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COMPLÉMENT SUR LE DÉPECEUR DE MONS (6)Le récapitulatif des faits
20 octobre 1993 Liliane Sek, 37 ans ,disparaît dans Charleroi. Novembre 1993 le pied droit de Liliane Sek est retrouvé dans le bois de Yves-Gomezée, près de la ligne de chemin de fer Charleroi-Couvin à Philippeville. Elle a travaillé comme prostituée à Charleroi et à Mons. Juin 1994 à Anderlecht, Bruxelles, le corps d'une femme non identifiée est trouvé, en pièces. Mercredi, le 6 juillet 1994 A Retranchement, dans un parc près de la frontière belgo hollandaise, le corps sans tête d'une femme est trouvé en morceaux. Les parties sont empaquetées dans des pages de "La Dernière Heure" et des sacs d'ordures. Décembre 1994 à Liège, des enfants qui jouent trouvent un pied et un bras. 4 janvier 1996 Carmelina Russo, 46 ans disparaît à Mons. Lundi, le 21 juillet 1996 Une transsexuelle de 33 ans, Martine Bohn, disparaît Mons, elle vivait à l'hôtel "Le Lido" tandis qu'elle louait aussi un appartement dans la même ville. Elle venait de France et n'était à Mons que depuis deux mois. Elle a travaillé comme une prostituée.
Août 1996 à Piringen, près de Tongeren, un torse mutilé d'une femme non identifiée d'environ 40 ans est trouvé. Elle est probablement assassinée entre le 1 juillet et le 10 août 1996. Dimanche, le 22 décembre 1996 à Hyon, rue Malapert, une banlieue de Mons, Jacqueline Leclercq, 33 ans disparaît. Elle était déprimée parce qu'elle avait récemment divorcé et avait besoin d'affection. Sur son bras elle a porté un tatouage avec le nom de son ex-ami, Angelo. Dimanche, le 12 janvier 1997 à Mont-sur-Marchienne près de Charleroi, - Véronique Leclercq, 33 ans (aucune relation avec Jacqueline) disparaît tandis qu'elle est allée à un magasin dans sa rue pour acheter des biftecks. Samedi, le 22 mars 1997 le policier Olivier Motte découvre un sac d'ordures avec une main qui dépasse, le long de la ligne de chemin de fer Paris-Bruxelles, rue Émile Vandervelde à Cuesmes, près de Mons. Il appelle des renforts et on découvre encore 8 sacs d'ordures contenant des restes humains. Tous les restes sont féminins; torses, bras et pieds.
Jeudi, le 27 mars La disparition de Carmelina Russo est ajoutée à l'enquête. Le représentant du ministère public sort 6 portraits-robots des gens qui ont pu être témoin du dumping. Mercredi, le 2 avril 1997 une autopsie a révélé que les bras et les pieds trouvés dans certains des sacs appartiennent à Martine Bohn. De ce cadavre la tête et un pied manquent toujours. Samedi, le 12 avril 1997 à Havré, près de Mons, un passant trouve 2 sacs d'ordures, l'un contenant un pied et la partie d'un pied, l'autre contenant une tête. Toutes les parties sont dans un état de putréfaction avancé et ont été enlevées des corps de la même façon précise que lors de la précédente découverte, c'est avec une scie à métaux. Les sacs sont trouvés à la rue du Dépôt, une rue dans le voisinage immédiat de la Haine. Les sacs ont été déposés plus tôt ce jour. Le total de pieds trouvés monte maintenant à sept, donc ils sont évidemment au moins 4 victimes a être impliquées. Dimanche, le 13 avril 1997 Pendant une conférence de presse, le procureur de Mons annonce que ces sacs ne contiennent aucune nouvelle victime, les parties de corps étaient en partie décomposées et aucun n'a été identifié. Il a aussi dit que la plupart des victimes sont à mettre en rapport avec le milieu de la prostitution montoise. Mardi, le 15 avril 1997 un portrait-robot de la tête trouvée à la rue du Dépôt est communiqué. C'est une femme entre 30 et 40 ans avec des cheveux bruns.
