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http://scepticismescientifique.blogspot.be/2011/08/photo-de-petit-rechain-les.html
(Cette page existe toujours mais l'accès n'y est plus libre)
Nous estimons ici de notre droit et de notre devoir de répondre, en quelques mots, aux propos de Monsieur Abrassart dans scepticismescientifique.blogspot.be.
Dans la page dont le lien figure en référence, il semble que l’on nous assimile à de « Vrais Croyants » alors que le CERPI est SCEPTIQUE par essence, à la base. La seule
nuance, qui peut parfois prêter à confusion, réside dans notre légère ouverture d’esprit.
Le verbe « croire » s’accommode mal au vocabulaire scientifique. Nous ne croyons donc rien, mais nous étudions, nous débattons, nous analysons, nous recherchons. Tout
comme le font les « sceptiques purs ». Le fait d’explorer des pistes non conventionnelles, en sus, relève seulement de l’examen d’hypothèses, lesquelles peuvent s’avérer
séduisantes, voire sensationnelles, mais nous n’en sommes pas pour autant les « tenants ». Ces hypothèses existent au même titre que d’autres et il n’y a aucune raison que
nous privilégions, par exemple, l’hypothèse extraterrestre.
Nous ne pouvons présumer de la position exacte d’éléments étrangers à notre organisation mais, par les contacts que nous avons eus avec ceux-ci, nous nous permettons de
penser qu’il en aille de même du S (C) OBEPS, sauf peut-être les exceptions auxquelles vous faites éventuellement allusion.
Eu égard à la chronologie des faits et aux propos mêmes de M. Méheust (Je l'ai rencontré personnellement à l'IMI de Paris, lequel a écrit un livre sur le sujet) – qui en
était pourtant ardent défenseur – c’est bien le phénomène psychosocial qui est rationnellement indéfendable, principalement si on veut l’opposer, seul, en guise
d’explication globale.
Puisque vous évoquez le point de la valeur de preuve des témoignages*, il nous semble permis de nous étonner que l’on mette en doute la totalité des témoignages relatifs
à la Vague Belge, mais que l’on accorde aveuglément crédit à celui de Patrick Maréchal.
D’autant que son récit reste truffé de contradictions, de points d’ombre et
même d’invraisemblances, au sujet de son imposture. Y aurait-il donc deux poids et deux mesures ?
Vous ne pourrez que le reconnaître : il sera à tout jamais impossible de reproduire les conditions de vues de la diapositive sur base d’une maquette de reconstitution.
Nonobstant les aveux « spontanés » (plus de 20 ans après coup !) de l’intéressé, qui peuvent être mis sur un pied d’égalité avec nombre de témoignages agissant en sens
inverse, il est donc matériellement impossible de prouver qu’il s’agit bien d’une falsification. Nous sommes ici, vous et moi, bien obligés de « croire » les propos de
M. Maréchal et, vous le savez désormais, ce verbe ne nous convient pas. En fait, le problème de la reproductibilité se présente ici à rebrousse-poil et se présente comme
pour le moins gênant alors qu’on oppose d’ordinaire ce point au nez des défenseurs de l’inexpliqué.
Dans le cas présent, la croyance dont vous nous affublez à tort, sert vos intérêts, lesquels consistent à nier un caractère inexpliqué à la Vague Belge. Nous nous
limitons à en constater les lacunes argumentaires qui existent dans les deux camps, par souci d’objectivité.
En conséquence de quoi, sur base de vos propres principes et ne vous en déplaise, la Vague Belge reste momentanément inexpliquée ce qui, nous sommes d’accord,
ne signifie pas qu’elle restera indéfiniment inexplicable.
Nous regrettons vivement que votre empressement à tout nier en bloc, ce qui est aussi stupide que de tout admettre de la même manière, vous entraîne à entacher le CERPI de
qualificatifs qu’il ne mérite pas, en mettant en cause la totalité de ses membres (alors que vous ne les connaissez manifestement pas !) et en prétendant que nous n’ayons
rien lu de la littérature sceptique dont nous sommes pourtant gavés. Ou que nous n’en ayons rien compris. Somme toute, en agissant de la sorte, vous procédez de la même
méconnaissance que celle dont vous nous faites le reproche.
Avant de vous lancer dans des conclusions hâtives, il aurait été délicat de votre part de vous entretenir avec nous au préalable. A moins bien sûr que votre verbiage ne
soit que le reflet d’une "masturbation intellectuelle" qui s’accommoderait alors très bien de la solitude.
Pour être un sceptique réellement objectif,
Il faut l’être dans les deux sens…
* Dont les maigres preuves photographiques feraient désormais défaut mais auxquelles on substituerait, a contrario, un argument également très
discutable en prenant pour vrai un témoignage alors que l’on implique la faillibilité de tous les autres…
NB : L’un de nos physiciens nous faisait remarquer que le titre du blog était lui-même mal choisi : en effet, « scepticisme scientifique », cela n’a guère de sens car la
science examine et constate les résultats, point. Être sceptique constitue déjà un apriorisme, une croyance selon laquelle le postulat serait faux.
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