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On s'en doute, depuis le scoop de RTL présentant Patrick. M comme l'auteur d'un canular intersidéral ayant berné la terre entière avec "sa" photo de Petit-Rechain, le CERPI est sur les dents. Il n'est évidemment pas le seul. Mais là où la plupart des gens crient au scandale et où d'autres rappellent - à juste titre - que cela n'affecte en rien la vague belge de 89-92 dans sa globalité et que cela n'en donne toujours aucune explication définitive, le CERPI s'interroge et fait même bien plus que s'interroger sur les informations qui sont parvenues jusqu'à nous à ce jour. Car, nous allons le démontrer sans livrer de secret d'état et sur seule base de ce que chacun sait - ou pourrait savoir jusqu'ici - le témoignage de Patrick M. est hautement suspect. Pis que cela, il pue le mensonge à plein nez ! Mais où va-t-on si même dans les supercheries, on trouve des impostures ?
Nous l'avons dit, la manière dont les journalistes sont remontés jusqu'à Patrick M. est déjà plutôt contradictoire. Il faudrait se mettre d'accord :
ou bien l'intéressé s'est adressé lui-même, spontanément, à la chaîne de télévision, ou bien on a réussi à retrouver ses coordonnées après un long travail de recherches.
Dans notre enquête, nous allons nous baser sur les éléments diffusés par RTL ainsi que ceux publiés dans l'Avenir-Verviers. Les commentaires du CERPI figurent en bleu et
en gras.
Sur « L'Avenir », http://m.lavenir.net/Article.xhtml?contentid=1520496 (cet article a été retiré du Net entre temps) on remarque :
Célébrissime, la photo de « Patrick », n'a pas fini de faire parler d'elle. On devrait même plutôt dire… jaser puisque aujourd'hui l'auteur a confié à RTL-TVI et à L'Avenir Verviers, l'histoire extraordinaire de cette « private joke », au départ, devenue un phénomène médiatique et scientifique puisque l'on s'en est emparé jusqu'à la NASA !
Vraiment ? C'est ce que tout le monde dit, y compris les journalistes. Quels sont donc les noms des personnes et/ou des services qui s'en sont occupés ? Où sont ces rapports et que disent-ils ? En milieux ufologiques, cette affirmation est mise au conditionnel. En fait, il s'agit d'une fausse vérité. Il y a bien quelqu'un de la NASA qui s'est occupé de la photo, M. Richard Foster Haines. Mais il ne l'a pas fait sous l'égide de la NASA, pour laquelle il a pourtant bien travaillé.
«Il s'agissait d'un morceau de frigolite, un triangle de 60 à 80 cm de côté, que j'avais peint avec une vieille bombe acrylique bleue, celle qui me restait», explique Patrick. « J'avais mis trois ampoules blanches dedans aux angles et une quatrième au centre coloriée en rouge avec un marqueur indélébile. À l'époque, j'habitais Petit-Rechain, rue Nicolas Arnold, à deux jardins du ministre Melchior Wathelet…
(Ah bon ! Sensationnel ! On ne sait pas au juste si on parle du père ou du fils dudit ministre et cela n'a guère d'importance. Pourquoi ne pas impliquer le monde politique au passage, avec une fausse piste, une piste fumante, ou en mélangeant les sujets ? Au point où on en est...)
Avant le jardin, il y avait une petite cour et c'est là que la photo, en fait une dia, a été prise.
(Ah ! Jusqu'ici, nous nous étions laissés dire que la "blague" avait été imaginée et réalisée dans l'usine où travaillait Patrick M. Sur le Net, certains avaient d'ailleurs réagi humoristiquement en commentant : "Ils y en a qui travaillent fort, à l'usine !").
"J'avais posé un manche de brosse à l'horizontale entre le dessus d'un mur et une escabelle. Et avec un fil nylon de pêche, j'y ai attaché au manche de brosse ma maquette d'OVNI."
(Même remarque : nous avions compris qu'il s'agissait d'un travail collégial… Soit !)
"Mais comme il me fallait voir les lumières sous la maquette et que mon appareil était sur un pied posé dans ma cour,..."
(Ah bon ? Dans ce cas, nous avons encore beaucoup à apprendre sur
cette affaire ! En effet, dans le VOB1, p 415 on ne parle pas du tout d'un appareil posé sur pied mais bien que le témoin avait « coincé du mieux qu'il pouvait contre
l'arête d'un mur »).
