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Enquête sur les enquêteurs !
Hypothèse : L'intervention "policière" (au sens large) cacherait une activité illicite et l'affaire n'aurait été qu'une diversion. Nous avons envisagé, à un certain moment, cette possibilité qui nous plaçait dans l'embarras : nos principaux témoins, nos témoins les plus
précieux auraient-il utilisé Arc-Wattripont comme une diversion afin de masquer une activité illicite ? Il nous fallait enquêter sur les enquêteurs, au risque de perdre
- nous l'avons dit - nos meilleurs interlocuteurs ! Pourtant, nous ne pouvions pas déroger à ce devoir d'enquête et il nous fallait même nous montrer très sévères,
d'autant que s'il était avéré que toute l'histoire n'était qu'un coup monté et que les témoignages n'étaient pas fondés, alors il n'était plus utile de poursuivre.
Il aurait toujours subsisté un coin d'ombre sur cette affaire, mais la meilleure base aurait cessé d'exister.
Il se fait que les autorités s'étaient plaintes, concernant l'affaire d'Arc-Wattripont, de ce que celle-ci mobilisait presque tous ses éléments (c'est dire s'il ne s'est rien passé d'extraordinaire à Arc-Wattripont ! Notre pauvre journaliste était vraiment loin à côté de la plaque avec sa piètre enquête !) Or donc, les gendarmes ou les policiers auraient-ils pu s'en servir comme d'une diversion afin de s'approvisionner, pendant ce temps, en oiseaux sous le couvert de leur autorité ? Presque toutes les forces se concentraient sur la "hantise", ils risquaient donc moins d'être surpris par des... collègues. Quant à des quidams, ils leur auraient été facile de se tirer d'affaire sous un autre prétexte bidon : circulez, il n'y a rien à voir ! Nous avons failli intercepter un dangereux suspect... Il est rare qu'une personne lambda prenne un flic en flagrant délit de vol d'oiseaux ! Mais notre piste ne tenait pas la route. D'abord le nom trouvé par nos soins, pour homonyme qu'il était, ne signifiait pas grand chose étant donné qu'il était très courant dans la région. De ces homonymes, on pouvait en trouver à la pelle. Ensuite, c'était celui d'un policier et non d'un gendarme. On connaît l'ordre des arrivées et le fait que ce sont des gendarmes qui ont sollicité la police pour s'occuper du relogement d'Éric. Les policiers ne pouvaient pas prévoir une telle affaire, pas plus que les gendarmes (ou alors, il aurait fallu envisager un gros secret d'état ! Mais nous y reviendrons !) ni donc s'en servir comme d'une couverture. Quant aux gendarmes, ils étaient bien sur place, à Arc-Wattripont. On peut d'ailleurs aussi présumer que les combis peuvent être suivis à la trace par satellite (mais peut-être pas en 1993 ?) Pour mettre définitivement un terme à nos cogitations en la matière, il nous fallait noter que l'affaire datant du 5 janvier, il aurait fallu aller bien vite pour profiter de l'ouverture du parc... En fait, les dates correspondent pour l'année, mais pas pour les jours et les mois. Nous faisions donc chou blanc, mais rarement un échec de notre part a-t-il été autant salué comme une réussite ! Cela nous rassurait presque : nos témoins restaient en course. L'affaire était saine et sauve ! Suite du dossier - précédente - sommaire - haut - accueil |