Nous
allions donc de découverte en découverte et de surprise en surprise. Mais, en
dépit de ce que nous avions déjà pu vérifier en tant que réalités incontestables
de terrain, qu'avions-nous d'autre à nous mettre sous la dent qui aurait été de
nature à corroborer la piste alternative audacieuse sur laquelle nous nous
étions lancés, d'abord sans trop y croire ?
D'autant que d'une "simple piste ufologique" nous nous trouvions propulsés bien
plus loin encore, sur les traces d'une base souterraine secrète, extraterrestre,
militaire ou mixte...
Mais au fait, que faut-il entendre par "mixte" ? Il est évident que l'on ne peut
que cruellement manquer de renseignements à propos d'une base... secrète ! Cela
coule de source. Nous ne pouvons donc que supposer que l'idée d'une piste
ufologique était déjà venue dans l'esprit de certains par le biais de
manifestations observées qui auraient permis le lien de cause à effet - au moins
dans leur entendement, en raison notamment du degré d'étrangeté. Mais ce
postulat devait leur paraître par trop invraisemblable si bien qu'un peu de
rationalisme allait les inviter à modérer leur propos et à s'en tenir à une
base militaire. Dans ce cas, il ne devait plus être question de
l'éventualité de visiteurs étranges mais plutôt d'expériences militaires, sur
une arme ou une énergie encore inconnue du grand public et dont l'influence se
serait fait sentir entre ces murs (et d'autres, donc...) D'autres encore,
soucieux de pousser le bouchon jusqu'à sa dernière limite ou bien de moduler
leurs perspectives ont pu imaginer que, suite à l'affaire Roswell ou de toute
autre affaire similaire, les militaires de l'OTAN auraient usé de rétro
ingénierie pour tenter de mettre certains nouveaux principes ou procédés au
point. Tout cela est bien beau, osé au possible, mais revient également à mettre
la charrue largement avant les bœufs.
Quant
à nous, nous ne pouvions pas adhérer à pareille hypothèse à défaut de nouveaux
éléments, lesquels auraient dû s'avérer bien plus probants. Il ne fallait pas
perdre de vue, notamment, le fait que notre enquête de 2010 avait mis en
évidence le fait que les plaintes des Dubart quant aux "phénomènes connexes" que
nous avons énumérés précédemment (pour rappel : lumière vive les empêchant de
dormir, bruits de moteur au niveau des pylônes de câbles à haute tension,
coupure systématique de leur téléphonie, fixe et mobile, toutes les nuits les
obligeant à appeler la police quotidiennement, vers minuit, manège très
perturbant de véhicules équipés d'un matériel de technologie avancée), n'étaient
pas fondées, ou si peu. Mais nous avions aussi évoqué la possibilité de
l'utilisation de mouchards placés sur nos véhicules, lesquels auraient, le cas
échéant, mis nos interventions en échec
Or, parmi ces phénomènes, certains auraient
assez bien cadré sinon avec des agissements extraterrestres du moins à des
opérations militaires occultes. Seulement voilà, nos missions nocturnes de
surveillance, dignes de détectives privés n'avaient pas permis de remarquer le
moindre véhicule "super tuné façon super-trooper". Par ailleurs, l'un des
gendarmes nous avait permis de comprendre que certains propos, notamment quant à
leur téléphonie, étaient nettement exagérés :un relevé auprès de la compagnie
des téléphones n'avait relevé qu'une vingtaine d'appels des Dubart vers les
services de police - soit très largement en dessous du compte. Pour ce qui était
des lumières vives baignant leur chambre, les Dubart ne nous auraient jamais
permis de passer la nuit avec eux, dans la chambre d'à côté.
Connaissant
leur caractère, on se demande d'ailleurs bien comment le fameux Jacques Léon
Theodor aurait pu réussir à les convaincre d'aller dormir ailleurs afin de lui
permettre de passer la nuit seul dans leur maison, dans l'espoir de vérifier, de
confirmer ou d'infirmer l'existence des phénomènes, à l'aide de son matériel
sophistiqué ! Pour terminer là-dessus, il convenait de dire que - pour bizarres
qu'ils pouvaient paraître, les bruits de moteur au niveau des câbles pouvaient
trouver une explication rationnelle : dans certaines conditions d'humidité
ambiante de l'air, des arcs électriques peuvent se produire en provoquant un
crépitement plus ou moins puissant que les Dubart auraient pu interpréter à leur
manière...
