incident
Classification Hynek : RAD + RR1 (Cas combiné Radar / Visuel).
Classification Vallée : MA-2 (Manoeuvres aérodynamiques avancées enregistrées par des capteurs).
Classification officielle du Pentagone (AARO) : UAP (Unidentified Aerial Phenomena) non résolu, considéré comme une technologie aux performances cinétiques inexpliquées.
Cet incident moderne montre que la classification Hynek-Vallée reste un outil moderne puissant. Elle permet d'étudier les technologies dites "en rupture de physique" de la même manière que l'on étudiait les soucoupes des années 1960.
 

SOMMAIRE UFOLOGIQUE - ACCUEIL