Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

THÉORIE INFORMATIONNELLE


Diviser pour régner. Telle est une devise bien connue qui a souvent fait ses preuves et continue apparemment de démontrer ses vertus au quotidien. Dans l’Étude avec un grand E, c’est-à-dire l’étude au sens le plus général, ce principe semble couler de source. Chacun comprend en effet que l’étude de la médecine se subdivise en de nombreuses sous disciplines qui justifient l’existence de spécialistes tels que la radiographie, la neurologie, la psychanalyse, la cardiologie, l’orthopédie, etc.

Au niveau de l’inexpliqué, on retrouve cette même tendance dans une première subdivision entre les phénomènes dits surnaturels, les phénomènes paranormaux, les phénomènes ufologiques, et on peut y adjoindre un tiroir fourre-tout pour les « inclassables ». Comme en médecine, on comprend aussi que certains phénomènes soient difficiles à classer étant donné les interférences ou interdépendances que l’on peut y trouver. En médecine, une sollicitation démesurée sur le plan neurologique peut entraîner des problèmes au niveau cardiaque.

Dans notre objet, un phénomène tel que celui de poltergeist pourrait s’interpréter comme la manifestation de l’esprit (humain) sur la matière - psychokinèse - ou l’intervention d’un esprit (de l’au-delà) - spiritisme par exemple. Dans le premier cas, on est dans le paranormal (et il faudrait probablement ajouter : "provisoirement" pour obtenir "provisoirement paranormal". Le phénomène restera paranormal jusqu'au moment où l'on aura pu déterminer les principes scientifiques qui le régissent). Dans le second cas, on est dans le surnaturel car on suppose la survivance après la mort, scientifiquement indéfendable. Sans compter les autres possibilités, évidement.

Mais cette classification « de base » est-elle encore opportune de nos jours et à la lumière de ce que nous savons ? Il est difficile de répondre de manière définitive à cette question car nous sommes en présence d’une problématique qui s’apparente à la métaphore du serpent qui se mord la queue. Pour pouvoir affirmer une réponse en la matière, il faudrait maîtriser totalement cette dernière, ce qui n’est pas le cas, notamment en raison des diverses interprétations possibles et à défaut de pouvoir prendre position de manière déterminante sur base d’éléments indiscutables. Il est difficile de formuler une réponse donc, mais il n’est pas interdit de s’interroger et d’y réfléchir. Un point paraît absolument clair, c’est que l’interprétation des phénomènes est subordonnée au niveau d’évolution des observateurs.

Ainsi, aux premiers temps de l’humanité, nos lointains ancêtres qui ne comprenaient rien ou pas grand-chose à leur environnement, attribuaient une nature divine aux phénomènes courants. La foudre était la colère de dieu, le vent était le fait d’Éole, la puissance fertilisante du soleil ne pouvait qu’émaner de Râ, etc. Il semble que, déjà alors, les premiers hommes aient été confrontés à des visiteurs auxquels nous attribuons de nos jours une relation spatiale. Pour ce faire, on prend volontiers en considération le port de casques, l’utilisation d’engins qui se seraient déplacés dans les airs avec force bruit, remous, fumées, étincelles et flammes. On pourrait poursuivre cette description en y ajoutant des pouvoirs surhumains qui, aux yeux de nos ancêtres, ne pouvaient qu'être surnaturels. De nos jours, on est plus circonspects à propos du casque que l’on voit coiffer nos motards, de simples internautes, les utilisateurs de réalité virtuelle, les expérimentateurs d’examens cérébraux ou encore les policiers intervenant dans une manifestation. A l’époque, le casque ne pouvait guère servir à autre chose que se protéger la tête au cours de conflits armés. Cette utilité a subsisté mais on y a trouvé d’autres emplois lorsque, par exemple, il est question de solliciter les cinq sens que l’on localise principalement, chez l’être humain, à la tête. C’est intéressant. C’est intéressant parce que l’on peut également se poser la question : pourquoi un dieu, par essence tout puissant et indestructible, devrait-il se protéger la tête – fût-ce au cours d’un voyage spatial ? Pourquoi un dieu devrait-il d’ailleurs avoir recours à un véhicule pour se déplacer ? Le rôle du casque porté par les visiteurs déifiés consistait plus probablement à communiquer (communication entre visiteurs, avec un central, une banque de données, etc.) et, accessoirement, à remplir le même but protecteur que chez nos astronautes. Mais dans ce cas il ne pouvait s’agir de dieux qu’aux yeux de primitifs, des êtres pour qui la conquête de l’espace était encore bien lointaine. Dans ce cas aussi, la Bible ne serait peut-être pas qu’une utopie mais comporterait en ses pages des allusions à des manifestations sans rapport réel avec un dieu tel qu’on nous le suggère.

La place de l’intervention divine n’a cessé de régresser au cours du temps, même si elle a connu de longues décennies et même de siècles de gloire. Il était donc normal et même prévisible que le surnaturel, par ses connotations religieuses, cède progressivement le pas au paranormal. Sans doute était-il plus bizarre et inattendu que l’ufologie ne partage que peu cette progression. Peut-être faut-il voir là une autre manifestation de l’anthropocentrisme : si un phénomène n’est pas de nature divine (< surnaturel), il ne peut alors être que d’origine humaine (< paranormal) et prétendre que ce phénomène soit d’origine extraterrestre (< ufologie) serait alors une ineptie. Pourtant, il apparaît désormais de plus en plus clair, voire certain, que ces fameux extraterrestres existent bien quelque part. Il est plaisant, pour les ufologues, de savoir que les réfractaires à l’existence extraterrestre se font de plus en plus rappeler à l’ordre et frapper sur les doigts pour leur manque d’ouverture d’esprit et ce même anthropocentrisme indécrottable chez certains individus auxquels l’évolution semble poser problème. Le « combat » ufologique, entendez plutôt l’étude, n’est pas gagné pour autant car l’hypothèse extraterrestre n’est qu’une option, certes séduisante et comportant de nombreux arguments favorables, mais il existe d’autres explications possibles qui n’obligent pas forcément à composer avec la barrière soi-disant infranchissable de la vitesse de la lumière. Par contre, ces autres hypothèses pourraient ne pas être contradictoires avec les bizarreries et anachronismes apparents dont nous parlons.

Jean Sider a, à ce propos, réalisé un travail fort méritoire en démontrant que de très nombreuses manifestations, jadis interprétées à tort et à travers par le biais du surnaturel, pouvaient recevoir d’autres interprétations, dont l’interprétation extraterrestre. Plus près de nous encore, on fait une autre distinction qui s’inscrit un peu en parallèle avec la nuance de l’extra-ordinaire (qui sort de l’ordinaire, sans être obligatoirement sensationnel dans le sens de « merveilleux ») par rapport à l’extra-terrestre (qui ne serait pas essentiellement terrestre sans pour autant émaner d’une très lointaine et hypothétique planète). Là aussi la nuance s’avère-t-elle peut-être opportune. Nous ne savons pas jusqu’à quel point le spirituel pourrait être suspecté de faire partie de la bande sans pour autant s’apparenter à l’extraterrestre au premier degré,

surtout s’il faut considérer certaines apparitions mariales comme dénuées de tout rapport avec le surnaturel (par exemple, en tant qu’usurpation d’identité dans le spiritisme ou comme écran de réalité apparente mais mensongère de la part d’une entité à définir) et que desdites apparitions devraient surgir ultérieurement des phénomènes de poltergeist. On voit d’ailleurs assez mal pourquoi la mère de Jésus devrait apparaître à proximité d’un ancien radar de l’OTAN, dans une région dont la rumeur voudrait que le sous-sol recèle une base secrète soit militaire, soit extraterrestre, soit encore mixte et se faire précéder, de surcroît, par quelques agroglyphes. Que l'endroit ait apparemment constitué une barrière quasi infranchissable aux triangles de la vague belge est une cerise sur le gâteau.

Mais évidemment, la multiplication des points d’interrogation et des phénomènes inexpliqués a rarement contribué à trouver la solution d’une énigme mais bien plus volontiers à caser le tout au rang des supercheries par excès d’invraisemblance et solution de facilité. Serait-ce une méthode bien pratique, pour se sortir d’embarras, de prétendre à un procédé intelligent mis en œuvre afin de brouiller les pistes et de décrédibiliser à la fois les témoins et l’étude ? Ne pourrait-on pas plutôt penser (ou penser aussi) à une adaptation de la part de l’engeance qui nous intéresse par rapport à l’évolution de nos connaissances ? L’homme ne se laisse plus aussi facilement berner qu’aux premiers temps de l’humanité, il faut donc user d’autres moyens. Quoi de plus facile si le degré d’évolution (ou l’essence même) de ladite engeance lui permet ce qui apparaît pour nous comme autant de prouesses mais ne constitue pour elle qu’un enfantillage ?