Mercredi, le 23 avril 1997 Hier, durant la nuit, la police de Mons a interrogé plusieurs suspects et témoins. Les arrestations suivent l'identification de la femme dont la tête a été trouvée à la rue du Dépôt à Havré, il y a 11 jours. Comme une coïncidence brutale, les pêcheurs étant assis près de la Haine ont trouvé la couverture d'un cercueil flottant là, la couverture de polyester n'avait jamais été employée pour fermer n'importe quel cercueil.
La personne mentionnée comme un suspecte a été arrêtée pour détention de pornographie pédophilique et n'est pas liée au cas du dépeceur. Vendredi, le 25 avril 1997 le procureur de Mons a reconnu l'arrestation d'un suspect, un bohémien de 33 ans nommé Léopold. Cette personne a fréquenté le secteur de la gare et est connu pour son comportement violent envers les femmes, il portait souvent des couteaux. Il vivait d'habitude dans une caravane dans un camp de nomades à Nimy, à l'extérieur de Mons, avant que sa mère soit morte, il y a un an environ, depuis lors il était sans domicile fixe. Il avait une liaison avec Nathalie Godart et probablement aussi avec Martine Bohn. Samedi, le 26 avril 1997 les experts légaux ont été capables de rassembler le corps complet de Nathalie Godart, seulement un pied manque toujours. Les traces de sperme trouvées sur le corps seront examinées et comparées avec le matériel ADN de Léopold le Bohémien. Dans le secteur de la gare de Mons, où on a très bien connu les victimes et le suspect, on émet de grands doutes au sein de la population marginale, que Léopold soit le meurtrier.
Vendredi, le 9 mai 1997 Léopold Bogaert est sorti de prison et dégagé de toute implication dans cette affaire. 4 juin 1997 des enquêtes ont prouvé que tous les sacs trouvés entre le 22 mars et le 18 avril 1997 ont été déposés en même temps. Les investigateurs ont analysé les sites et particulièrement le sol au-dessous des sacs pour venir à cette conclusion. Mardi, le 19 juin 1997 Jacqueline Leclercq a été formellement identifiée comme la deuxième victime du dépeceur. Martine Bohn, la troisième victime n'a pas encore été reconnue officiellement comme telle en raison du manque de preuves scientifiques. Il n'y a encore aucun suspect. 18 juillet 1997 la police française a identifié les restes trouvés à Château l'Abbaye comme appartenant à Carmelino Russo, qui a disparu de Mons le 4 janvier 1996. À première vue les blessures ressemblent à celles trouvées sur les restes de Mons. Si c'est prouvé, cela fait de Carmelino Russo la première victime du dépeceur. Elle faisait partie du milieu de la gare de Mons, ce qui s'ajoute aux rapports éventuels avec les autres victimes. 30 juillet 1997 Dans un bois à Sivry-Rance (Namur), un ouvrier a trouvé le corps de Leclercq Véronique, 32 ans. Elle a été victime d'un homicide, mais le crime n'est pas rapproché officiellement au dépeceur. Le corps a été trouvé complètement intact et n'était pas empaqueté dans des sacs d'ordures.
Mercredi, le 20 août 1997 Patrick Moriau, un membre de la commission parlementaire dans l'affaire Dutroux, a révélé qu'il avait reçu 3 cartes postales anonymes avec des messages codés du meurtrier présumé. Ils ont été postés autour du 26 mai 1997 à Leuze-en-Hainaut. Le journal "La Nouvelle Gazette" a aussi reçu des messages semblables. Moriau a créé un peu d'agitation dans l'affaire Dutroux en publiant un livre montrant le témoignage des gens impliqués dans ce cas et qui ont fait leurs déclarations derrière des portes fermées. Jeudi, le 21 août 1997 une nouvelle victime possible est ajoutée à la liste, il s'agit de Bégonia Valencia, 38 ans, qui avait disparu à Frameries vers la mi-juillet. Elle était dans un état diminué et a fréquenté le secteur de la gare de Mons. Un autre rapport avec les victimes précédentes est qu'elle a été traitée dans un établissement psychiatrique, le Chêne-aux-Haies, là où Martine Bohn a aussi été traitée. Les enquêtes ont prouvé qu'elle n'a pas rentré ses 2 derniers contrôles de chômage et n'a pas retiré d'argent de son compte bancaire depuis le 20 juin.