"J'ai dû encore utiliser une série de fils pour la mettre en biais, de sorte que comme cela, dans l'angle de vue, on ne voyait plus que la maquette et le ciel… C'est « la » dia que tout le monde connaît, qui a fait la une de tant de publications… Sur les autres que j'avais prises à l'époque et que je montrerai aux médias dès que je les aurai retrouvées, j'ai plusieurs fois déménagé…, on voit bien que c'est une supercherie ! »
Ah ça ! Nous ne doutons pas qu'il s'agisse d'une supercherie ! Cependant, il faudrait voir où elle se situe exactement... Ces photos, Patrick M. ne les a apparemment pas retrouvées entre temps - trop occupé avec les journalistes comme on l'imagine et, dans le VOB1, il n'est question que de deux photos, l'autre ne montrant rien de visible. La photo portait le numéro 35, ce qui laisse supposer un film de 36 expositions. Celles réalisées avant étaient supposées, jusqu'ici, sans rapport - des photos de vacances par exemple.)
Mais pourquoi ce gag… planétaire ? « Au départ, ça ne devait être qu'une blague que je voulais faire à mes collègues de l'usine de Petit-Rechain où je travaillais comme tourneur-ajusteur.
Oui, un tourneur-ajusteur qui ne s'y connaît pas plus que ça en photographie, il le reconnaît lui-même en évoquant le point du temps de pose B. Pas de problème en ce qui concerne ses talents éventuels de bricoleur. Mais donc soit on accepte que le hasard ait particulièrement bien servi sa cause, au point de berner une petite armée d'experts, soit il s'agit d'un petit génie de la photo qui s'ignore, soit il y a un sérieux "problème" au niveau de la photo, non ? Et si… et si la photo avait été retouchée par la suite ? Et si elle avait fait l'objet d'une substitution ? Qui a eu l'original ? Nous en aurons la réponse, ici même.
Le sujet des OVNIS étant sur toutes les lèvres puisqu'on était en pleine vague d'OVNIS sur la Belgique. Je leur ai montré la photo de l'OVNI que j'avais vue".
Ah ! Cela ne sera plus vraiment une surprise pour personne, mais ce monsieur serait-il donc menteur "jusqu'au trognon" ?) En effet, ici la phrase "l'OVNI que j'avais vu" est contradictoire et potentiellement lourde de sens. Ou bien on parle au sens propre et P.M. a réellement vu un OVNI, dans ce cas la supercherie est une imposture (si vous suivez toujours ?) soit il s'agit d'une supercherie et dans ce cas P.M. n'a pas vu d'OVNI.
"et ils ont voulu des duplicatas… C'est comme cela qu'une série a été distribuée...
AH ! Nous allons de surprise en surprise ! D'une seule photo, on est d'abord passé à deux. Ensuite, il y en avait plusieurs (à noter, pour les puristes qu'à partir de deux c'est bien le pluriel. Mais la question n'est pas là puique...). Pour finir, il y en a eu une série ! Hé bien, oui. C'est bien connu que l'on peut reproduire des photos. Là, nous n'apprenons rien à personne. Sauf qu'à l'époque il ne s'agissait guère de numérique et que cela coûtait un peu de sous pour l'occasion... Mais bien sûr, il pouvait s'agir d'un investissement mineur eu regard des bénéfices.)
"et qu'un des ouvriers en a donné une à un photographe de l'agence Belga, Guy Mossay.
Voilà enfin une information probablement exacte, corroborée par le VOB1 en tous cas. Notre individu a dû connaître une défaillance passagère dans son art du mensonge !)
"Il est venu emprunter l'original, l'effet boule-de-neige ne faisait que commencer… »
Ceci ne répondrait-il pas à l'une de nos questions, exprimées plus haut dans ce document ? Mais pour revenir sur ce qui a déjà été dit, il est dommage que, jusqu'ici, aucun collègue en question ne soit venu confirmer les choses, pas plus que son ex-compagne, Sabine M.
À toutes fins utiles, signalons que le CERPI connaît les noms réels des deux personnes en question, mais qu'il fait dur dur de trouver l'un d'eux sur les réseaux sociaux habituels. Patrick M. signale avoir déménagé plusieurs fois. Bien que cela n'ait rien de répréhensible et puisse se justifier sur une vingtaine d'années, cela ressemble aussi au comportement d'une personne qui se cache. C'est "amusant" : en faisant une simulation dans un moteur de recherches en utilisant l'un des patronymes réels, on obtient (en France) une importance société de publicité et de marketing Internet. En Belgique, on peut seulement trouver ce qui pourrait être un mariage qui serait tombé la même année que celle de la dissolution de la SOBEPS. Mais dans la même région.)
Pourquoi ne l’a-t-il pas stoppé ? « C'était beau, j'étais jeune à l'époque, l'histoire était belle, j'ai profité un peu des médias,...
Ah bon ? Dans un premier temps il était dit qu'il n'avait connu aucun bénéfice de cette histoire "ou si peu". Mais que signifie "un peu" dans le cas présent, sachant que la photo a fait le tour du monde pour se voir hyper-médiatisée ? À moins que lui aussi se soit fait berner ? Le faussaire faussé ?)
je n'aurais jamais imaginé un tel emballement…
(mais tant qu'à faire, si ça rapporte pendant 20 ans…)
"Mais aujourd'hui, après 20 ans, je me suis dit ça suffit...