Comme préconisé dès les débuts du CERPI (encore sous son appellation de l’origine, qui était alors de GESO) auprès de la défunte SOBEPS, le rapport entre l’ufologie et l’étude des phénomènes dits surnaturels ou paranormaux est très probablement plus étroit qu’on l’imagine. Le problème, c’est que cela ne rend pas l’étude en question plus aisée et que, si l’imbrication est opportune, le risque de s’embrouiller dans les manifestations de plusieurs intelligences différentes, plus déroutantes les unes que les autres, est d’autant plus important. Le problème n'est toutefois pas que là, car d'aucuns ne pourront pas souffrir d'adjoindre à leur étude une problématique qui leur semblerait bien peu scientifique. Et c'est là que nous pouvons rappeler la différence entre phénomènes surnaturels et paranormaux et signaler que ces derniers sont parfois) reproductibles en laboratoire, sans connotation religieuse et donc étudiables scientifiquement. Nous verrons plus loin que les phénomènes surnaturels peuvent se réduire au paranormal et donc faire partie de cette même étude scientifique. Une telle étude aurait toutefois certainement quelque chose de décourageant. Elle nous promettrait des chemins bien tortueux, des remises en question qui nous mettraient aux portes de la suffocation, de formidables claques à notre orgueil, des leçons d’humilité, des inquiétudes lancinantes… ou une fin à la platitude déconcertante ! Il est donc bien compréhensible que rares sont ceux qui désirent s’y engager pleinement. Il est d’ailleurs bien difficile de trouver un point d’attaque qui soit bien défini. Nous apparaissons au contraire comme le naufragé dépourvu d’embarcation, nageant au milieu d’un océan qui n’aurait de pacifique que le nom, et n’apercevant même pas le côté qui serait le plus proche de la terre ferme, encore que celle-ci serait de toute façon distante de milliers de kilomètres… Mais la solution pourrait aussi être à notre portée, sinon d’ailleurs pourquoi s’évertuerait-on à prendre certaines précautions, éventuellement en cours d’adaptation, de nature à nous cacher la réalité ? Peut-être, comme Archimède, disposons-nous déjà des leviers indispensables et ne nous manque-t-il que les points d’appui, ou un seul. Peut-être disposons-nous déjà, sans le savoir, de tous les principes requis afin de comprendre l’énigme qui nous est proposée mais que la solution n’émergera que lorsque quelqu’un parviendra à découvrir la conjonction, ou combinaison, des principes utiles disposés dans le bon ordre. Peut-être ne nous manque-t-il qu’une information, mais une information-clé. Peut-être la solution gordienne se situe-t-elle à ce niveau précis, celui de l’information dont il est tant fait état dernièrement et que l’on peut considérer comme un état fondamental, probablement empreint, à l’instar de la lumière, d’une forme de dualité singulière. Elle serait à la fois état et vecteur, encore que, peut-être existerait-t-il un tiers à ne pas exclure, lequel serait lui-même le verrou de l’équation, son auto-valideur et l’exception ultime du principe transcendantal. On pourrait, dans le même ordre d’idées, considérer l’exploration psychanalytique de C-G Jung, aboutissant à un savoir universel (constitué de quoi sinon d’information ?) auquel tout un chacun serait rattaché dans un mode bidirectionnel mais avec une vocation première vers l’extérieur en vertu du principe fondamental en question. A la suite, on échafauderait une théorie où l’information répondrait aux mêmes impératifs que chez nous, purement logiques et aussi fondamentaux, de classification – une classification qui, dans le cas présent ressemblerait singulièrement à un retour aux sources, ou l’alpha et l’oméga se rejoignent – mais aussi une hiérarchisation ou un assemblage en niveaux concentriques dont l’accès dépendrait du niveau d’évolution. Ce n’est peut-être encore que notre « barbarie » actuelle qui nous permet d’extrapoler en supposant la possibilité de piratages, de monopoles ou de marchandages et de trafics. La réalité de terrain a probablement dépassé ce stade. Ce serait alors un traitement illégal de l’information, lequel justifierait une « police » de I (I pour information) ou « police du savoir ». Cette dernière doit évidemment être comprise comme une image et non au sens premier, lequel mettrait en scène des individus en uniforme et portant la matraque. Ce serait ridicule. Jung envisage plutôt une sorte de conseils de sages (ce qui semble s'apparenter à une régression vers un concept d'entité, à moins que les sages en question se présentent comme tels mais au moyen d'une réalité-écran, non que la réalité d'origine doive rester anonyme en l'occurrence mais bien parce que l'observateur n'aurait aucun moyen de comprendre l'état de son ou ses interlocuteurs, lequel échapperait totalement à son entendement. Dans ce cas, afin d'éviter un embrouillamini qui compliquerait inutilement la situation, le système de la réalité-écran apparaît comme une attention délicate. Dans ce scénario de science-fiction débridée qui nous rapproche de Matrix ou de l’Agence, il serait permis de penser à des incursions plus ou moins intemporelles dans ou au travers de niveaux différents et idem en ce qui concerne les « échelons de substrats » ou intelligences disséminées dans l’univers. Des primitifs y tenteraient d’établir des communications sommaires et aléatoires, comme les anciens faisaient du feu avec des silex, et joueraient ainsi aux apprentis sorciers en obtenant sporadiquement des résultats étonnants, soit parce qu’ils ne pourraient recevoir que l’écho de leurs préoccupations (principe de la création d'un fantôme en laboratoire, cf. Toronto, Owen, expériences de Philip et Axel) ou – en cas d’interception accidentelle ou fortuite, la formulation d’un amusement d’entité usurpée ne voyant momentanément aucun inconvénient à brouiller encore davantage les pistes. Des individus différemment disposés joueraient de manière plus ou moins harmonieuse avec les cordes de leur instrument intérieur inconnu (ou oublié ?) qui feraient en fait partie d’un émetteur-récepteur de type carboné. D’autres procéderaient de même, en respectant peut-être d’autres lois sur base de structures différentes. Même si cette perspective paraît invraisemblable, elle présente au moins l’avantage de flirter étroitement avec la théorie du niveau de conscience (cf. OVNIS et conscience) et de

permettre une explication – en guise de mise en bouche – à certaines communications jusqu’ici incompréhensibles, voire impossibles au nom du libre arbitre et de l’impossibilité de la prévision de l’avenir à long terme. Ainsi, si l’information transcendantale est intemporelle ou dispose de son temps « personnel » ou propre si vous préférez, la police de l’information que nous envisagions plus haut pourrait disposer d’une vue kaléidoscopique des tendances à brève échéance avec – en regard – les conséquences à long terme, subordonnées au choix multiple proposé à l’individu. En fonction des futurs possibles et de la convergence des conjonctions ultérieures, ladite police pourrait, dans certains cas, intercéder de manière à tenter d’exercer une influence sur le choix en vue de sauvegarder une meilleure probabilité pour la réalisation des faisceaux de futurs possibles. Dans ce cas, comme on peut facilement l’imaginer, l’individu concerné serait pour le moins surpris, étonné, pantois, interdit, en recevant cette communication émanant d’un expéditeur inconnu et indéfinissable. Mais son libre arbitre lui serait laissé et son destin demeurerait aléatoire. La transmission de l’expérience vécue à des tiers ne risquerait en aucun cas de porter préjudice à l’anonymat des entités ainsi à l’œuvre tant il est évident que, vu le degré d’évolution des « types carbonés » concernés, ces derniers ne pourraient y accorder aucun crédit.

En même temps, il s’agirait d’une application de l’un des paradoxes de la machine à remonter le temps. Nonobstant la théorie du chaos qui s’opposerait en objection sur ce point, il n’y aurait aucune conséquence dans le recours à ce raccourci car il ne s’agirait que d’une bulle placée en deçà du point critique et dans un système trop fermé, sauf sur le plan strictement potentiel. En effet, si la condition était respectée alors il pourrait y avoir tout un flot de conséquences imprévisibles et chaotiques. Mais il nous semble que le but ultime recherché dans cet ensemble de conséquences aurait été prioritaire au niveau informationnel et que la nouvelle situation éventuelle aurait été absorbée dans la réalité d’un nouveau futur possible. (Dans la nouvelle situation, de nombreux éléments sont intégralement inchangés, un point est fondamentalement modifié mais constitue le but à atteindre dans l'évolution de l'histoire de l'individu, qui doit elle-même (ou lui-même) avoir des conséquences favorables sur l'établissement du futur possible, de nombreux autres éléments peuvent être différemment modifiés mais s'intégrer sans mal dans la trame de base de l'histoire de l'individu). Sommes-nous d’ailleurs bien sûrs que les différents éléments chronologiques de cette expérience peuvent s’inscrire selon un schéma traditionnel, passé – présent – futur ? A priori, oui. Mais peut-être seulement « a priori », or nos études nous ont appris à nous méfier des apriorismes, lesquels sont d’autant plus volontiers battus en brèche que l’on nous sert des leurres et que nous vivons dans une réalité que nous qualifierons de partielle ou limitée, conditionnée à nos impératifs de base. Dans la vidéo disponible en bas de page, Philippe Guillemant parle de "réalité illusoire". On remarque, dans le même enregistrement deux exposants 33 - nombre correspondant à l'âge du Christ au moment de sa mort, mais peut-être s'agit-il d'une simple coïncidence numérologique au même titre que les caractéristiques temporelles citées en début de conférence - une allusion à l'α et à l'ω ? On le voit, de manière très sommaire certes, nous avons par le biais indiqué, expliqué en quelques lignes (et à condition de lire entre celles-ci) ni plus ni moins que trois phénomènes inexpliqués, sinon davantage. Il ne s’agit pas à proprement parler d’explications mais d’applications plausibles d’une hypothèse à investiguer. L’hypothèse en question joue allègrement à mettre simultanément en scène tous les types de phénomènes que nous avons cités au début de ce texte.