Vendredi, le 29 août 1997 un psychiatre de Bruxelles, Marc Reisinger, a entrepris une enquête privée dans l'affaire du dépeceur et arrive à la conclusion qu'il est très peu probable qu'il y ait seulement une personne impliquée. Il est complètement sûr que les meurtres sont commis par quelques personnes en conspiration pour la déstabilisation du pays et en vue de la réforme des polices en Belgique. Mercredi, le 17 septembre 1997 le torse qui a été trouvé dans Piringen en août 1996 est probablement lié avec le dépeceur. Le corps a été découpé de la même manière que pour les autres victimes et il a été aussi empaqueté dans des sacs d'ordures. La victime, de 40 ans environ, est du type des victimes de Mons. Le t-shirt de Binici-Paris qu'elle portait a été distribué seulement dans la partie francophone de la Belgique. Dernier détail, mais non le moindre, le torse a été trouvé dans la Doodmanstraat (rue de l'Homme mort), ce qui pourrait être à mettre en rapport avec les dépôts spécifiques que le dépeceur a choisi dans et autour de Mons. Samedi, le 20 septembre 1997 la cellule Corpus, de la police de Mons a interrogé environ 700 personnes et rassemblé environ 600 indications sur l'affaire, mais rien ne les a menés à une piste véritable. Mardi, le 23 septembre 1997 les Membres de la Protection Civile et des inspecteurs de la police de Mons ont recherché le corps de Bégonia Valencia. Le juge Dutilleux, qui est responsable de ce cas, a dit qu'il n'a pas exclu la possibilité que Bégonia ait été enlevée et tuée par le dépeceur. Lundi, le 29 septembre 1997 le Quotidien "De Morgen" rapporte l'histoire d'un jeune homme qui prétend que son père est le dépeceur. Son récit n'est pas pris en considération par les investigateurs de Mons. Il est donc entré en contact avec Patrick Moriau et le journal parce que la seule façon de faire connaître son histoire et de l'examiner était de la présenter au public.
Vendredi, le 10 octobre 1997 l'équipe spéciale de la cellule Corpus n'a pas examiné plus loin le cas du suspect. L'homme n'a pas été interrogé et ses histoires n'ont pas été vérifiées non plus. Une nouvelle piste a été suivie concernant un magicien français, Joseph Casamias, qui a été déclaré mort en 1993, mais annoncé avoir néanmoins été vu à Mons. Il aurait aussi été impliqué dans d'autres disparitions et des enlèvements en France. Mercredi, le 18 mars 1998 à Jurbise, une petite ville dans le voisinage de Mons, un homme a trouvé un sac en plastique avec des os en travaillant dans son jardin. Le sac à provisions 'Nopri' contenait un grand nombre d'os; de nerfs, une partie d'une épaule et une "tighbone". Les os ont bruni, ce qui signifie qu'ils ont été enterrés pendant une longue période de temps.
Dimanche, le 21 mars 1998 des centaines de gens ont assisté aux obsèques de Jacqueline Leclercq en l'église Saint-Rémi de Cuesmes. Parmi eux, le vice-premier ministre, Elio Di Rupo était présent ainsi que le bourgmestre de Mons. 27 au 30 avril 1998 Au Chemin de Bethléem, à Hyon, au sud de Mons, quelques vertèbres et un crâne sont trouvés. Tous les restes portent les signes de l'utilisation d'une scie à métaux. Mercredi, le 13 mai 1998 l'équipe spéciale de corpus est réduite à 8 agents qui devront de plus s'occuper désormais d'autres affaires.
Lundi, le 15 juin 1998 Deux membres de l'équipe spéciale de corpus reviennent cette semaine d'un séjour au FBI. Les membres de corpus ont été vivement invités à établir une base de données de toute la matière retenue et accordent une attention spéciale aux emplacements spécifiques de dépôts. SUITE - PRÉCÉDENTE - SOMMAIRE - ACCUEIL - HAUT |