Donc,
le peu de choses dont nous disposions qui aurait éventuellement pu venir
au secours de "la piste alternative améliorée" se volatilisait. Sauf
qu'en y regardant bien... tout cela pouvait aussi être remis en question
! Il faut pour expliquer cela s'envoler aux portes de la science
fiction. Mais une fois de plus nous allons voir que tout se tient en
correspondant à des possibilités plausibles ou des réalités de terrain.
Ainsi - pour ce qui est des coupures de
téléphonie il fallait se remémorer que nous étions initialement en 1993 et que
la situation - qui était supposée avoir perduré jusqu'au moins en 2010 -
imposait des conséquences imprévues sur ce point. La première veut que les
Dubart aient parlé d'avoir été obligés d'appeler les services de police
quotidiennement. Mais à l'époque le terme "police" était un vocable générique
qui désignait aussi bien la police que la gendarmerie. Or, rappelons-nous que
les gendarmes avaient reçu pour consigne de ne plus répondre aux appels des
Dubart et de ne plus se rendre chez eux, sauf bien sûr s'il y avait péril -
black-out obligé ! Les Dubart n'auraient donc pas tardé à s'apercevoir qu'il
leur était inutile d'appeler la gendarmerie. Pourtant, on sait que leurs appels
aboutissaient à un dispatching qui switchait vers le corps de "police"
opérationnel à cette heure de la nuit et que - si l'appel était donné vers
minuit - il ne pouvait concerner que la gendarmerie ! Or donc, le dispatching
lui-même devait avoir fini par se rendre compte de la nécessité de changer son
fusil d'épaule. En conséquence de quoi, il devenait pratiquement inutile de
procéder au relevé auquel s'est livré le gendarme ! Par ailleurs, le relevé
aurait-il tenu compte, chez l'opérateur téléphonique standard, des appels passés
avec la téléphonie mobile qui dépendait d'autres opérateurs ?
Ce point de téléphonie allait d'ailleurs en
soulever un autre : nous devions nous rappeler que peu après le "massacre
télévisuel" organisé par la chaîne de télévision belge, la téléphonie du CERPI
avait été placée sur écoute - point vérifié et confirmé par l'opérateur. A
l'époque, l'affaire Snowden allait éclater alors que le CERPI entretenait bien
des rapports avec les pays de l'Est, pouvant être considérés comme voyous aux
yeux des USA et de la NSA. Mais ce n'était pas cela qui était en cause. Nous
étions d'ailleurs bien trop "insignifiants" pour intéresser la NSA en quelque
façon. Dans la même foulée, il faut se rappeler que le siège social du CERPI
voyait se profiler d'étranges et inquiétants rôdeurs dans son entourage. Nous
l'avions bien dit : on nage presque en plein roman ! Et pourtant, tout est
absolument exact.
