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Mimétisme ufologiqueJe parle ici du passage de Jean-Luc Vertongen, ancien responsable du réseau d'enquêtes de ladite SOBEPS, que l'on peut trouver à la page 443 : "Réflexion d'un enquêteur". Or donc, le brave Jean-Luc y va de ses commentaires sur la vague belge et, dans les premières pages, se limite à quelques
considérations, pertinentes certes, mais qui ne vont pas plus loin. Puis, il en vient à cette notion de mimétisme ou plutôt de
"comportement mimétique" du phénomène. Et de préciser : "par mimétisme on entend cette volition du phénomène à calquer des modèles
bien terrestres dans un but apparent de camouflage". Le camouflage, tout le monde connaît, ou croit connaître. En fait, la
technique de camouflage - notamment celle des appareils volants (envisagés ici au sens général, terrien, du terme) est autrement plus
complexe qu'on le pense généralement. Par exemple, la composition chimique de certaines peintures peut jouer un rôle de camouflage sous
certaines conditions mais l'effet se dissiper très rapidement en cas de pluie. Cependant, ne nous mélangeons pas les pinceaux et n'achoppons
pas sur la terminologie : d'un côté il est question de mimétisme et de l'autre de camouflage. Or, il se fait que si tout le monde se fait une
idée assez précise sur la signification du mot camouflage - le camouflage permettant surtout de ne pas être vu ou détecté en se
confondant par exemple avec le milieu environnemental, par les couleurs entre autres, on se rapproche en fait ici de la notion d'homochromie,
bien connue du caméléon (qui devient dingue sur du tissu écossais !).
Mais le mimétisme, c'est autre chose ! Ainsi, par exemple, dans certains cas sans doute aurez-vous l'impression de voir une guêpe. Les plus fins observateurs et connaisseurs des choses de la nature auront vite senti que quelque chose clochait toutefois. En effet : il s'agit d'une syrphe. Il s'agit donc d'une variété de mouche, qui ne ferait pas de mal à... Lors de la vague, certains ont vu dans les triangles mystérieux des F-117A, des avions furtifs, voire des hélicoptères et
même des ballons, tous les objets n'étaient d'ailleurs pas triangulaires non plus. Certains se présentaient sous la forme de cigares ou d'autres
formes encore, ce qui présentait le problème de la diversité. Jean-Luc poursuit en disant (par écrit) : "Tout ceci doit nous mettre en
garde pour ne pas nous laisser abuser par les tours et atours d'un phénomène qui, par ses multiples facettes, nous fascine. Une
fascination qui subjugue et canalise trop facilement notre attention sur une apparente matérialité de manifestations où s'étale toute la maestria
d'une virtuosité technique..." Ici, nous retiendrons, pour notre part, les termes suivants : "apparente matérialité". Mais
qu'a-t-il voulu dire ? Le phénomène ne serait-il pas matériel ? L'ancien responsable du réseau d'enquêtes de la SOBEPS revient ensuite sur la thèse socio-psychologique de Bertrand Méheust, en rappelant la propension à la science-fiction à imprégner l'esprit des observateurs. C'est-à-dire que, comme "par hasard", les engins - d'après certaines observations de témoins - trouveraient l'origine de leur forme dans des publications de science-fiction. Or, on se doute bien que si extraterrestres il devait y avoir, ceux-ci ne reproduiraient pas ces formes "pour nous faire plaisir", pour que "ça clope" car, précisément, cette similitude aurait pour effet de discréditer l'observation et donc le phénomène lui-même : les gens ont inventé sur base de leur imagination et cette dernière s'est inspirée de leurs lectures ou des spectacles visuels auxquels ils ont assisté. Trève de plaisanteries ! Pourtant, si nous allions voir plus loin que le bout de notre nez et si nous imaginions ce petit tour de passe-passe : et si cette similitude apparente avait été voulue,dans ce but précis? Voilà ce qui s'appelle retourner le problème comme un gant ou prendre, comme nous l'affectionnons, le problème à rebrousse-poil. Si c'est bien ça qu'a voulu dire Jean-Luc : c'est bien joué ! Et notre homme y va ensuite d'une autre pirouette, plutôt habile pensons-nous : l'HET ou hypothèse extraterrestre serait, en quelque sorte, une forme de rasoir d'Ockham de l'ufologie, l'hypothèse la plus probable parce que la plus simple, sauf qu'à faire dans la simplicité elle sombre dans le simplisme. C'est bien ce qu'il a voulu dire, d'ailleurs, en parlant de lecture au premier degré. Heureusement qu'au CERPI certains sont de véritables spécialistes des lectures (et écritures) comportant plusieurs degrés. Ce qui n'est pas non plus donné à tout le monde. Mais - et ceci ne fait aucun doute - extraterrestre ou non - le phénomène est intelligent et nous ajouterons : "ou subordonné à une intelligence".Nous ferons à présent un raccourci dans le texte en question pour signaler que Jean-Luc se base sur une appréciation du professeur Auguste Meessen qui affirmerait (affirmait) "qu'une explication "méta-psychique" n'est pas dépourvue de logique et admet qu'elle n'est pas déraisonnable". Dont acte. Jean-Luc en vient alors à ce fameux cube de Necker qui illustre très bien ses propos et qui nous avait frappé dès la première lecture.Ici, il n'est pas question de contamination socio-psychologique, ni d'erreur à proprement parler, ou encore d'affabulation et moins encore de mensonge : ce que les observateurs ont vu était bien réel, même si ce n'était pas ou peu vraisemblable et pourtant ce qu'ils ont raconté était encore bien en dessous de la vérité, laquelle ne pouvait pas leur être connue. Mais ils ont fait de leur mieux... Continuons plus loin dans les propos de l'intéressé et résumons-les car nous aboutissons ici à une assez longue narration (Mais c'est bien parce que vous avez eu le courage de me lire jusqu'ici...) Or donc, une enquêtrice de la SOBEPS vit la très étrange aventure suivante sur une autoroute en Allemagne. Le temps est exécrable, il pleut, on réduit la vitesse et des lumières curieuses apparaissent au loin. Au départ et au fur et à mesure que l'on se rapproche, les gens croient aux phares d'un avion puis se rendent compte qu'il s'agit d'autre chose. Quand ils arrivent plus près ils s'aperçoivent qu'il s'agit d'un gigantesque triangle sur lequel se trouvent des points lumineux. C'est un truc vraiment curieux qui ne ressemble à rien de connu et, en suivant leur progression, ils comprennent enfin que "la chose" n'a aucun équivalent humain connu, on nage en plein irréel. Pourtant, le surréalisme ne s'arrête pas là car, après quelques temps, ils distinguent dans le triangle en question "une forme d'avion complètement noire, sans marque ni inscription, sans identification, qui ressemblait à un vieux bimoteur de la dernière guerre mondiale, de type Dakota, lequel n'apparut qu'un très bref instant". C'est évidemment à partir de ce moment là que, si on avait tout compris jusque là (?), on ne comprenait à présent plus rien du tout ! Mais si vous, vous avez tout compris, alors bravo !D'autant qu'il est préférable de tenir compte d'une autre précision de Jean-Luc avant de se prononcer. L'enquêtrice SOBEPS signale qu'elle a refusé de croire qu'il pourrait s'agir d'un OVNI jusqu'au tout dernier moment de son observation, c'est-à-dire jusqu'au moment où elle se trouvait si près qu'elle ne pouvait plus penser autrement. Et c'est à ce moment précis que le Dakota est apparu. Distinctement et simultanément au triangle. Il ajoute que si l'on avait voulu "rassurer" les observateurs éventuels (et accidentels ?) au moyen de quelque chose de plus familier (?) sans doute aurait-on utilisé quelque chose de plus contemporain. On peut être d'accord sur ce point. Tout dépend du point de vue où l'on se placeet de l'effet escompté. Bien ! Et où tout cela nous mène-t-il ?Sans doute est-il intéressant de faire savoir à nos lecteurs un détail complémentaire que signale Jean-Luc dans la même envolée. A savoir qu'alors même que nos individus se déplaçaient le long de l'autoroute allemande et qu'ils faisaient leur étrange découverte, les rotatives du journal belge "Le Soir" imprimaient justement pour l'édition du 20 mars la