 En fonction de l’évolution et de l’interprétation, il est indifféremment permis de considérer tout cela comme de la sorcellerie, une intervention angélique ou démoniaque, de la télépathie et, pour ce qui est des perceptions extrasensorielles, de pré- ou de rétro- cognition, d’interférence extraterrestre ou d’une intelligence supérieure ou d’un facteur exogène, tout un verbiage que les sceptiques bornés et autres zététiciens s’empresseraient de reléguer au rang des balivernes sans se douter que ces manifestations respecteraient en fait (le cas échéant) des lois profondément scientifiques d’application universelle. Mais de cela nous sommes habitués car il est vrai que la plupart des phénomènes aujourd’hui bien connus de la science étaient jadis attribués au surnaturel… N’est-ce pas là ce que nous évoquions en prolégomènes ? NB :

Dans l'exemple de l'expérience vécue par l'individu qui reçoit une information d'un "expéditeur inconnu" il faut signaler d'une part qu'il s'agit d'un cas réel, durement vécu et indiscutable et non d'une fiction, et d'autre part que le procédé est à considérer dans le sens inverse à celui initialement perçu. C'est-à-dire que : l'information transmise consistait à prévenir d'un accident grave, potentiellement mortel et non dépourvu de conséquences sur le futur; l'avertissement n'a pas été suivi par l'individu qui a donc totalement bénéficié de son libre arbitre; l'intervention ne faisait pas de l'individu un être "merveilleusement protégé" par une mesure de faveur mais défendait indirectement les intérêts d'une autre conscience/intelligence. En principe, l'opération n'a pas été couronnée de succès mais il est difficile d'en juger étant donné que le temps passé dans l'étonnement relatif à la transmission a pu modifier le cours ultérieur des événements. On ne peut pas savoir si le but recherché consistait à sauver la vie de l'individu ou seulement à lui éviter des préjudices physiques importants ou bien les deux. Quoi qu'il en soit, à moins d'évoquer la simple coïncidence et/ou la supercherie (que nous excluons totalement), il fallait bien qu'il y ait une "connaissance/conscience" paradoxale supposant une superposition temporelle, une transmission par un canal à définir et un émetteur qui, apparemment, se soucie fort peu des lois physiques en vigueur chez nous.

L'enregistrement ci-dessus concerne la conférence donnée par M. Philippe Guillemant lors du week-end "PAN sur la conscience" organisé par Catharose. Cet article fait suite à "l'hypothèse informationnelle". Les sujets sont à la fois semblables et différents car j'utilise un autre angle d'attaque, plus général, afin de tirer des conclusions quant à toute une existence d'étude des phénomènes mystérieux dans différents domaines (surnaturel, paranormal, ufologie, inclassables). Je termine par une nouvelle hypothèse ou "deuxième loi", qui ne sera sans doute pas la dernière tant il y a du pain sur la planche. Le présent article recevra ultérieurement des illustrations sous la forme d'images et de vidéos de conférences de Philippe Guillemant, Jacques Vallée, etc. à la condition que celles-ci viennent accessoirement étayer ou confirmer ce que j'avance. Cela ne signifie évidemment pas que les concernés soient d'accord avec ce que j'avance et ne les implique nullement. Je m'appuie au contraire sur leur travail pour démontrer que mes avancées ne reposent pas sur de simples élucubrations.

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Lorsque l’on s’apprête tout doucement à entrer dans l’automne de sa vie, il est fréquent que l’on pense à faire un bilan, à regarder en arrière, à résumer les grands événements de son existence et à tenter d’y faire le point. Dans le cas présent, il s’agirait donc d’évoquer les cas d’espèce rencontrés au cours d’investigations dans le cadre de l’inexpliqué et de tenter d’en tirer une conclusion. J’ai cru pouvoir me limiter aux enquêtes réalisées dans le cadre du groupement que je préside, ce qui m’aurait évité la tache délicate de m’impliquer personnellement dans cette évaluation, au risque de passer pour un égocentrique, mais j’ai constaté que cela allait être impossible. En effet, j’ai moi-même si souvent été concerné directement par les phénomènes inexpliqués que de faire abstraction de mon cas personnel aurait plus que probablement enlevé tout son sens à l’analyse envisagée. D’ailleurs, la quantité de ces phénomènes me gêne car elle offre prise aux réactions sceptiques qui auraient la part belle de me traiter d’affabulateur, de menteur ou de prétendre que j’aurais largement exagéré les choses. Pourtant, ce dont il va être ici question à présent est absolument authentique dans sa totalité. Je n’en tire aucune vanité, les choses se sont simplement passées comme exposé, et je n’aurais aucun intérêt à falsifier quoi que ce soit puisque, le cas échéant, je saboterais mon propre travail. Je ne m’estime privilégié en rien, je n’ai rien demandé de manière explicite, mais notre démarche d’investigation implique un dicton qui veut que « qui cherche trouve » et il semble exister un écho particulier à nos desiderata, lequel serait pour le moins contrariant :

il suffit de se présenter dans des lieux présumés hantés – même de manière permanente – pour que rien ne se produise comme si les forces obscures étaient constituées de grands timides. Mais alors que l’on n’y pense pas, hors contexte, le mystère surgit, à l’improviste, parfois de façon encore plus spectaculaire. L’une des premières manifestations de l’inexpliqué à laquelle il m’a été donné d’assister remonte à ma plus tendre enfance et je suis partagé entre le souvenir vivace et l’impression d’un faux souvenir. Il s’agit de l’épisode du diablotin, qui a quelque chose d’à la fois terrifiant et d'enfantin .

Je ne peux pas m’y attarder puisque ce témoignage est « douteux » et vous en avez le détail dans l’article cité. Le phénomène suivant est tout aussi étrange et assez peu éloigné du premier dans le temps, mais – et c’est bizarre – il ne m’a que très peu surpris sur le moment même en dépit de son étrangeté. Ce n’est que plus tard que j’y suis revenu en tentant de le raccrocher à un ensemble d’autres considérations.

Je veux parler ici de cette expérience spéciale vécue dans les ruines d’une vieille abbaye. Par sa nature, il s'apparente à plusieurs autres expériences, comme celle du Blockhaus, sur lesquelles je reviendrai le cas échéant - la matière ne manquant résolument pas. Avec le recul dont je dispose aujourd'hui, je m'aperçois que - dans mon cas tout du moins - une grande partie de mon travail, de mes préoccupations, de mes études et donc une "polarité attractive s'est concentrée en un endroit, une région bien particulière. Les habitués du site du CERPI remarqueront sans peine cette tendance manifeste, je n'ai pas besoin de la démontrer. Il est évidemment permis d'imputer les circonstances personnelles, lesquelles ne font nullement intervenir un quelconque hasard, des coïncidences particulières ou des synchronicités étonnantes, mais je suis bien obligé d'ajouter à cela des cas échappant totalement à cette implication. On peut voir facilement que c'est notamment le cas pour la maison de Hem (à Villeneuve d'Ascq) et pour l'affaire d'Arc-Wattripont. Dans le premier cas comme dans le second, la proximité géographique n'a eu aucune incidence. Mieux : paradoxalement, nous avons été avisés avec un retard important, comme si surgissait un principe de compensation. On retrouvera ce principe en de nombreuses occurrences dans la suite de cet article. Avant que le GESO (l’ancêtre du CERPI) voie le jour, il y eut d’autres expériences.

Le chien se mit à aboyer de manière étrange pendant la nuit sans que mes parents puissent y faire quoi que ce soit et le lendemain nous apprîmes le décès de mon arrière-grand-mère maternelle.

On retrouva dans la cour de notre fermette une betterave creusée et fichée d’une bougie, le tout représentant une tête de mort brillant dans la nuit. Il y avait aussi une chauve-souris clouée sur la porte de la grange. J’assistai avec mon père à la première édition du grand sabbat des sorcières d’Ellezelles, mais il ne s’agit là que d’un spectacle qui est aussi une grande reconstitution historique attestant de ce que l’on a bel et bien brûlé de prétendues sorcières dans notre petit pays, durant la période inquisitoire. Ce sont finalement des éléments mineurs, qui ne décrivent qu’une ambiance. Leur seul mérite est de constituer autant de raisons pour lesquelles l’intérêt pour les choses de l’étrange s’est éveillé en moi.

On ne peut pas non plus passer sous silence le fait que, lorsque j’étais petit, l’absence ou la rareté de moyens tels que la télévision, le téléphone, l’ordinateur, Internet, etc. a fait que nous passions nos soirées au coin du feu, à jouer à des jeux de société ou à raconter des histoires. Il se fait que les deux thèmes majeurs et quasi inévitables étaient la guerre (14-18, un peu, car ma grand-mère l’avait connue, 40-45, beaucoup, car mes parents l’avaient subie) et les choses mystérieuses, dont les fantômes et autres manifestations bizarres. Ce genre de conversations, entretenues dans une clarté plus que discutable, ne pouvaient qu’impressionner un enfant et laisser des traces. Il ne faudrait toutefois pas perdre de vue que le modèle que j’ai suivi est celui de mon père, lequel était fermement sceptique sans être borné, car ce dernier était rassurant.

Vint, bien plus tard, la fondation du GESO. Celle-ci a été décidée en un tournemain, avec une facilité déconcertante, recueillant immédiatement un accord inconditionnel et enthousiaste, comme si l’inconscient collectif n’attendait que ça. Cela n’a toutefois rien de bizarre car cette activité pouvait initialement se considérer comme ludique, excitante, amusante et elle se voulait un prétexte au rassemblement convivial d’amis qui allaient passer du bon temps à discuter de choses intéressantes… tout en guindaillant. Ces premiers instants du groupement, festifs, voire euphoriques, n’allaient toutefois durer que quelques semaines ou quelques mois tout au plus, le temps de regrouper une quantité de membres qui ne pouvait plus tenir dans un petit deux pièces de la capitale belge et de s’apercevoir que cette première mouture ne ferait que stagner si nous ne changions pas notre fusil d’épaule. Très vite donc, le besoin d’investiguer sur le terrain, d’être confronté à des cas réels, de procéder à des enquêtes sérieuses s’est présenté. Il a aussi été satisfait, dans un premier temps lors de l’affaire du château de Horst. Cette enquête nous a au moins permis de faire nos premières armes et de comprendre que l’étude du domaine est exigeante et capricieuse tout comme la nature humaine est peu fiable. Beaucoup étaient volontaires avant notre excursion. Beaucoup moins étaient présents le jour venu. Nous avions projeté d’apporter un matériel sophistiqué pour l’époque, avec notamment des caméras infrarouges. Nous n’avons pu disposer que de nos véhicules et de nos cellules grises ! Malgré une légende très explicite et persistante, nous ne vîmes aucun fantôme. Par contre, nous fîmes connaissance avec l’ambiance des vieux châteaux qui fait galoper les imaginations. En dehors de gardes armés qui nous firent comprendre bien gentiment que nous ferions mieux de regagner nos chaumières, il ne fut que très peu question de surnaturel. Tout ce qui nous a interpellés se limite à cette croix particulière, à la forme bizarre (simplement parce qu’elle avait été mal replacée) qui, une fois remise correctement en place sembla délivrer les lieux d’une emprise ténébreuse. Mais tout cela se cantonne au niveau du ressenti, de l’impression, ou même de l’illusion.