(ou bien ça ne rapporte plus assez ? Ou bien y aurait-il autre chose ? Car il nous semble quand même qu'il faille être particulièrement "fort" (ou étourdi ?) pour oublier une oeuvre personnelle devenue mondiale avec tous les remous qu'elle a provoqués).
"et j'ai décidé de révéler la vérité après avoir récemment vu réapparaître mon OVNI dans l'actualité...
Sur quelle planète vit donc ce monsieur pour ne plus avoir vu sa photo depuis des années ? Et que veut-il donc dire aussi par "j'ai décidé". Car il nous semble qu'il n'était plus à ce moment le seul à pouvoir le faire...).
Il fallait bien que je le fasse un jour.
Pour la vérité, ce qui ne semble pas son fait, ou pour le portefeuille, ce qui semble mieux convenir (et conviendrait à plus d'un, d'accord !) ? À moins qu'il ne soit plus indiqué de dire : "le portefeuille de...")
Soulagé de ce secret libéré ? Non, j'ai eu le mérite de faire un truc que personne d'autre n'a sans doute jamais fait. Je l’ai fait, c'est fini ! »
Nous allons nous permettre d'en douter ! Les fakes sont légions. Quant au mot "mérite", nous ne devons pas avoir la même conception des choses...)
Peu de temps après les faits, le Pr. A. Meessen, ex-scientifique de la SOBEPS tentait de manière un peu pathétique de renverser la vapeur face au (faux) témoin. http://player.rtlpro.be/video/OVNI-physicien,-Auguste-Meessen-ne-veut-pas-croire-que-la-photo-de-Petit-Rechain-est-un-faux!/345039.aspx (page désormais inaccessible) Il poussait le bouchon jusqu'à lui demander comment il avait fait pour le berner pendant si longtemps, ce qui est pour le moins paradoxal. En même temps, cela peut se comprendre de la part d'un scientifique qui cherche à comprendre, même ses erreurs, si erreur il y a. Mais l'erreur n'est pas tant à rechercher à ce niveau, mais bien comme l'indiquait dans un autre entretien avec le même physicien M. Magain, astrophysicien à l'ULG : dans le contexte de l'époque, l'aspect sociologique. C'est-à-dire en tenant compte de tous les éléments de départ et la source de l'information.
Au CERPI, nous ne pouvons, une fois encore, que remarquer que même M. Magain, dont les propos nous semblent très cohérents, reconnaît aussi ne pas avoir
eu vent d'un travail de la NASA sur la photo de Petit-Rechain et puis surtout que lui et ses collaborateurs n'ont pas travaillé sur l'original mais bien sur des
reproductions ! Voilà qui en dit long, si le lecteur veut bien se donner la peine de lire attentivement notre page et comprendre entre les lignes.
Pour terminer à ce sujet, avec un double clin d'œil à plus d'un ancien de la SOBEPS, nous ferons référence à un document nous-envoyé et écrit par A. Meessen lui-même.
Nous tairons ses propos généraux qui n'apportent rien de plus pour simplement relever une phrase-clé de cette littérature. Elle évoque son entretien avec Patrick M. (voir
notre lien plus haut) et dit laconiquement : "Je n'ai pas invité le journaliste et son caméraman, mais je n'ai rien à cacher non plus !".
Or donc, nous en revenons à notre point de départ : comment ces journalistes étaient-ils sur les lieux, au bon endroit, au bon moment ? Il fallait bien que quelqu'un les
en avertisse !
M. Meessen dit aussi, à la télévision, qu'il a retrouvé l'autre témoin. Voilà qui nous intéresse prodigieusement d'autant que le professeur émérite de l'UCL signale que
"cela pourrait expliquer" et que l'affaire suit son cours, c'est une question de temps. Mais cela nous semble encore insuffisant. Selon nous, M. Meessen ne devrait pas
seulement mettre en cause l'autre témoin, mais aussi l'autre intermédiaire.
N'oublions pas aussi qu'une technique policière très courante, de base même, consiste - aussi révoltant que cela puisse parfois paraître - à soupçonner les proches immédiats,
les "membres de la famille". Dans de très nombreux cas, cette manière de procéder porte ses fruits.
Après tout, même la SOBEPS, en guise d'expérience comparative, avait aussi essayé de reproduire le phénomène. À l'époque, elle l'avait fait avec une maquette en bois.
Monsieur Meessen, avec tout notre respect et notre considération, devons-nous vraiment vous mâcher la besogne et vous fournir les pièces dont nous disposons depuis cinq
jours au moment où nous écrivons ceci (dates imprimées sur les documents faisant foi, signées de leur auteur) et allez-vous enfin suivre les bonnes pistes ? Toutes les
(bonnes) pistes ? À moins bien sûr que celles-ci n'aient pas été portées à votre connaissance ?
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