photo d'un authentique Dakota. "...Cet avion venait d'être placé devant le "Victory Memorial", un musée consacré à la seconde guerre mondiale, musée qui se situe à Hondelange, le long de l'autoroute de l'Ardenne, près de la frontière luxembourgeoise." Et de conclure :"Là encore, le hasard a vraiment bien fait les choses (dans Le Soir et le long de l'autoroute)". Mais que faut-il conclure de tout ceci ?D'abord, il nous faut raison garder et nous dire que, lors de l'observation, les voyageurs ont pu croiser la route d'un transporteur aérien (pour le moins) peu classique, qui - justement - déplaçait ledit Dakota jusqu'à son lieu de destination. Dans ce cas, l'affaire devenait une simple coïncidence troublée par la présence d'un engin non conventionnel transportant un anachronisme, lequel se mouvait dans des conditions météorologiques très perturbées qui faussaient les perceptions. Dans ce cas, tout était réel, tout était humain, tout était explicable et rien ne nécessitait une intervention extraterrestre. Seulement voilà, nous avons vérifié et il se fait qu'un Dakota a bien été transporté à l'époque en direction dudit musée, mais qu'il était démonté et qu'il avait nécessité trois camions pour arriver sur place. Ce n'est pas vraiment le type d'explications auxquelles nous pouvions nous attendre, qui aurait corroboré notre hypothèse rationnelle. Alors ? Alors, nous osons espérer que l'information officielle n'a pas été tronquée et que le Dakota a bel et bien été transporté comme l'a indiqué le Journal "Le Soir" himself, sinon - bien évidemment - les choses risquent de devenir vraiment très compliquées. S'il nous fallait imaginer, en effet, que le célèbre journal belge aurait menti à ses lecteurs afin de couvrir une opération de transport beaucoup plus élaborée, par exemple avec l'aide de l'armée américaine (qui, après tout, était directement concernée - si on exclut le collectionneur français cité dans l'article...) et en utilisant un procédé révolutionnaire, le travail des chercheurs deviendrait rudement compliqué ! Cela impliquerait alors une collaboration, difficilement concevable. Mieux vaut ne pas suivre cette piste qui nous emmènerait trop facilement aux portes de la théorie du complot. Jetons à présent un regard attentif sur le document ci-contre, lequel peut paraître trop beau pour être vrai. Mais depuis combien de temps cette technique est-elle connue, depuis quand est-elle opérationnelle ? Quelles en sont les applications, ou quelles pourraient-elles être ?Camouflage - furtif par Tsubasa Soit ! Camouflage, homochromie, mimétisme, anachronisme, technologie, illusions d'optique concrètes, matérialité virtuelle... à quoi tout cela vous fait-il penser ? Certes, comme Jean-Luc le signale dans son chapitre, il n'est pas question ici de prôner une ufologie plus orthodoxe mais de souligner le caractère protéiforme de la question qui rend nécessaire une recherche plus diversifiée ainsi que l'exploration d'autres pistes. Résumons-nous donc. Le phénomène (OVNI) existe, cela ne souffre pas la moindre discussion. Il est intelligent ou subordonné à une intelligence sans pour autant
que celle-ci soit automatiquement extraterrestre. Lors de la vague belge, il n'a pas cherché à se cacher, pas ouvertement en tous cas
puisqu'il s'est manifesté en de très nombreux endroits, à de très nombreuses personnes, dont des gendarmes et des personnes hautement
crédibles. On pourrait même aller jusqu'à dire qu'il s'est étalé, un peu comme dans une démonstration de puissance, très arrogante, au cours
de laquelle il n'avait manifestement aucun scrupule à être vu. (Cela s'est également très bien vu dans
le cas de Thoricourt)
Puissance ? Cela reste à voir car il n'y a eu aucun conflit, aucun engagement et aucune comparaison. Les quelques éventuels "contacts",
pour autant qu'ils n'aient pas reçu une explication scientifique, se sont soldés par des manoeuvres d'évitement qui introduisent la notion
contradictoire d'élusivité. Il existe cependant un point limite, c'est-à-dire que le phénomène se montre mais ne communique pas.