Sans
doute. Mais où cela nous mène-t-il ? C'est là que Sherlock Holmes ou Hercule
Poirot font fonctionner leurs petites cellules grises ! Bien que nos missions de
surveillance nocturnes étaient organisées en toute confidentialité et bien
entendu sans en aviser les Dubart, la surveillance de notre téléphonie pouvait
donner certaines indications indirectes. En outre, la présence des rôdeurs
pouvait se justifier par une simple surveillance de nos allées et venues. Mais
les rôdeurs pouvaient également placer des "mouchards" sur nos véhicules. Plus
simplement, car on peut ici aussi faire usage du principe d'économie, il leur
aurait suffi d'en placer un seul sur le mien. Puisque je participais
systématiquement à toutes les missions, si le système avait été mis en place
comme supposé, les gens qui circulaient à Arc-Wattripont dans leurs véhicules
super équipés étaient avisés de notre arrivée bien avant que nous soyons sur les
lieux. Il ne leur restait plus qu'à s'éclipser, provisoirement, jusqu'à ce que
nous nous en allions, bredouilles... et puis ils pouvaient revenir
tranquillement pour vaquer à leurs occupations inconnues et potentiellement
suspectes. Quand on y pense, cela pouvait donc avoir été très simple. Cela
semble invraisemblable, limite parano, mais c'était techniquement possible en
2010. Cela aurait même été l'enfance de l'art, pas besoin de se chercher des
complications : c'était parfaitement accessible à toute organisation, surtout si
celle-ci était réputée faire usage de matériel sophistiqué ! Les Dubart
pouvaient donc tout à fait ne pas avoir tort en évoquant leurs phénomènes
"connexes" et ces derniers pouvaient continuer de laisser supposer beaucoup de
choses, y compris des agissements militaires louches. Peut-être, mais de là à
supposer la présence d'une base extraterrestre, souterraine ou non... il y avait
un pas qui ne pouvait pas être franchi aussi aisément. C'est pourquoi il nous
fallait encore creuser le sujet. Cependant, il ne nous était pas possible de
passer la région au peigne fin. Il s'agit d'une région très étendue, très rurale
: partout des champs à perte de vue; des champs mais aussi des contrées
richement boisées et très vallonnées, des propriétés privées en veux-tu en
voilà. Donc, y chercher une base, secrète, souterraine de surcroît, probablement
étudiée comme il se doit pour n'éveiller aucun soupçon, certainement gardée,
c'était chercher une aiguille dans une meule de foin, dans le noir le plus
profond et avec une seule allumette mouillée, les yeux bandés... Il nous fallait
procéder autrement. Et cela allait rapporter des fruits...
Lorsque
l'on étudie la vague belge de 89, on ne peut éviter de constater une
caractéristique majeure. Il se fait que les observations, après avoir
fait leur apparition du côté de la frontière allemande, se sont
propagées vers l'intérieur du pays, sont passées par la région du Centre
et ont continué leur chemin jusqu'aux Flandres. Et là : stop ! A
quelques rarissimes exceptions près et ce fait est d'ailleurs très
curieux, les triangles mystérieux se sont cantonnés à la francophonie en
y incluant la partie germanophone (souvent assimilée à la Wallonie,
elle-même comprise dans la francophonie) mais en évitant soigneusement
la partie néerlandophone.
C'est un peu comme si, à condition qu'il se soit agi d'extraterrestres,
nos visiteurs se seraient souciés de nos querelles linguistiques
communautaires ! Cela se remarque très bien sur une carte de Belgique,
comme on peut le voir ci-contre.
Bon. Et alors ? Et alors, il se fait qu'Arc-Wattripont se trouve
justement à cheval sur la frontière virtuelle linguistique entre
Flamands et Wallons. Cette même frontière traverse le pays du nord vers
le sud et s'arrête à la frontière allemande d'un côté et à la frontière
hollandaise de l'autre, du côté d'Eben-Emael, vers Maastricht.
Incroyable mais vrai, c'est précisément en ce dernier endroit que se
trouvait jadis une base secrète militaire de l'OTAN, laquelle
travaillait dans
les communications à ce qui se dit (et cela s'est vérifié). Cette
information est vraiment surprenante car au moment où j'écrivais mon
premier livre : Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique", l'existence de
cette base était encore plus ou moins considérée comme un fantasme
d'écrivain. Je me souviens que mon éditeur, qui habitait la région,
m'objectait de ne jamais avoir entendu parler de cette base (Elle
n'était déjà plus en fonction). Nous étions en 2010 ! D'autres se sont
montrés plus acerbes, en prétendant à l'un des mensonges d'un écrivain
en mal de sensationnalisme. Pour ma part, je savais que cette base avait
bel et bien existé car l'un des membres du CERPI y avait passé son
service militaire ! N'était-ce pas profondément contradictoire ? En
effet, aurait-on accepté des miliciens dans une base secrète ?