 Nous n’allions prendre connaissance de la véritable histoire du château que plus tard, grâce à une coïncidence (déjà !) qui nous permit d’entrer en contact avec le propriétaire et de visiter le joyau du moyen âge. Le château avait un rapport avec l’alchimie et certains groupements séculaires, la sauvegarde de ses trésors – essentiellement historiques – avait justifié que l’on invente une histoire de fantômes afin d’éloigner les curieux.

Cette première investigation n’était guère riche en enseignements. Elle nous permettait seulement de faire nos premières armes. Néanmoins, elle démontre que même en l’absence de phénomènes évidents, des manifestations sous-jacentes peuvent être à l’œuvre (sans que nous sachions avec précision quelle importance lui accorder) et qu’il peut exister des couches périphériques superposées dans un même cas, les deux comportant leur dose de mystère mais l’une servant à masquer l’autre. A ce stade, on a déjà remarqué aussi le rôle très singulier joué par le temps. Deuxième investigation du GESO, l’affaire d’Anderlues n’a pu être abordée que tardivement, alors que tout était terminé. Mais cela ne devait pas nous empêcher d’ouvrir un cold case et d’y découvrir certaines tendances, désormais bien connues mais qui étaient toutes nouvelles à nos yeux : la population a tôt fait de cataloguer et d’en venir aux mains, sauvagement et arbitrairement – même encore de nos jours – lorsqu’elle suppose que des gens seraient à ce point différents qu’ils entretiendraient un commerce avec le diable ou seulement seraient un peu sorciers sur les bords. Voilà qui dénote d’une humanité prétendument évoluée, d’hommes soi-disant civilisés !

Le curé de la paroisse minimisait fortement les faits et évoquait la naïveté populaire ; les intéressés mentaient – pour avoir la paix – en prétendant qu’ils n’habitaient pas là au moment des événements ; on ne pouvait pas compter sur la police, bref : rien de nouveau ! Pendant ce temps, la vérité était ailleurs et restait à découvrir. Officiellement, l’affaire s’était terminée très simplement lorsqu’une cloison a été abattue par le locataire, ce qui avait mis un terme aux coups mystérieux portés dans le mur. Ici aussi il existait une réalité sous-jacente, très différente, laquelle nous a été communiquée par un ufologue renommé, bien des années plus tard, démontrant en cela que – de longue date – certains ufologues ne s’intéressent pas uniquement à leur discipline favorite et que certains principes de « magie noire » ne sont pas forcément des inepties, tout dépendant notamment de la grille de lecture envisagée.

Je ne résiste pas à la tentation de rappeler que, dès les débuts du GESO, j'avais contacté Lucien Clerebaut, alors secrétaire général de la SOBEPS, afin de lui proposer une collaboration entre nos deux formations. Ce dernier avait refusé cette proposition car, pour lui, le GESO était trop éclectique, s'intéressait trop à des phénomènes surnaturels et paranormaux qui, à ses yeux, s'accommodaient mal de l'ufologie qu'il jugeait comme une quasi-science. J'ai totalement respecté sa position sans développer la moindre rancune, toutefois persuadé qu'il s'agissait d'une erreur. Le GESO-CERPI a fait mieux : il a laissé toutes les prérogatives ufologiques à la SOBEPS. Les mauvaises langues prétendront que nous n'avions pas le choix. Ils n'ont pas tort dans la mesure où nous ne pouvions pas nous imposer. Mais ce serait perdre de vue que nous aurions pu partager les cas ufologiques rencontrés, or nous les avons, le cas échéant, aiguillés vers la SOBEPS en dépit du fait que nous aurions pu les exploiter. La vérité, c'est que de toute façon cela n'aurait rien changé ou pas grand chose puisque le groupement allait connaître un creux de la vague (sans jeu de mots). Les choses se sont donc bien passées exactement comme si le futur était déjà établi, comme si le destin était déjà tout tracé, comme s'il n'était pas possible d'échapper à un certain programme. Par contre, selon moi cela a eu une incidence sur le développement de l'ufologie - en tous cas en Belgique - dans la mesure où cela a considérablement freiné la considération de l'hypothèse extraterrestre au 2è degré (HET2) à laquelle on est arrivé, de toute façon, ultérieurement.

L’affaire d’Amityville n’était pas du tout un cold case au moment où nous avons abordé son histoire. Elle était même supposée encore d’actualité, les phénomènes sévissant toujours dans la maison, comme précisé dans le film… Nous avons réalisé une enquête fouillée quoi que très théorique sur ce cas car nous n’avions pas les moyens d’envoyer un enquêteur aux States. Coïncidence, notre nouvelle recrue, fraîchement arrivée, allait passer ses vacances chez l’oncle Sam et, qui plus est, non loin de Long Island. Le nouveau venu accepta sans problème de faire un crochet par la maison hantée qui défrayait la chronique. Mais il en revint amèrement déçu car il n’était que par trop évident que l’affaire était une gigantesque arnaque commerciale, un piège à touristes. C’était exactement ce que nous avions pensé car, à en juger par l’énumération des phénomènes, on obtenait une véritable encyclopédie des phénomènes paranormaux et surnaturels ce qui faisait « un peu trop ». De plus, en contactant des experts immobiliers, nous avons appris que - contre toute attente - la somme demandée pour la maison était trop élevée, ce qui était en contradiction flagrante avec le contexte.

Nous nous sommes intéressés à l’énergie pyramidale et avons surtout expérimenté ce même aspect commercial via une boîte proposant une pyramide en carton, une boussole et un livret explicatif. Mais les quelques expériences que nous avons réalisées sur cette base ne furent absolument pas convaincantes : même la boussole n’indiquait pas le nord mais bien le radiateur le plus proche !

Nous avons exploré les philosophies orientales, réalisé des séances de tables tournantes ou plus exactement celle du verre tournant et travaillé énormément au développement de notre organisme. Mais le moment n’était pas favorable. Un peu plus tard, nos membres dans leur quasi-totalité durent en effet s’éclipser pour satisfaire à leurs obligations diverses. Pour eux, il ne convenait plus de faire joujou avec l’étrange mais bien de prendre en considération des impératifs beaucoup plus sérieux tels que les études universitaires, la vie de famille, la sphère du travail, le départ à l’étranger. L’un d’entre nous faillit bien perdre la vie dans l’explosion de son laboratoire, car oui : déjà à l’époque, le groupement avait ses laboratoires, même si ces derniers n’avaient pas de grandes prétentions. On le retrouva bien plus tard, au CERPI, où il resta encore quelques années avant de nous quitter définitivement, ayant d’autres préoccupations mais s’étant distingué par sa rigueur scientifique et ses avis souvent très appréciés. Même notre président de l’époque se retira et, progressivement, je fus de plus en plus seul. Pour finir, le GESO n’eut plus d’existence que virtuelle, il n’était plus guère possible de faire des enquêtes ou alors aurais-je dû procéder en solo. C’est ainsi que toute la vague belge, en ufologie, nous passa sous le nez mais aussi l’affaire d’Arc-Wattripont « en live » en 1993. Curieusement, cette défection eut des effets bienfaisants dans le temps. En effet, de nombreux éléments du groupe initial devinrent médecins, dentistes, mathématiciens, etc. autant de professions qu'il n'est pas fréquent de trouver dans une association s'intéressant à des sujets habituellement maltraités par la science. De mon côté, cela ne m’empêcha jamais de poursuivre l’étude de l’inexpliqué. Mais cela se limita à du livresque varié (mi-romans mi-livres de fond) et à des productions radiophoniques. En fait, c’est même la radio et mon job d’animateur qui sauvèrent la situation dans un premier temps, évitant au GESO de sombrer complètement dans l’oubli.

J’avais organisé une émission spécifiquement dédiée aux phénomènes mystérieux, qui s’appelait « Bizarrement vôtre ». Cela se passait sur Radio Lessines Inter, puis sur la Radio Indépendante lessinoise. C’est par ce biais que je fis la connaissance de Jacques Vandewattyne, cet artiste polyvalent de la région d’Ellezelles qui était aussi le père spirituel du grand sabbat des sorcières d’Ellezelles, dont j’avais assisté à la première édition en compagnie de mon père. Le monde est petit. Ou bien, dirions-nous, il s’agissait d’une autre coïncidence. Nous nous liâmes d’amitié et je reçus de lui toute une cargaison de documentation à un point tel que je sortis des studios chargé comme un petit baudet.

J’explorai moi-même la région, mais sans rencontrer de cas notable à investiguer. Pendant cette période creuse, j’ai tout de même connu l’expérience de mon accident de 1985, rendu hautement étrange par la communication incompréhensible que j’ai reçu et qui m’avertissait de l’imminence d’un danger grave. J’ai ignoré cet avertissement à cause de mon scepticisme (et l’attrait de la fiancée qui se trouvait à l’arrivée) et pris la route malgré tout. Mal m’en a pris puisque j’ai été renversé par un camion et bien failli passer de vie à trépas. Je n’ai toujours rien compris à cette aventure mystérieuse, absolument authentique, mais elle m’a décidé – plus que jamais – à étudier les phénomènes inexpliqués.