Pas avec nous en tous cas, ni avec aucun observateur. A partir de l'observation du Dakota, comme le fait très bien remarquer Jean-Luc, quelle devient - sinon nulle - la crédibilité des témoins de l'autoroute ? Que devient la parole de centaines de témoins à partir du moment où ceux-ci n'ont pas tous vu la même chose alors qu'ils décrivaient le même phénomène ? (cas de Thoricourt). Que deviennent les ruses et prudences des enquêteurs lorsque les apparitions sont variables, se calquent sur les récits de science-fiction, se font grandiloquentes et grandioses mais insaisissables, qu'elles anticipent les événements en se mettant - au besoin - en concordance de phase avec ceux-ci ? Que devient même la crédibilité d'une association, même très en vue, lorsque le même phénomène se cantonne à sa propre communauté linguistique si c'est pour éviter la communication ? Idem dans les cas de RR3/RR4 où les témoins rapportent des faits tellement invraisemblables qu'ils ne peuvent forcément pas être crus (le mécanicien diesel qui se voit sollicité pour une réparation de la "soucoupe" à l'aide d'un tournevis, l'extraterrestre qui réclame de la lessive, demande un sandwich, un champignon; le mur escaladé à la perpendiculaire et en dépit de la pesanteur, etc.) ? Ce faisant, le phénomène ne vise pas seulement la décrédibilisation de ses témoins mais aussi, par récurrence, celle de toute l'étude du phénomène en question. En introduisant ainsi volontairement des aberrations grossières, des invraisemblances majeures, des contradictions fondamentales, le phénomène use et abuse de notre rationalisme, de notre logique (qui est donc théoriquement aussi la sienne ou au diapason de laquelle il se met) et sait très bien où il va ! Il dénote d'une très bonne connaissance de notre quotidien, dans ses moindres détails, au point de pouvoir facilement jongler de manière à balayer devant sa porte et à enrayer les recherches qui le concernent.
Alien files S01E17 les Men in Black par grandeetoile
Mais la présente théorie ne pècherait-elle pas elle-même par son invraisemblance puisqu'elle prétendrait que les invraisemblances
ufologiques seraient volontairement mises sur pied par le phénomène à étudier afin de nuire aux recherches effectuées à son propos ?
Peut-être. En conclusion, l'ufologie est incontestablement une étude multidisciplinaire très utile, quel que soit l'objet de son étude, c'est-à-dire que celui-ci soit d'origine extraterrestre (quel serait le but de ces derniers ? Représenteraient-ils un risque pour notre société, notre civilisation ? Nos espaces aériens peuvent-ils ainsi être perpétuellement violés et impunément ? Notre technologie ne permettrait-elle pas d'avoir un contrôle absolu sur la navigation, comme nous venons de le voir avec la disparition du vol MH370 ? Ces êtres seraient-ils chez nous depuis déjà très longtemps ? Que nous cacheraient-ils ? Quels enseignements pourrions-nous tirer de ces gens probablement bien plus évolués ? Quelles seraient les conséquences de l'obtention d'un tel savoir ? Etc.) ou autre, soit militaire, scientifique, psychologique, subissons-nous une manipulation ? De la part de qui ? Visant quoi ? Devons-nous en avoir peur ? Comment les choses fonctionnent-elles ? Nous ne savons toujours pas ce que sont les OVNI et, en effet, le saura-t-on jamais ?Mais nous avons de bonnes raisons de croire qu'ils cachent quelque chose. La logique nous dit que si l'on cache, c'est qu'il y a quelque chose à cacher. S'il y a quelque chose à cacher, c'est aussi qu'il y a à découvrir. Plus il y aura de dérision à l'égard de l'ufologie, sans doute moins y aura-t-il d'ufologues ou de chercheurs et donc moins on aura de chances de découvrir ce qu'il y a à découvrir. Dans son chapitre, Jean-Luc a laissé un autre message, un peu plus subliminal. Mais nous n'allons pas tout vous dire... Nous risquerions de ne pas être pris au sérieux. Donc, cela doit être vrai...Vers Arc-Wattripont (piste alternative) - sommaire Arc-Wattripont - sommaire surnaturel - haut - accueil - précédente - UFOLOGIE (général) - UFOLOGIE (enquêter) - Les triangles de la vague belge |