Eh bien oui... Il faut savoir que lesdits
miliciens étaient conduits en camions bâchés sans qu'ils connaissent leur lieu
de destination. Apparemment, seuls étaient admis des gradés d'un certain niveau
minimal. Il fallait au moins être officier. Sur place, ils étaient dropés
directement dans l'enceinte et ne pouvaient circuler que dans la partie qui leur
était réservée. Dans le cas présent, notre individu explique qu'il avait à
traiter des messages tout à fait anodins (N'oublie pas de sortir le chien, de
rentrer les plantes et de me rapporter 200g de salami à l'ail) et d'autres qui
étaient codés et totalement incompréhensibles. Il existait une partie du
bâtiment où ils n'avaient pas accès, qui était défendue par de grosses portes
métalliques gardées sévèrement par des MP lourdement armés. Bien sûr, ils
étaient aussi tenus au secret et on leur avait expliqué que l'on ne plaisantait
pas à ce sujet, quelques exemples à l'appui...
OK. Et alors ? Et alors, il est clair que certains ont soupçonné la base secrète
en question d'avoir un rapport quelconque avec la vague, notamment par sa
proximité flagrante avec l'une de ses extrémités géographiques. Ensuite parce
qu'une importante RR3 (toujours étudiée à l'heure actuelle par le CERPI) a eu
lieu également à proximité, comme dans le cas d'Arc-Wattripont. Enfin, dans
l'affaire qui nous concerne, si base secrète il devait y avoir dans la région
d'Arc-Wattripont, celle-ci aurait été le pendant exact de son alter ego, faisant
en sorte que la vague belge aurait alors été parfaitement encadrée par une base
militaire secrète située de chaque côté de celle-ci ! Cette hypothèse avait
naturellement quelque chose de séduisant, mais n'était toujours pas avérée.
Sauf
que l'un des deux flancs est quant à lui parfaitement confirmé : la base a bel
et bien existé ! Elle a été démantelée vers 1994 (ce qui signifie qu'elle était
bien encore en activité au moment des événements d'Arc-Wattripont)
officiellement pour cause de désamiantage (en fait, plus probablement à cause de
la chute du mur de Berlin et de la fin de la guerre froide, cette dernière ayant
été la raison certaine de son installation, afin de répondre à des menaces
atomiques !) Non seulement elle a bien existé, mais en plus elle se visite
désormais. Existe-t-il meilleure réponse aux accusations dont j'ai fait l'objet
et qui, comme on le voit, n'étaient absolument pas fondées puisque mes
renseignements étaient parfaitement exacts ?
Or donc, sur un plan potentiel, la base
d'Arc-Wattripont aurait tout lieu d'exister. Son existence n'est pas confirmée,
mais elle est parfaitement plausible. Mais ce n'est pas tout... Lorsque la
technique d'enquête ne peut rien ou pas grand chose face à une situation bien
trop complexe, on peut parfois compter sur le facteur chance. Peut-être cela
a-t-il bien été le cas en l'occurrence. En effet, lors d'une simple balade
pédestre dans la région (encadrée par un club de marche, tout de même) nous
avons pu remarquer l'existence d'une installation officiellement civile mais
manifestement anciennement militaire qui se trouvait là, en milieu très boisé et
reculé, protégé par des clôtures métalliques (avec inscription ancienne "domaine
militaire" !)
On
peut y voir les mâts des antennes qui servent de relais à des services de
communication. Les installations sont encore en service à en juger par le bruit
des machines. Par ailleurs, l'alimentation électrique est assurée (e.a) par des
câbles à haute tension qui communiquent avec... devinez qui, devinez quoi ? Oui,
vous avez gagné : la maison d'Arc-Wattripont !
Non loin de là, on assiste à un petit clin
d'œil de circonstance : la présence d'une grotte dédiée à la Vierge ! Peut-être
y a t il là une entrée qui mènerait à un souterrain. Hélas, pas moyen de s'en
assurer. Tout cela est certes intéressant. Malheureusement, c'est encore
insuffisant. Nous ne pouvions toutefois pas non plus espérer recevoir une
invitation pour une visite guidée... Une investigation ultérieure viendra
peut-être à bout des questionnements. Mais il existe - ici aussi - des solutions
alternatives, dans notre piste alternative ! Nous allons voir cela...