Somme toute, je suis resté sceptique au fond de moi-même puisque je recherche toujours une explication rationnelle à ce phénomène que je ne peux m’expliquer. A première vue, l’explication devrait passer par la transmission (par quel biais ?) d’une information en principe inaccessible (comment un tiers pourrait-il être au courant de mon avenir aléatoire ?) Cette expérience pose aussi la question du libre arbitre et celle du destin. Notre destinée serait-elle toute tracée de sorte que nous n’aurions plus qu’à suivre un chemin que nous ne pourrions que subir ? Je signale que c'est ici la deuxième fois que ce principe semble s'imposer. Ce n’est qu’une trentaine d’années plus tard que je trouverai, dans les conférences de Philippe Guillemant et les livres de C-G Jung, un semblant de prémices d’explication s encore à débroussailler et peu évidentes. La période creuse que j’évoque ici n’a été creuse que dans l’optique du CERPI. Pour le reste, elle a été très occupée au développement d’activités professionnelles, dans la sécurité, comme portier-sorteur, agent de gardiennage, garde du corps, comme détective privé, comme webmaster et puis dans une société de transports en communs ; et relationnelles avec un mariage et une famille. Mais avant cela, il m’a d’abord été donné de vivre une autre expérience particulière sous la forme d’une prédiction, celle de la naissance de notre fils. Peu de temps après, c’était le rebelote avec la prédiction de mon nouveau travail, avec une précision redoutable, sinon extrême. C’était vraiment « flippant ». Cela faisait un trio de manifestations médiumniques « fortes » qui ne pouvait passer inaperçu ni laisser indifférent. De telles bizarreries, si impressionnantes, ne peuvent en aucun cas émaner du seul hasard. Elles supposent bien l’existence d’une activité en dehors du commun, échappant à nos lois connues. Tout au début de mes relations avec celle qui allait devenir mon épouse, il y a également eu l’observation de l’OVNI de Thoricourt, curieuse à plus d’un titre, observée en même temps que des centaines de curieux abasourdis face à un phénomène grandiose, arrogant, flagrant, mais qui présentait la particularité d’être vu différemment par les témoins ; et après cela le flot de coïncidences qui m’ont amené, contre toute attente et à mon grand étonnement à seulement 800 mètres du trésor des Templiers de Rudy Cambier, dans la région d’Ellezelles. En même temps, on retrouvait la trame de l’affaire de l’abbaye. C’était purement incroyable ! Il y avait là de quoi ébranler le pire des sceptiques ! Avec les quelques expériences que j’allais encore vivre ultérieurement et un examen attentif des événements que j’avais connus et de certains détails, il m’était devenu permis de croire que j’avais développé une certaine faculté extrasensorielle, même si cela me paraissait invraisemblable. Lorsque l'on étudie sérieusement les phénomènes inexpliqués (ou - en formulant les choses autrement : si l'on veut que l'étude soit et reste sérieuse), on se trouve dans une situation où le développement éventuel d'une capacité de cette nature peut paraître suspecte. C'est en tous cas de cette manière dont j'ai ressenti les choses. Cela pose de nombreux problèmes car - outre le fait que l'on puisse toujours soupçonner une entreprise financièrement intéressée - il n'est pas question de s'étudier soi-même au risque d'être juge et partie et de manquer d'objectivité, laisser ce soin à des tiers pose le problème de l'intimité. Finalement, la position même de l'intéressé, pourtant situé dans un milieu en principe très favorable, a paradoxalement tendance à nuire au développement et à l'exploitation - même désintéressée - de cette faculté. C’est que durant ces années-là et celles qui précédèrent, les faits pour le moins bizarres ne manquèrent pas. Il y eu notamment l’expérience onirique (cf : souvent femme varie), très étonnante mais bien moins que ma rencontre supposée avec un démon. Il s’agit là de deux expériences très éprouvantes auxquelles bien peu voudraient croire et qui me sont pourtant arrivées. Beaucoup d’éléments secondaires étaient aussi pour le moins curieux. Il en allait ainsi de ma faculté de pouvoir résoudre les conflits avec une psychologie certaine, une force indiscutable sans compter ma technique des arts martiaux, mais aussi au moyen d’une forme d’imposition des mains. Je n’aime pas du tout cette terminologie mais c’est celle qui me semble convenir le mieux. Simplement en serrant la main d’une personne, c’était comme si j’obtenais instantanément une foule d’informations subliminales et que je transmettais une puissante injonction au calme (par opposition à la bagarre dans un dancing). C’était devenu d’une telle efficacité que je pouvais désormais me permettre d’évoluer en costume trois pièces blanc et cravate, tel un second Belmondo, magnifique. Par ailleurs, n’étant pourtant pas un éphèbe, je n’avais aucun effort à fournir pour que de jolies demoiselles me tombent dans les bras. Bien sûr, c’était très flatteur et ce n’est pas le genre de choses dont on se plaindra. Mais cela présentait aussi son lot d’inconvénients car on a tôt fait de se faire cataloguer et lorsque cela devient envahissant, celui nuit même à la sphère professionnelle d’un videur de boîte de nuit ! En tous cas, ma femme constitue ma meilleure preuve et le meilleur témoin en la matière : elle était aux premières loges. Et pour cause !

L'étude des phénomènes inexpliqués semble porter en elle-même ses propres facteurs de décrédibilisation. Dès le départ, bien sûr, l'individu concerné est considéré comme un rêveur, une personne naïve manquant d'objectivité cartésienne, voire un personnage peu recommandable du style gourou, illuminé ou exploiteur honteux du portefeuille des gens en détresse. Mais - dans mon cas à tout le moins - les facteurs étaient accumulés : l'imprégnation sociale entraînait une croyance religieuse chrétienne souvent mal vue par les sceptiques, l'étude connexe, en guise de "dada", de la WW2 présentait aussi ses facettes négatives : un collabo ? un néo-nazi ? un partisan de l'extrême droite ? - on l'a vu, le développement d'une faculté extrasensorielle était finalement inapproprié à certains égards - en outre, si les scientifiques en viennent assez rarement à l'étude en question il leur est aussi très peu recommandé de se prononcer publiquement sur le sujet car leur profession pourrait gravement en souffrir et leur réputation s'en trouver sérieusement menacée. Paradoxalement, on exige souvent des associations telles que la nôtre de poursuivre une démarche plus scientifique, ce qui est donc assez hypocrite au même titre que d'exiger la reproductibilité de phénomènes qui, par définition, ne le sont pas. Il y a là une sorte de quadrature du cercle dont le domaine se passerait volontiers. Par la suite, je vécus encore quelques expériences « médiumniques » ou extrasensorielles très particulières, qui étaient presque devenues monnaie courante. Ainsi, en posant simplement la main sur la tête d’une personne qui était victime d’une crise d’hystérie ou de je ne sais quelle démence, celle-ci tomba instantanément en syncope. J’en fus le premier étonné, moi qui redoutais de passer pour un imbécile parce que cela ne marcherait pas. Cela n’a au contraire que trop bien marché ! Peut-être par prudence ou manque de confiance en moi, il m’arriva de refuser de me livrer « en direct » à un exercice de médiumnité. Pourtant, je me surpris à énoncer des faits qui s’avérèrent absolument exacts, à la grande surprise de mon interlocuteur (et à la mienne par la même occasion !). A quelques occasions, il m’arriva de pratiquer un rituel personnel de désenvoûtement, à plus de mille kilomètres de distance. Et cela fonctionna à merveille. Non seulement les requérants avaient-ils été débarrassés de leur emprise mais ce qui est le plus curieux c’est que des appareils électroménagers que plus personne ne voulait bricoler parce qu’ils étaient soi-disant totalement irréparables se remirent en marche ! Je sais parfaitement que cela paraît complètement aberrant, invraisemblable, et pourtant c’est la stricte vérité. Je l’avais annoncé en préambule. Il y avait toutefois un hic à cet état de choses : à chaque fois que je réalisais un rituel de désenvoûtement, j’en ressortais extrêmement fatigué. Le phénomène allant s’accentuant très fortement, j’ai trouvé plus prudent de ne plus le pratiquer car je n’arrivais vraiment plus que très difficilement à récupérer. Parallèlement, la lecture du Code da Vinci fut pour moi un choc, au même titre que le décès de mon père et de celui de Jacques Vandewattyne, puis de mon beau-frère, de mon beau-père, d’un ami : Jean Fostier. Tout cela en plus de mes études à propos de l’inexpliqué contribua à m’éloigner de la religion et même de la foi (dans une certaine mesure). Disons que je devenais dissident, ou protestant. Apparemment, l’absence d’exercice dans le domaine de la médiumnité ainsi que ce qui précède fit en sorte que je perdis mes facultés. En tous cas, je ne les exerce pratiquement plus : alors que j’avais toutes les raisons d’y croire, par la force des choses, je n’avais plus aucune confiance, plus aucune foi en moi. Dans mon cas, donc, la médiumnité était en relation étroite avec la religion et la foi. L’évidence et la puissance des manifestations ne suffisaient pas à m’inciter à poursuivre et les facultés étaient également fonction de la forme physique. Inversement, ces mêmes facultés pouvaient aussi influencer la forme physique ou même la santé.

