On entre maintenant dans le vif du sujet avec Stéphane Allix et le sujet des abductions (par des
extraterrestres ? Remarquez que nous mettons cela sous caution car jusqu'à preuve du contraire cela pourrait aussi être tout autre chose,
vu que l'on ne sait pas ce que c'est - on ne fait que présumer qu'il s'agisse d'enlèvements par des ET). L'auteur souligne son
ébahissement face au nombre de personnes concernées, leur sérieux (voire leur notoriété) et le fait que le phénomène se remarque partout dans le
monde. Il cite un exemple frappant, celui d'un prix Nobel de chimie (Kary Mullis) qui révéla avoir fait une expérience de cette
nature. Il écrira (nous citons) : "Dire que c'était extraterrestre, c'est s'avancer beaucoup, dire que c'était étrange, c'est vraiment sous-estimer l'expérience. Ce fut
extraordinairement étrange".
Puis, Stéphane Allix rencontre John E. Mack.
On se pose alors une excellente question qu'il faut bien comprendre : "les ovnis sont-ils réels ?"
Selon nous il convient de comprendre cela comme une question sur le fait de savoir si les ovnis correspondent
à une matérialité concrète, tangible, ou si au contraire il s'agirait plutôt d'une manifestation spirituelle. Nombre d'individus pensent
en effet que les ovnis sont des djinns ou des démons, selon leur religion. (Ce n'est pas le cas au CERPI !) Quoi qu'il en soit, il serait
opportun d'avoir une idée précise quant à leur "substance", pour autant que l'on puisse s'exprimer ainsi. Revenons à nos moutons.
L'auteur rencontre alors Budd Hopkins, une autre célébrité du domaine des abductions. Les conclusions sont les mêmes : les personnes
concernées sont des gens ordinaires qui ont vécu des événements extraordinaires et il serait vain de les croire excentriques, demeurés,
menteurs ou illuminés. Le récit se poursuit en stipulant que les abductés ne cherchent pas une publicité quelconque, qu'ils n'ont pas
rêvé mais auraient préféré que ce soit un rêve, ce ne sont pas non plus des schizophrènes mais des gens équilibrés qui n'ont pas été victimes d'hallucinations.
La régression hypnotique permet d'en savoir plus sur les expériences vécues et les intéressés, ainsi que
l'entourage, en sont profondément choqués. Ce qui est aussi intéressant de noter réside dans la grande cohérence des témoignages, ce qui suppose
des événements de même type, avec les mêmes détails, ce qui revient à dire que des individus du monde entier subissent exactement le même type
"d'examen", avec le même processus, un peu comme dans le cas de l'individu lambda qui se rendrait à un examen d'imagerie médicale : cela
se passe toujours de la même manière si l'on fait abstraction de menus détails. A tout cela s'ajoutent les traces inexpliquées sur le
corps des témoins et, parfois aussi, la présence d'implants (cf Leir).
Nous terminerons, pour la présente page, en rappelant que John E.
Mack n'a rien d'un original. Il a dirigé le département
psychiatrique de l'université de Harvard, si cela n'est pas une
référence... alors ! Ce dernier a écrit dans la conclusion de son
premier ouvrage sur le sujet :
"En somme, la position que j'ai fini par adopter après tant d'heures (des centaines) passées auprès de mes patients victimes
d'enlèvement est que nous nous trouvons devant un profond mystère qui ouvre potentiellement sur de vastes implications pour notre monde
moderne. Rien ne peut pour le moment m'inciter à conclure que quelque chose d'autre que ce que les victimes m'ont rapporté se soit
réellement produit".