Stéphane Allix en vient alors à l'expérience de Karin qui, sous certains aspects, fait un peu penser à un cas de paralysie du
sommeil. Exceptionnellement, l'auteur explique avoir pu assister à un symposium intitulé "Esprit, cerveau et comportement" où il a aussi rencontré le
professeur de neurobiologie Arthur Kravitz. Au matin, il était question de la schizophrénie mais l'après-midi on traitait un sujet un peu plus inhabituel :
"les rencontres extraterrestres". C'est ici que nous citons ce qui concerne l'intitulé du programme : "Le phénomène y est prudemment présenté comme
un état altéré de perception, même si le rédacteur évoque "quelque chose de pas très bien défini". C'est ce qui s'appelle une tournure diplomatique"... Le
conférencier évoque la possibilité de "faux souvenirs", un point que nous connaissons fort bien. Mais cette hypothèse comme celle de la paralysie du
sommeil ne tiennent pas. Et les "experienceurs manifestent des pics émotionnels équivalents à ceux ayant subi des traumatismes majeurs reconnus (viol, accident,
etc.)
Le modèle socio-psychologique n'est pas en cause vu la variété culturelle des individus, l'absence de points de référence. On note par contre un stress
post-traumatique.
On en vient au témoignage de Sue et David. C'est un cas très spécial : Sue manifeste une peur
inexplicable de longue date, elle ne sait pas de quoi elle a peur. (Nous résumons) Une nuit, elle remarque un bruit ainsi qu'une lumière intense.
Au prix de gros efforts, elle se souvient vaguement d'un visage mais ses souvenirs se refusent à elle comme si on avait induit une léthargie.
Il semble clair, dans le cas présent, que Sue a du vivre une expérience d'abduction précédente dont elle a occulté le souvenir. Le
phénomène se reproduit mais il semble y avoir une volonté de la part des "expérimentateurs" d'occulter l'opération. De deux choses l'une : soit
son esprit se refuse à se souvenir d'un événement traumatisant, soit c'est la cause de la léthargie - entendez le phénomène - qui la
provoque. Les "intrus" désireraient donc la discrétion et comme nous avons pris l'habitude de le dire : "Si l'on cache, c'est qu'il y a
quelque chose à cacher !" Le problème est de savoir quoi. C'est même toute la question et, pour les individus, c'est aussi d'être
débarrassés de ces expériences et de leur souvenir. Sue apprend alors par sa
mère que ce genre de choses s'est déjà produite auparavant, quand elle
était petite. Par la suite, des voisins viennent apporter leur
témoignage qui relate effectivement la présence de "quelque chose de
très lumineux". Quant au mari, il explique qu'il était maintenu
paralysé, mais il n'a rien vu de spécial.
La description des abducteurs est
constituée par le grand classique des petits gris avec toutefois parfois
certaines nuances : des êtres de lumière ou "pas vraiment solides comme
nous l'entendons". Dans la description du visage, avec de grands
yeux noirs, on remarque un mot qui ne laisse pas indifférent : "fourmi"
! (Voyez notre dossier sur l'Atlantide et
le continent de Mu).