Par contre, le CERPI était florissant et les enquêtes se succédaient en allant bon train, résolues les unes après les autres dans une ascension vertigineuse. J’étais devenu, avec mon équipe, champion de l’explication rationnelle, de l’enquête quasi policière, de la découverte de l’argument de derrière les fagots. J’étais désormais bien loin des expériences parapsychologiques et beaucoup plus proche des principes de physique quantique, de la théorie de l’information, des équations mathématiques et procédés de logique et de probabilités. Peut-être que le développement accéléré du CERPI et le besoin de crédibilité entraînèrentun retour exacerbé vers un caractère plus sérieux qui excluait le détachement et la foi brute, qui n’avaient guère de sens sur le plan scientifique. J’aurais donc explorédeux polarités totalement opposées et pourtant complémentaires, mais il me semblait impossible de conjuguer les deux sur un plan de simultanéité. C’est une première conclusion que je peux formuler : dans le vaste domaine de l’inexpliqué, tout semble s’articuler sur la contradiction. Il n’est donc guère étonnant que les lois physiques semblent constamment bafouées. Il suffit de vouloir quelque chose pour obtenir son contraire, ne rien demander est une bonne solution pour recevoir beaucoup. Pourtant, comme le dit si bien Philippe Guillemant pour terminer l’une de ses conférences : « détachement, joie, foi, lâcher prise, don de soi, intuition et confiance, provoquent des manifestations qui donnent des preuves de cette réalité. C’est vrai que la foi déplace des montagnes, que le détachement et le lâcher prise entraînent (peuvent entraîner) des phénomènes inattendus (cela a dû être le cas lors de mon accident de 1985 car, rappelez-vous, je suis passé d’une tension très forte, une attention de chaque instant, un qui-vive permanent, à une période relax).

Perdre foi et confiance m’ont fait perdre mes pouvoirs, l’intuition m’a poussé aux portes d’une découverte historique. Je conçois aussi que la plupart des manifestations (pas toutes) auxquelles il m’a été donné d’assister présentaient un rapport avec le temps. Comme si ce dernier me démontrait, presque au quotidien, qu’il joue des tours, emprunte des raccourcis, s’amuse de nos certitudes pour les battre en brèche. Il arrange peut-être les choses à sa manière de sorte que ce ne sont pas les voyageurs temporels qui sont dans le paradoxe mais bien nous qui nous croyons occupés à transiter de manière uniforme et constante sur une ligne bien droite. La problématique du temps est un sujet sur lequel je reviendrai. Bon nombre de phénomènes que j’ai vécus m’ont fait croire que j’assistais à quelque chose de surnaturel qu’il me fallait réduire au paranormal afin qu’il devienne susceptible d’être absorbé par la science. En réalité, je pense plutôt avoir assisté à des phénomènes ufologiques qui se jouaient de mes perceptions et de ma conscience. J’ai cru avoir affaire à un diablotin alors qu’il devait s’agir d’une première visite d’un facteur exogène. Ce dernier se présentait à moi dans un accoutrement qui devait certes me marquer mais sans dévoiler la véritable identité de mon visiteur. Le pourquoi de la chose m’échappe par contre totalement. Mais je présume qu’il devait s’agir d’une entrée en matière qui annonçait d’autres réalisations telles que la rencontre avec un démon. Ce dernier n’avait plus que probablement strictement rien de démoniaque. Ce devait être une illusion provoquée qui revêtait cette apparence pour mieux me mettre en garde et m’inciter à abandonner mes investigations, à moins que, connaissant mon caractère, elle utilisait ce stratagème pour mieux m’inviter à persévérer. Dans l’affaire d’Arc-Wattripont, la plus sensationnelle de toutes, le CERPI avait été court-circuité par la période creuse qu’il avait connue et le temps lui-même avait été pris en défaut, à contre-pied (à moins que cela ait été prévu au programme dans quelque improbable scénario saucissonné qui utilisait de tortueux détours pour mieux arriver à ses fins ?) Toujours est-il que c’est de manière très fortuite que les chemins se sont retrouvés. J’ai bien failli ne jamais venir à cette réunion à Bruxelles, au Dynastie, car ma santé me jouait des tours. Je suis certain qu’il aura fallu insister pour que feu Jean-Marie Tesmoing s’y présente également et qu’il puisse ainsi m’évoquer l’affaire. Je n’aurais sans doute jamais investigué celle-ci si, contre toute attente, un éditeur ne m’avait pas proposé lui-même d’écrire un livre, ce qui est loin d'être un procédé classique. Le sujet ne correspondait d’ailleurs en aucun cas aux phénomènes inexpliqués puisqu’il était question de la seconde guerre mondiale. Là aussi j’ai dû faire un choix. Car j’aurais pu suivre cette première idée et me baser sur ce qui constitue l’un de mes dadas (l’étude de la WW2). Et il est possible que je n’aurais pas été plus loin dans mes recherches si une équipe télévisée de sinistre mémoire ne s’était pas mise en tête de ridiculiser et les mystères et ceux qui les étudient. Serait-il possible qu’une équipe ultra sceptique ait elle-même été manipulée afin de provoquer le résultat exactement inverse de celui qu’elle poursuivait ? A ce sujet, l’affaire toute entière n’avait-elle pas commencé à sombrer lorsqu’il fut trop question de surnaturel et de connotations démoniaques et la vérité ne doit-elle pas d’avoir émergé grâce à un autre et multiple concours de circonstances ? En effet, il a fallu de nouveaux détours incroyables, en tous cas pour le moins hasardeux, pour que le rapport du Patriarcat gallican nous tombe entre les mains et nous permette d’étudier scrupuleusement le déroulement des exorcismes de manière à y faire la part des choses ? Est-il possible que les simples coïncidences aient voulu que, dans cette même enquête toujours, je sois une fois de plus transporté dans la région d’Ellezelles et que j’établisse un contact direct avec deux protagonistes importants des forces de l’ordre dont le premier avait été l’un des premiers intervenants dans cette affaire déjà rocambolesque et aussi l’un de mes camarades de classe ? Fallait-il de surcroît que son supérieur direct soit un ancien voisin avec qui je prenais le bus tous les jours pour aller à l’école ? On dirait que chacun de nous, probablement chaque mortel qui se respecte, se met d’abord à jouer d’un instrument par simple affinité, puis qu’il évolue sur une portée où il aboutit comme par mégarde, les portées se croisent par hasard et ce sont des circonstances fortuites qui finissent par former une harmonie. D’autres hasards font naître une symphonie. Si l’on devait se mettre à croire à de tels hasards, on pourrait envisager de lancer sa clé par-dessus son épaule, le dos tourné à sa maison et de l’autre côté de la rue et que la clé, après avoir rebondi sur un camion qui passait par là, aille se ficher exactement dans la bonne serrure ! Il est assez étrange, ne trouvez-vous-pas, que des éléments en apparence anodins m’aient été fournis et qu’ils aboutissent à des points déterminants alors qu’ils émanaient, pour deux d’entre eux de la même maison d’éditions que moi et, pour le troisième d’un adepte de la discipline qui avait permis de mettre en évidence le phénomène catalytique d’extériorisation ? Quand de tels faits surviennent, on ne devrait plus s’étonner qu’un inconnu fasse irruption dans le même transport en commun et vous adresse spontanément la parole pour vous livrer un point crucial de l’enquête sur le dépeceur de Mons, apparemment inconnu ou négligé par la cellule Corpus, laquelle avait pourtant sollicité les services du FBI afin de tenter de retrouver le monstre sanguinaire qui terrorisait la ville…

