L'affaire
d'Arc-Wattripont, une affaire ufologique ? Voilà qui demeure difficile à croire
! Mais au fait, pourquoi pas ?
Nous n'allions pourtant pas être au bout de nos surprises en suivant cette voie
puisqu'un individu, qui avait déjà joué un rôle important dès le début de
l'enquête, interrogé par nos soins, nous fit une révélation particulièrement
remarquable :
"Selon une
rumeur locale, la région comporterait une base souterraine secrète, soit
extraterrestre, soit militaire, soit mixte !"
Ces propos étaient tenus par un journaliste free-lance pour lequel nous avons de
bonnes raisons de croire en l'intégrité. Nous savons qu'il n'est pas de ceux qui
prétendent n'importe quoi sans l'avoir vérifié. Il se base donc sur de nombreux
témoignages qu'il a lui-même recueillis, mais aussi sur d'autres arguments qui
vont d'ailleurs croiser les nôtres. Mais avant d'y venir, il convient de
poursuivre au chapitre des révélations de ce journaliste. Ainsi, à l'entendre,
alors qu'il s'était rendu sur place dès le premier jour, se mêlant aux curieux
qui étaient venus en spectateurs curieux et avides de sensations fortes, sa
voiture avait connu une panne inexplicable. Ladite voiture était comme neuve,
parfaitement entretenue et la panne n'avait aucune raison d'être. Seulement
voilà, la voiture refusait désormais tout service et s'était arrêtée en
respectant scrupuleusement le schéma de nombreuses manifestations ufologiques,
comme cela se voyait souvent à l'époque. Il existe, avec cette curiosité, une
petite anecdote dont nous ne résistons pas au caractère savoureux. C'est que
pour pouvoir reprendre la route, ce sont les fameux gendarmes qui étaient
intervenus dans la maison hantée qui ont poussé la voiture récalcitrante !
Pour
la petite histoire, il faut signaler que c'est ce même journaliste free-lance
qui a permis à l'affaire d'Arc-Wattripont d'être connue. En effet, il scannait
les émissions radiophoniques de la police et c'est par ce biais qu'il a été
avisé de ce que quelque chose de très exceptionnel était occupé de se produire.
C'est encore lui qui nous a édifié quant à l'existence des agroglyphes et sur le
fait qu'à proximité immédiate de l'un de ceux-ci se trouvait un pylône de câbles
à haute tension qui menaient précisément au-dessus de l'Amityville belge. C'est
toujours lui qui mit le doigt sur un point que nous ne pouvions qu'ignorer au
début, à savoir que la quasi-totalité des gendarmes impliqués dans cette enquête
avaient ensuite été mutés dans d'autres affectations d'autres unités.
Assurément, il ne devait pas s'agir d'une mise à l'écart ni d'une mesure
disciplinaire puisqu'ils sont montés en grades. (en général, la montée de grade
est une marque de gratification, pourtant les gendarmes avaient été plutôt
maltraités par leur hiérarchie...) Nous pouvions facilement comprendre que notre
homme avait déjà mené son enquête sur le sujet. Sa conviction, à propos de
l'enregistrement vidéo des gendarmes, rejoignait la nôtre : l'enregistrement en
question, après avoir été jalousement gardé au parquet du procureur du Roi,
avait ensuite été falsifié. Mais il y avait encore autre chose et ici nous
n'aurions pas pu extraire le renseignement des nombreuses coupures de journaux
dénichées par l'excellent documentaliste de service Giovanni Cosentino, alias le
professeur de physique. Le point en question mettait en évidence que
les Dubart n'avaient pas été les
seuls à souffrir de phénomènes très bizarres.
En fait, on pouvait trouver de nombreux riverains qui connurent des phénomènes
assez similaires. Certes, dans leur cas, ces phénomènes furent moins
spectaculaires, moins nombreux et plus sporadiques. Néanmoins c'est paraît-il
allé jusqu'à leur induire l'idée d'un déménagement, c'est tout dire ! Or donc, -
au début - on pouvait rétorquer qu'une manifestation ufologique qui se serait
traduite par des "interférences" ou "dommages collatéraux" (éventuellement à
mettre possiblement aussi sur le compte d'une activité militaire secrète)
n'aurait eu - à priori - aucune raison de ne toucher que les Dubart. Pourtant,
pendant bien longtemps on a cru que ces derniers avaient subi un "traitement de
faveur" de la part d'un phénomène X. Il n'en était donc rien et la piste
ufologique pouvait subsister. Sans doute, mais de là à parler d'une base
souterraine secrète...
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