Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Un gradé qui dérape ?


Bien entendu, nous avons poursuivi notre enquête sur les enquêteurs et formulé une autre hypothèse :

Hypothèse : Outre quelques phénomènes explicables bien que curieux, un jeune gradé aurait dérapé dans ses déclarations face à la presse. Craignant pour sa carrière, il aurait obtenu de "ses gars" qu'ils le soutiennent en maintenant une histoire fantastique.

Que nos amis gendarmes (et policiers car nous avons des amis des deux côtés) se rassurent : oui, nous connaissons le coupable, oui nous connaissons son nom, son grade et le pourquoi du comment ! Enfin, croyez-vous que les forces de l'ordre auraient le monopole des enquêtes bien ficelées (et des couacs lamentables...) ? Eh bien non : le CERPI est également parfaitement capable d'enquêter, même sur des gendarmes (assez) haut placés... Mais nous ne dévoilerons pas son nom, na ! (Qui le voudra, pourra vérifier dans nos archives si nous disons la vérité à ce propos). Parce que nous ne sommes pas des balances.

Et puis aussi surtout parce que cela ne change rien à l'affaire d'Arc-Wattripont.

Expliquons-nous à présent... En fait, au début, nous avions également échafaudé cette hypothèse (nous en avons donc suivi des hypothèses ! Autre chose que ce "brillant" journaliste) selon laquelle autour de quelques faits plus ou moins bizarres mais pouvant s'expliquer, un gradé aurait commis l'impair d'aller trop loin dans ses déclarations à la presse. Dès lors, il aurait redouté les conséquences sur la suite de sa carrière et insisté auprès de ses hommes pour qu’ils suivent la même version.
C'est que le... nous allons dire "adjudant" mais nous faussons volontairement le grade qui, en réalité, est plus élevé) "V" (qui est peut-être une fausse initiale, peut-être pas, allez savoir !) - à ne pas confondre avec le véritable adjudant R qui, lui, était venu rechercher la fameuse cassette vidéo des gendarmes avec le maréchal des logis D. (Nous en savons des choses hein ? Ben oui, nos enquêtes ne sont pas vraiment des enquêtes "entre guillemets", ceci dit pour notre cher "Harry Potter" !), avait en effet déclaré (apparemment) dans la presse qu'il avait vu le lit d'Éric se soulever à une hauteur d'1m80 et qu'il tournait sur lui-même. Cela devait se passer donc, dans un spectacle hallucinant que l'on jugerait digne de figurer dans le film "L'exorciste".
Seulement voilà, ce cher monsieur n'a pas dit cela du tout au journaliste (Non, ce n'est pas le même. Qu'importe, il n'y en a pas beaucoup pour rattraper les autres !) En fait, les choses se passaient lors du tournage de la cassette vidéo et notre homme expliquait qu'il y avait là, pendant que l'on tournait, un lit d'un mètre quatre-vingts qui se soulevait. Quel lapsus ! Dans le journal, c'est devenu un lit qui se soulève d'un mètre 80 et qui tournait !
Il est vrai que cela arrange bien la presse d'avoir à publier des âneries pareilles, surtout dans le contexte, mais cela n'arrange pas les enquêteurs sérieux et encore moins l'auteur prétendu d'une telle tirade. Car, en effet, cet article est paru dans le journal, nous en avons une copie et sur celle-ci figure bien le nom de la personne avec son grade. Nous aurions pu nous jeter sur cet article comme la misère sur le pauvre et crier bien fort "victoire" ! Vous voyez ! Puisque c'est écrit dans le journal, que cela vient d'un gendarme, un gradé de surcroît (et déjà bien gradé, même !) Vous voyez que des faits vraiment très déconcertants ont eu lieu à Arc-Wattripont ! Seulement voilà, nous vérifions nos informations. Surtout dans une affaire de cette importance ! Et ici nous ne pouvions vraiment pas laisser passer un tel monument ! Mais revenons à nos moutons.

Donc, l"adjudant" en question avait quelques raisons de s'inquiéter. Apparemment, cela ne l'a pas empêché de poursuivre sa carrière et nous en sommes heureux pour lui. L'affaire d'Arc-Wattripont s'est très bien passée sans son lit giratoire se soulevant à 1m80 du sol. Nous avons tout à fait pu faire la part des choses et il y avait assez d'invraisemblances comme ça, corroborées de surcroît par de véritables sceptiques n'appartenant ni à la gendarmerie ni à la police et ne parlant d'ailleurs pas du tout de la même chose... Voilà pour faire cesser les cancans des moulins et laisser dormir Meunier... sur ses deux oreilles.
Cela nous a au moins permis d'encore lever un voile sur cette affaire : Jean-Marie Tesmoingt ne nous avait nullement raconté des bobards à propos de son para commando fanfaron revenu transfiguré de son aventure à Arc-Wattripont. Il lui attribuait son grade (correct). L'anecdote s'est bien déroulée de cette façon (avec les petites nuances que nous avons apportées sur l'une de nos pages), il y avait seulement erreur sur la personne. Dix-huit ans après les faits, une telle (petite) erreur est excusable de la part d'un vieux monsieur, beaucoup plus que les graves manquements de l'enquête de notre journaliste moralisateur qui devrait décidément suivre des cours pour se perfectionner en matière d'investigations...

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