Devant de tels faits, on ne s’étonne plus non plus des prouesses d’un médium qui, sans même habiter le même pays, sur base de simples photos piégées contre la supercherie et dépourvues de tout point de repère, donne des indications exactes qu’il ne pouvait en aucun cas connaître. C’est l’invraisemblable qui devient coutumier et quasi-rationnel et c’est le rationnel qui perd de sa cohérence. Peut-être parce que la réalité que nous voyons est illusoire. Je crois donc pouvoir constater que nous appartenons à un monde dans lequel il est clair que nous disposons des avantages proposés par le contexte dans lequel nous évoluons - il n'y a jusque là rien que de normal et de prévisible, logique - toutefois, il semble qu'une volonté extérieure - ou une conscience exogène, intervienne si d'aventure certains points doivent être corrigés, certaines connaissances acquises, voire si certains événements doivent se produire. La notion de programme me paraît ici assez évidente. N’est-il pas, pour poursuivre, époustouflant que ce soit une équipe de sceptiques qui se soit opposée à la recherche de l’énigme d’Arc-Wattripont, en utilisant - afin de récolter plus de poids - un monstre de la zététique, et que l’énigme ait fini par se résoudre grâce à des propos de sceptiques et du même monstre ? Faut-il croire que les phénomènes se vengent sporadiquement de l’anonymat dans lequel les place la mauvaise foi en faisant avouer aux gens bornés l’existence de phénomènes qui n’avaient pourtant même pas été révélés jusque là ? Je constate donc que si (entre autres), la foi provoque les manifestations qui attestent de cette réalité (Ph. Guillemant), la mauvaise foi se présente comme si son monôme faisait partie d’une équation commutative. Était-ce aussi une coïncidence si, dans un cas aussi retentissant dont les forces de l’ordre pouvaient exceptionnellement témoigner, une telle aubaine survenait en pleine guerre des polices, à un moment où la gendarmerie allait être dissoute pour voir l’éclosion de la police fédérale ? Si l’on reprend des éléments précédemment cités et qu’on y ajoute d’autres, non exploités de manière publique, on s’aperçoit que l’affaire en question se présentait comme relevant du surnaturel, qu’elle a glissé vers le paranormal avec le concours de la psychanalyse et, clairement, de la conscience, pour ensuite être envisageable sur le plan ufologique grâce à des éléments relevant pourtant du surnaturel (ou en apparence). Que la résolution de l’énigme se soit appuyée sur le rôle du soleil permet la transition avec le travail de Daniel Robin à propos de Fatima (cf. Fatima, le 4è secret). Il s’agit là d’une allusion remarquable dont on retrouve la trace plus loin dans son ouvrage via le fait qu’Éric se soit adonné au spiritisme. Les itérations de coïncidences et synchronicités sont toutefois loin de se limiter à cela et mériteraient une étude très spécifique. La loi de la contradiction, exprimée de manière populaire, se retrouve de façon assez amusante quand un nouvel éditeur, qui acceptera de publier le compte-rendu de l’affaire du siècle, contrairement à celui d’origine pourtant directement concerné, enverra au CERPI une journaliste afin de réaliser un reportage télévisé sur le sujet. En l’occurrence, elle traitera d’ailleurs d’imbécile le journaliste qui avait initié le court métrage de départ. Son travail fut diffusé partiellement en réponse au premier travail si destructeur. Mais ce qui est vraiment particulier c’est que la journaliste ici évoquée appartenait à une agence dont les prises de vue peuvent être achetées par diverses chaînes et que son reportage fut finalement acheté et diffusé par la chaîne même qui était visée ! Cela dit, par cette diffusion la chaîne incriminée se contredisait de façon flagrante et s’interdisait désormais toute possibilité de riposte là où d’énormes efforts avaient été déployés pour que sa politique de désinformation scandaleuse soit inattaquable ! Voilà une bourde monumentale qui en valait bien d’autres sauf que, dans le cas présent, elle était commise par des professionnels qui se moquaient d’amateurs et permettait de ce fait aux amateurs de se moquer des professionnels ! Devrait-on considérer cela pratiquement au même titre que le fameux triple choc en retour reçu par les exécutants de la magie noire qui cherchent à causer préjudice à autrui ? On pourrait bien le croire tant la ressemblance est forte ! Les choses semblent donc se présenter, à propos des phénomènes inexpliqués, comme si ceux-ci faisaient partie d’un système complexe qui, en toutes circonstances, aurait tendance à s’équilibrer en recherchant la néguentropie. Cet antonyme de l’entropie permet de postuler que le système serait donc organisé et par conséquent intelligent, non dans le sens d’un « rangement » rationnel seul mais bien induit par une intelligence dont il ne nous est pas encore possible de juger du niveau d’humanité. Oserions-nous le terme de conscience exogène ? Car il semble difficile de l’envisager comme faisant partie de l’inconscient collectif. L’inconscient collectif pourrait-i l donc générer une forme de conscience exogène par réaction de compensation, comme nous croyons avoir remarqué ce procédé précédemment ? Il semblerait plus probable que ce soit l’inverse, à savoir qu’une conscience exogène influencerait l’inconscient collectif. Ce qui semble certain, en considérant les points précités, c’est qu’il y ait échange d’informations mais dans le sens de la validation automatique des informations correctes en dépit de celles exposées de manière fallacieuse, pourtant destinées à s’imposer comme réalité acquise, respectant le paradigme. Cela rejoint quelque part mon idée selon laquelle l’information – malgré que cette dernière soit avant tout un état fondamental – pourrait avoir une forme de dualité* ou même embarquer une particule ou principe tiers de validation. L’information correcte fondamentale du savoir universel, auquel nous servons d’émetteurs, se composerait donc d’éléments infinitésimaux comportant une particule unique de validation qui autoriserait le raccord avec une unité complémentaire en vue de la réalisation d’un tout. C’est ainsi qu’il y aurait constitution de blocs informationnels provisoirement libres et peut-être mobiles qui se déplaceraient dans un gigantesque champ de conscience potentiel. (NB : la notion de bloc fait ici partie d'une allégorie et ne doit donc pas être comprise au sens premier - la notion de dualité peut se présenter sous la forme de l'illusion du cube de Necker ou de la métaphore du cylindre. S'agissant de dualité dans l'état de l'information, est-il question d'ambiguïté ? Pour l'instant, je suis incapable de répondre à cette question.) Ces blocs devraient, selon moi, être mobiles ou disposer d’une forme de mobilité relative (la question serait de savoir par rapport à quoi ?) ce qui justifierait au passage que l’information soit également énergie, à moins qu’elle soit fixe sous la forme de conjonctions de blocs accolés formant une sorte de mur qui pourrait avoir une certaine « longueur » (à défaut de terminologie plus correcte) face auquel passerait une tête de lecture (une unité de vie chez le « type carboné* », compatible avec d’autres types). Son immobilité ne l'empêche toutefois pas d'être énergie. Les blocs, fixes ou mobiles, pourraient – grâce à leurs particules de validation – s’accrocher à d’autres blocs de tailles différentes en fonction de la quantité totale d’information véhiculée. Le déplacement en question répondrait à ses besoins par une forme de chimiotactisme (j'ignore de la même façon que précédemment si l'on peut y ajouter la phagocytose. Je suppose que non. J'avoue ne pas encore avoir exploré ce sujet) et le déplacement serait soumis à un e conscience organisationnelle. Le truchement des têtes de lecture défilant face aux murs de blocs informationnels, influencé par la conscience du savoir universel, autoriserait les raccourcis temporels grâce à ses facteurs non soumis aux éléments chronologiques et générerait à la fois les sensations de déjà vu, les coïncidences et synchronicités, ces dernières n’étant effectivement pas fortuites mais s’inscrivant dans une volonté supérieure sans rapport avec une divinité (ou comme telle si certains ne peuvent s’en passer). Dans cette conception, le bien serait assimilable à l’information correcte sans plus (ce qui ferait dire, sous forme métaphorique que le mensonge est un vilain défaut ou un péché) avec son contraire pour le mal. Dans un mode binaire, on aurait 1 et 0 que l’on retrouverait de la même manière manichéenne et métaphorique dans le blanc et le noir, le positif et le négatif, le yin et le yang, etc. Le point de couleur opposée dans le principe philosophique asiatique serait le témoin de la particule de validation et de celui de l’exception (car le blanc ne serait blanc que par opposition au noir, etc.) Mais ici, la notion de "point" ne doit pas être comprise au sens mathématique car, si j'ose dire, cela manquerait de profondeur et de consistance. Le point en question témoigne de l'existence d'une certaine quantité d'information symbolisée par une idée unique. En poussant le raisonnement plus loin, on voit que certains individus plus sensitifs que d’autres pourraient grâce à cette faculté accéder de manière limitée aux blocs informationnels et les décoder de manière intuitive de la même manière qu’un microprocesseur en dépit de son caractère inerte et matériel peut véhiculer et traiter des informations de manière pseudo-intelligente. En accédant aux blocs informationnels, le « voyant » (utilisant en fait sa tête de lecture de manière plus intensive) verrait effectivement des éléments constitutifs d’un ensemble de réalisations de types carbonés dont cette facette du conditionnement ne serait pas soumise aux impératifs temporels classiques (l’information se contente d’être, sans considération pour le temps car si elle est considérée de manière relative dans le passé – ce qui n’aurait ici aucune signification réelle – elle serait latente et disponible au même titre qu’une loi physique n’a pas besoin d’être découverte pour exister; toute considération ultérieure se résumerait en un point focal que nous nommons « présent » mais qui est aussi futur (ce qui permet effectivement à ce dernier d’être déjà réalisé, au passé de ne pas être terminé car l’information peut se compléter, l’information futurement et potentiellement complétée serait le résultat d’une intention aux conditions ramifiées, se dédoublant à l’infini dans un ensemble de futurs possibles dont la consistance se modifierait au fur et à mesure des choix pseudo-présents des types carbonés) récolterait une information partielle sur la piste de lecture de son vis-à-vis (le requérant dans le cas présent, plus communément appelé le client de la voyante ou du voyant). L’inadéquation de la notion temporelle, le caractère variable de la sensitivité du voyant, les allers et retours conditionnels au niveau des futurs possibles et des compléments de passés, provoqueraient des confusions ou erreurs d’appréciation regrettables qui feraient dire aux sceptiques que les facultés extrasensorielles n’existent pas et aux rationalistes que le libre arbitre entraîne de manière générale un nombre de choix si grand que la résultante s’inscrit dans la lignée de la théorie du chaos en devenant indéfinissable à long terme. Ceci ne serait vrai que dans la mesure où la faculté de perception est tributaire de la foi et qu’à défaut de cette dernière la possibilité de lecture de pistes tierces entrerait en régression (en toute logique, une personne qui ne croit pas en la possibilité d’obtenir une information (correcte) n’a