Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Extra-terrestres : l'enquête (1)

(Stéphane Allix)


La question que se pose ensuite Stéphane Allix est intéressante et se base sur l'expérience d'un aveugle : ce que nous voyons est-ce vraiment la réalité ? Pour un aveugle, la perception des couleurs n'a pas de sens, pas plus que celle d'un paysage. Tout dépend peut-être d'où l'on se place. Quand on y songe, lorsque nous regardons un objet quelconque nous ne pouvons guère imaginer qu'il soit composé d'atomes et pourtant ils sont bien là ! Lorsque nous prenons place sur une chaise nous sommes loin d'imaginer qu'elle soit essentiellement composée de... vide (nous aurions bien peur de nous y asseoir), or il y a énormément de vide dans les atomes et ce qui permet à la chaise d'être assez solide pour nous supporter réside dans les forces de cohésion qui s'y trouvent. Nous n'y pensons jamais. Soit ! Mais quel rapport avec nos ovnis ?

On ne va pas tarder à le comprendre à la suite du raisonnement de l'auteur qui rappelle que nous sommes nantis de capteurs qui nous permettent de percevoir le monde qui nous entoure mais... à sa façon. Nous reconnaissons certaines choses parce que nous les connaissons et que l'un de nos capteurs (ici les yeux) nous le suggère. Bon ! Mais quand on ne connaît pas ?

Quand on ne connaît pas ce sont généralement des présumés culturels et religieux le cas échéant qui entrent en jeu avec le risque puissant de s'avérer faux. Une autre manière de le dire c'est que lorsque nous voyons quelque chose que nous ne connaissons pas nous essayons, dans un mécanisme réflexe, de le traduire en quelque chose de connu. Ce qui ne veut pas dire que ce soit opportun. Tout dépend de la "traduction" que l'on en fait, de son interprétation. On voit maintenant où l'auteur veut en venir.
Il faut encore ajouter à ces considérations l'exemple des souris d'Aimé Michel : une souris gambadant sur une Bible ne comprendra jamais ce qu'il y est écrit car ce n'est pas son monde, elle ne peut pas restituer du connu car elle ne l'aura jamais appris. Face aux ovnis, nous sommes sans doute semblables à cette souris.

L'auteur en vient au récit d'un couple qui raconte l'abduction dont il a fait l'objet.  Sauf que rien n'est simple et que la présence d'un éventuel ovni y est sans doute encore ce qu'il y a de moins étrange.  L'observation est spectaculaire : ils l'oublient en moins de deux !  Ils s'en rappellent toutefois un peu plus tard mais s'aperçoivent que, en plus, un être était présent, les a fait passer au travers d'un mur avant de les diriger dans "l'engin".  Des rencontres, floues, puis retour.  Voilà !  Et c'est là que Stéphane Allix commence à parler du célèbre John E. Mack, psychiatre de renom et à la carte de visite kilométrique, lequel atteste de l'authenticité des récits : ces gens ne sont pas fous, ils sont sincères, ne sont pas atteints d'une pathologie mentale...

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