Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

COMPLÉMENT SUR LE DÉPECEUR DE MONS (4)


Impossibilité et rebondissement

Comme tout le monde, nous avons été très impressionnés devant le témoignage de notre correspondante qui nous fournissait à cette occasion un rapport de voyance, sur base de photos, à distance de surcroît, un travail remarquable et troublant. C'était une grande première pour ladite correspondante qui n'avait encore jamais exercé sur base de tels supports, et pour une première on pouvait dire que c'était aussi une réussite !
Mais si le CERPI propose une très grande ouverture d'esprit face aux phénomènes mystérieux en général, cela ne veut pas dire pour autant qu'il prend tout ce qu'on lui dit pour de l'argent comptant. Il est évidemment nécessaire de faire confiance aux gens, sans quoi il est impossible de travailler, voilà le grand principe du Président. Mais cela n'exclut pas le travail de recherches, l'examen méticuleux en parallèle avec les observations réalisées, les recoupements et l'analyse même du témoignage. Il ne s'agit pas de mettre en doute l'honnêteté de la personne qui a réalisé ce travail fort méritoire mais bien de vérifier son adéquation avec les faits réels, sa plausibilité, son caractère logique.
D'un côté, notre correspondante ne se formalisera pas de ce genre d'examen qui ne la vise pas personnellement mais qui tente d'évaluer la qualité de ses observations au niveau du phénomène lui-même (cette analyse est-elle fiable ?) et de l'autre, le lecteur appréciera la lutte du CERPI contre le charlatanisme, même et surtout vis-à-vis de ses membres.

Il se fait qu'après avoir étudié l'observation en question, un point semblait obscur. Il semblait se dégager une impossibilité, une incompatibilité manifeste. En effet, l'une des victimes du dépeceur de Mons, Martine Bohn, avait bel et bien été retrouvée au chemin de l'Inquiétude, du moins "en morceaux" et dans un piteux état. Notre correspondante donnait aussi des indications indirectes sur une autre victime, Bégonia Valencia.
Le problème, l'énigme dans l'histoire, c'est que cette dernière n'est pas décédée au chemin de l'Inquiétude. En fait, elle n'y est pas morte en cet endroit mais, en plus, son décès date seulement de l'année suivante !
Dès lors, la question qui se posait était : comment notre correspondante pouvait-elle avoir perçu des sensations, des révélations sur base de photos, alors que la victime n'y était pas décédée ?


Ce dernier point, important bien sûr, pouvait être de nature à mettre en doute l'authenticité de tout le témoignage ! Une telle erreur, une telle impossibilité était une espèce de tâche criarde sur un travail impeccable !


Nous nous sommes penchés sur ce problème épineux et avons questionné notre correspondante qui n'a pu, dans un premier temps, que nous avouer son étonnement et son incapacité à résoudre l'énigme. En revanche, tacitement, il n'a jamais été question de remettre en cause les données de son témoignage. Autrement dit : persiste et signe.
Dans une deuxième temps, nous nous sommes demandés s'il ne pouvait exister d'autres interprétations au témoignage :

• la "fleur" ne concernerait pas cette victime là. Nous n'avons toutefois trouvé aucune autre victime connue du dépeceur qui avait un prénom de fleur ou un rapport quelconque. Une Sophie Huguet avait même été envisagée, comme pouvant avoir donné lieu à une confusion avec "Muguet", mais c'était sans rapport car ladite personne figure non pas parmi les victimes mais bien du côté des autorités.

• La victime, Martine Bohn, pouvait avoir été déposée dans un lieu parsemé de fleurs. Argument difficile à vérifier et de très peu de poids par rapport à la précision "quelque chose de personnel, un prénom" et le caractère évident de Bégonia. (Cela dit, méfions-nous des "évidences"!)
• Notre correspondante, agissant sur base de photos et ayant donc une vue d'ensemble aurait pu capter les intentions des agresseurs pour un forfait qu'ils ne commettraient qu'un an plus tard. Ce point paraît très invraisemblable !

Point très "spécial": il a fallu qu'une autre correspondante (ô combien connue !), Mme Svetlana Popova, de Bulgarie ! nous parle d'autres éléments de recherches pour que nous trouvions effectivement des flots de renseignements sur le sujet.
l y avait tout simplement de quoi tomber en bas de sa chaise !

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