Le président du CERPI, Michel
Vanbockestal, est allé voir le film "disclosure day" pendant ses
vacances, à Dunkerque (ce n'était pas son port d'attache !). Sa
première réflexion a été que ce n'était pas ce film qui allait apprendre
grand'chose aux ufologues. Voici son avis :
Disclosure Day (2026) est un
thriller de science-fiction réalisé par Steven Spielberg, marquant son
grand retour au thème des visiteurs extraterrestres. Écrit par son
collaborateur de longue date David Koepp, le long-métrage (près de 2h30
mais qui passent très vite !) réunit un casting prestigieux mené par
Emily Blunt et Josh O'Connor.
L'histoire se déroule dans une Amérique contemporaine en proie à une
profonde angoisse collective et à d'intenses tensions géopolitiques
globales. Une présentatrice météo (Emily Blunt) et un expert en
cybersécurité (Josh O'Connor) croisent le chemin de données hautement
confidentielles. Ils découvrent l'existence d'une agence gouvernementale
obscure appelée WARDEX. Cette cellule dissimule au public des preuves
absolues de la vie extraterrestre depuis près de 80 ans.
Plutôt que de s'en tenir à une fuite d'informations classique, le duo
s'organise pour orchestrer le "Disclosure Day" (le jour de la
révélation). Leur but est de pirater les systèmes pour diffuser
simultanément et en direct la vérité incontestable à l'humanité entière,
sans censure possible. Mais, on s'en doute, cela ne va pas plaire à tout
le monde !
Pris pour cible par des agents de l'État déterminés à protéger le secret
à tout prix, les protagonistes s'engagent dans une fuite éperdue à
travers le pays. En tant qu'expérienceurs (c'est-à-dire d'abductés
ou si vous préférez : d'enlevés par des extraterrestres (mais qui
s'ignorent et ce que les spectateurs ne comprendront qu'avec un temps de
retard), le duo se découvre des capacités hors du commun, inhabituelles
aux yeux d'ufologue et en tous cas des miens. Aussi bien du côté
des "méchants" que du duo en question, il sera fait usage d'un élément
bizzaroïde (mais aussi inconnu au bataillon) leur conférant des pouvoirs
très particuliers. Contrairement aux blockbusters d'invasion
classiques, le point de bascule ne repose pas sur des explosions, mais
sur la transmission de la vérité par un langage universel — ici
mathématique — qui force l'humanité à embrasser son destin cosmique.
Critique du film
Le film a suscité des réactions contrastées, partagées entre
l'admiration pour la maestria visuelle du cinéaste et une certaine
frustration face au traitement de son scénario. Cela peut se comprendre. Les points forts
• La mise en scène spectaculaire : À 79 ans, Spielberg prouve qu'il n'a
rien perdu de sa vivacité. Le film brille par des séquences de poursuite
mémorables, notamment un carambolage impressionnant à travers un motel
et une échappée vertigineuse sur un train en marche.
• Une immersion immédiate : Le réalisateur choisit de plonger le
spectateur directement dans l'action sans en donner toutes les clés à
l'avance, inversant les codes habituels du thriller pour renforcer
l'immersion.
• L'interprétation : Emily Blunt apporte une vulnérabilité et une
détermination qui constituent le véritable ancrage émotionnel du récit.
• La partition de John Williams : Pour leur 30e collaboration, le
compositeur livre une bande originale captivante qui sublime l'urgence
et le mystère. Les points faibles
• Un scénario prévisible et parfois cliché : De nombreux critiques et
spectateurs déplorent le manque d'originalité du script de David Koepp.
Le traitement visuel des extraterrestres et les ficelles du complot
gouvernemental souffrent d'un sentiment de "déjà-vu".
• Un rythme inégal : Après une entame trépidante, l'intrigue a tendance
à stagner dans son deuxième acte avant d'aboutir à un final jugé par
certains comme retombant un peu trop vite. Le final laisse un peu
sans voix : "Écoutez !" s'écrie Emily Blunt. Rideau, ou plutôt
générique... Thématiques et message profond
Plus qu'une simple histoire d'aliens, Disclosure Day est une œuvre somme
où Spielberg panse les plaies d'une société moderne fracturée. En
s'opposant frontalement au cynisme et à la désinformation, le cinéaste
utilise l'empathie comme une arme de résistance. Là où Rencontres du
troisième type cultivait l'émerveillement naïf de l'enfance, ce film
livre le regard plus grave mais profondément optimiste d'un homme qui
appelle l'humanité à s'unir face à la vérité. En conclusion, nous
ne sommes effectivement pas seuls et nos gouvernements (notamment
étasunien) nous cachent énormément de choses, mais là aussi on s'en
serait doutés.