En
questionnant nos cercles d'enquêteurs, nous avons appris qu'il existe
bien dans la région (au sens large toutefois) deux bases militaires qui
comportent à coup sûr un souterrain : celle de Chièvres (où aurait eu
lieu un atterrissage d'OVNI, cela mérite d'être signalé) et celle du
SHAPE à Maisières, près de Mons. Dans ce dernier cas, bien que l'on ne
soit plus exactement dans la région, l'existence du souterrain ne fait
aucun doute. L'un des nôtres a pu nous le confirmer pour l'avoir
constaté de visu au moment de sa réalisation : le trou qui avait été
creusé pour réaliser la partie souterraine était, paraît-il, vertigineux
!) Mais quoi qu'il en soit, ni dans le cas de Chièvres ni dans celui de
Maisières, cela ne peuple pas ipso facto ces souterrains
d'extraterrestres.
C'est ici qu'interviennent les travaux de
deux autres enquêteurs spécialisés en ufologie pour avoir fait partie de la
célèbre SOBEPS. C'est grâce à eux que nous avons obtenu les rapports d'enquête
et que nous avons pu prendre connaissance de deux manifestations
particulièrement remarquables, dont l'une au moins est relatée dans le VOB. Les
choses se passent cette fois très clairement dans la région, à faible distance
de la maison d'Arc-Wattripont. Dans un cas, on remarque un OVNI qui se dirige
très clairement aussi vers les installations que nous avons mises en évidence.
On pourrait même dire que l'engin s'obstine à se diriger de cette façon. Le
deuxième témoignage est cependant encore bien plus interpellant. Il fait état
d'un véritable défilé d'OVNIS, en quantité et se suivant, par petits groupes,
dans une sorte de "défilé". Ici, c'est la nature même de l'observation qui
laisse facilement supposer qu'il y aurait dans le coin... un nid d'OVNIS ! Une
autre façon de parler d'une base, bien évidemment...
Comme on le voit, la piste prenait donc
quelque substance. Ce n'était plus seulement une possibilité très farfelue :
cela devenait presque logique. Quant à mettre les pieds dans la base ou la main
sur les extraterrestres, c'est autre chose ! Mais il ne faut pas rêver non plus.
Il était aussi possible de suivre une autre approche. Nous allons voir ça...
Ainsi, dès notre entrevue avec le garde
champêtre sceptique, j'avais relevé que ce dernier se moquait bien des appels du
vieux Roger Dubart. "Celui-ci l'appelait fréquemment pour des bêtises. Il avait
même un jour prétendu avoir vu un extraterrestre dans son jardin, vous pensez !
Il voyait des tas de choses qui n'existaient que dans son imagination, le vent
dans les arbres, le bois qui craque, ce genre de choses. Rien de sérieux vous
comprenez ! Ces gens avaient incontestablement une forte propension à attribuer
beaucoup trop facilement les choses au surnaturel."* Il n'empêche que le mot
avait été cité : extraterrestre ! Et il figurait là, dans le dossier qui allait
bientôt devenir gigantesque, condamné à un second rôle de sous-fifre subalterne
de figurant, aussitôt oublié. Que serait venu faire "un petit bonhomme vert",
dépourvu de sa "soucoupe volante", dans une histoire de poltergeist ou, pis
encore, de possession démoniaque ? Le pauvre petit être y aurait été perdu comme
une sardine au milieu du Sahara ! N'importe quel enquêteur comprend directement
l'absence totale de rapport. ...Tout comme n'importe quel enquêteur, en voyant
la maison, suspecte immédiatement les câbles à haute tension. Parce que cela
saute aux yeux ! Et pourtant, dans les deux cas, il a tort. A moins qu'il ait
raison dans les deux cas... Mais n'allons pas trop vite !
Bien plus tard, beaucoup plus tard en fait,
en discutant avec l'un des gendarmes qui s'étaient rendus sur place en 1993,
j'ai appris de sa bouche que lui et ses collègues
avaient reçu de leur hiérarchie le numéro de téléphone de la SOBEPS (La Société
belge d'étude des phénomènes spatiaux). L'explication en était très
simple : c'était une époque où les observations d'OVNIS était fréquentes. Mais
il n'y avait bien évidemment aucun rapport. Cela avait seulement glissé dans la
conversation et c'était un détail dépourvu de lien de cause à effet avec la
problématique d'Arc-Wattripont. Ben voyons ! Chacun sait que si l'on a besoin
d'un plombier, il suffit de téléphoner chez le dentiste...