pas besoin de celle-ci, pour l’obtenir il doit au moins croire en sa validité, ce qui coule de source puisque toute information pour mériter le titre de correcte (sous-entendu) doit posséder sa particule de validation. La foi a donc ici bel et bien une fonction agissante dans cette logique et s’il nous était donné de pouvoir appliquer cette même logique (ou la logique afférente à un système semblable) pour d’autres principes il me paraît certain que nous obtiendrions le résultat escompté, lequel apparaîtrait profondément aberrant aux témoins alors qu’il s’agirait d’un principe logique fondamental dans le système isolé. C’est d’ailleurs aussi ce qui permet d’affirmer que tout observateur influence le système qu’il observe en physique quantique (principe d’Heisenberg) et qui contribue à contrarier les phénomènes paranormaux à l’instar des sceptiques en observation d’expérimentation. La réaction de compensation agirait bien à ce propos comme nous l’avions évoqué plus haut, mais pas forcément de manière intriquée dans le même système, sauf si cela sert à la construction de l‘information correcte, parce que, très logiquement, le principe de base dans un système ne peut pas se contredire dans ce même système. (NB : le terme "type carboné" peut se comprendre comme "l'homme" par opposition, par exemple, à une entité dont la structure serait axée sur un autre élément du tableau périodique de Mendeléev. Pour des raisons évidentes, nous ignorons si les principes exposés ici sont applicables à tous les types carbonés au sens général, c'est-à-dire par exemple aux animaux.) Lors de certaines perturbations au niveau de la conscience, par assimilation de psychotropes, situation exacerbée au niveau sentimental des perceptions (le sentiment, chez le garçon du moins, se traduit presque ipso facto sur le psychosomatique et donc sur les cinq sens fondamentaux et traditionnels), par sollicitation démesurée sur le plan neurologique (systèmes organiques croisés) ou, au contraire par élévation du niveau spirituel, détachement et don de soi (Ph. Guillemant), joie, (ce qui n’exclut pas forcément les autres facteurs de « provocation des manifestations qui attestent de cette réalité »), le défilement de la tête de lecture semble mais n’est pas modifié (il ne le peut théoriquement pas car ce mouvement est constant mais la piste pourra changer si la lecture entraîne une modification d’intention qui influencera les futurs possibles ou un complément du passé avec ses suites, etc.) ce qui d’ailleurs contribue à perturber davantage l’individu qui se désolidarise du réel (lequel n’est malgré tout qu’illusoire dans la perception que nous en avons) alors que l’information disponible semble perturbée (c’est surtout l’individu qui est perturbé mais cela aura ses implications au niveau de l’information qui – pour être correcte – ne pourra que transmettre une perturbation qui ne sera pas validée par la particule de validation, d’où situation paradoxale. On aura donc à ce moment ce que j’appellerai un « retour à l’expéditeur » ou une « demande de complément d’information » afin de lever et résoudre ce paradoxe. On entre alors ici dans un principe connexe où (au moins) un type carboné est requis (dans le cas présent les autres types éventuels ne sont pas compatibles ou très peu dans l’état actuel des choses et plus encore dans le cas de l’exemple ici présentement utilisé), celui du modèle de l’information pragmatique de Walter Von Lucadou. Les tiers vont être sollicités afin de constituer un quota d’information qui passe par un intérêt pour le sujet ou du moins les manifestations dont il fait l’objet au cours de son phénomène catalytique d’extériorisation (cf. C-G Jung). Dès que le processus s’enclenche, le paradoxe se découd progressivement en revalidant les informations ce qui provoque la disparition progressive des manifestations (logique !) On comprend comme corollaire de ce principe que c’est le paradoxe quantique de l’information, semblable au paradoxe du chat de Schrödinger, qui provoque naturellement des perturbations aberrantes dans l’entourage immédiat : des blocs d’information mobiles deviennent erratiques et ne peuvent momentanément plus assurer leurs fonctions habituelles. Toutefois l’énergie de l’information (voir plus haut) est récupérée (conservation de l’énergie – puisque l’information n’est plus valide, son alter ego se trouve libéré et agit de manière désordonnée sur l’environnement. (J'examine, entre temps, un postulat qui voudrait que soit ici possible une intervention exogène par exemple via le rayonnement cosmique, également porteur d'énergie radioélectrique, mais l'absence de référence concrète entraîne un problème gordien). Tout cela rentre dans l’ordre à partir du moment où l’équilibre se retrouve dans le système. Il nous manque toutefois encore le principe de compensation que nous avons pris l’habitude de considérer. Il est également logique que ce dernier se retrouve en dehors du systèm e momentanément perturbé sans quoi le principe lui-même le serait aussi. Je présume que l’on peut l’identifier sous la forme des supercheries auxquelles se livre l’individu frustré de la disparition de ses pouvoirs hypothétiques. Il s’agit là cependant d’un comportement humain qui semble se dissocier du contexte présent, mais ce comportement entraîne évidemment une réaction de discrédit par rapport aux phénomènes, les observateurs ayant tendance à généraliser abusivement et à considérer l’ensemble des manifestations comme faux. Le principe est donc bien conservé, à condition que la théorie se confirme. Et comme on le voit, le système s’auto confirme par le fait même de sa survenance. C’est comme si l’on posait la question : est-ce que des mondes parallèles existent ? Pour que ce soit le cas, la condition serait qu’un objet X se trouve sur la table. Comme l’objet X est sur la table, l’existence des mondes parallèles s’en trouve confirmée sans avoir eu besoin de les explorer. La confirmation s’opère sur le papier, il reste bien sûr à l’expérimenter. Dans le cas contraire, cela signifierait que la condition logique serait fausse, raison pour laquelle il ne conviendrait pas de la présenter comme sine qua non. Mais sur le plan pragmatique, qu’elle soit vraie ou fausse n’empêcherait pas ces mondes parallèles d’exister s’ils existent. Je reconnais que ce type de logique peut être déroutant, mais l'est-il plus que la plupart des principes quantiques ? Pourtant, un individu lambda pourrait se livrer à la supercherie sans qu’il y ait de réelles manifestations qualifiées de paranormales. De ce fait, il n’y aurait pas de processus de compensation. Ici encore, on voit que le système se confirme de lui-même car : en l’absence de perturbations telles que nous les avons décrites, il ne se produira aucun paradoxe de l’information engendrant des manifestations, ni aucun retour à la normale entraînant une disparition des prétendus pouvoirs. L’individu lambda ne sera donc nullement frustré et n’aura nul besoin de se livrer à la supercherie pour se consoler et recevoir encore de cet intérêt de la part des tiers rétablissant le paradoxe. Pour le reste, il est évident que n’importe qui peut se livrer à la supercherie sinon il n’y aurait pas de prestidigitateurs. Mais la supercherie ne peut pas être assimilée aux manifestations, au même titre que l’illusion du prestidigitateur ne sera pas la réalité. D’ailleurs, dans le tour de son spectacle, le prestidigitateur ne provoquera aucun paradoxe et restera constamment dans le champ de la réalité (illusoire, mais soit !) à l’instar de l’imposteur dont les agissements seront assimilables à de la magie de music-hall sans plus. Le prestidigitateur ne sera pas frustré que son truc réussisse, mais l’imposteur le sera qu’il soit découvert… Somme toute, toute la différence réside dans les intentions : l’imposteur agit pour berner son monde contre son gré en faisant croire qu’il provoque un phénomène ou qu’il s’en produit, tandis que le prestidigitateur travaille dans le but de charmer l’assistance qui sait parfaitement que le phénomène produit est illusoire et accepte ainsi de se laisser berner. Cela rejoint bien aussi l’idée qui figure dans mes conclusions selon laquelle il suffit de vouloir quelque chose pour obtenir son contraire. En effet, lors de l’apparitio n d’un phénomène de poltergeist, personne n’avait demandé cette manifestation (On peut toutefois subodorer qu'elle ait été espérée au niveau inconscient, sans qu'il y ait de formulation clairement établie). Il suffirait probablement que les témoins le demandent pour qu’il ne se produise pas (qu’il ne puisse pas se produire). D’aucuns, en matière de psychokinèse prétendront que le phénomène serait tributaire de la volonté de l’individu. Ici, la volonté est plus ou moins synonyme de puissance de l’esprit ou de concentration. Contre toute attente, ce principe est faux. Il faut au contraire du détachement, du lâcher prise, conformément à ce qui est énoncé par Philippe Guillemant et à ce qui a été expérimenté auprès de Jean-Pierre Girard, lequel évoque lui aussi une forme de détachement (avec toutefois une connotation érotique). En guise d’hypothèse, je dirais ici que le détachement en question provoquerait au niveau de la conscience un creux d’informations. Si le creux en question est assez important, il provoque une réaction de compensation (la nature a horreur du vide !) et envoie logiquement de l’information. Mais celle-ci est dépourvue de finalité et ne peut pas être cohérente. Elle ne reçoit donc pas non plus de particule de validation et devient elle-même paradoxale (En termes courants, on dirait que l’information se trouve désemparée dans sa mission car elle arrive dans une situation indéfinie où elle devrait intervenir au moyen d’une information dont elle ne dispose pas et qui ne peut forcément ni servir ni être validée. L’entourage va donc être perturbé et subir des modifications incohérentes par la libération de l’énergie de l’information. Dans le cas présent, y a-t-il un phénomène de compensation de réaction ? S’il en existe un, on ne voit pas où il se situe, mais il ne faut pas perdre de vue la différence par rapport au phénomène de poltergeist (qui ne se limite pas à des effets psychokinétiques) : l’individu n’est pas perturbé mais bien détaché et le phénomène obtenu est celui attendu. Il n’y a donc pas besoin de compensation. Ou, éventuellement, celle-ci se retrouvera dans la modification attendue de l’objet concerné qui aura un caractère permanent, là où les autres effets étaient transitoires.

D'autre part, d'après ce que nous en savons, le sujet doit imaginer (sans perdre pour autant son détachement) l'objet "fini", c'est-à-dire plus ou moins le but visualisé de l'opération. Cela semble contradictoire avec ce qui est énoncé précédemment mais il s'agit de niveaux de conscience différents dont image initiale et image finie sont superposées en deux couches au moins (lesquels sont peut-être, en fait, des niveaux ou dimensions vibratoires figurant parmi les 6 à ajouter au système quadridimensionnel classique comprenant les trois dimensions spatiales et le temps, il ne m'est pas possible d'en juger dans l'instant présent).Il y aurait une certaine idée de transition, qu'il faut encore explorer, laquelle pourrait aussi - le cas échéant - assurer une fonction de déplacement qui serait intéressante à envisager dans les cas de psychokinèse. Nous arrivons ici à un niveau d'exploration limite pour nos connaissances actuelles et poursuivre deviendrait très hasardeux. Il vaudra mieux, dans un autre article, explorer les possibilités connexes de cette même théorie qui semble à même d'expliquer - en principe - ou de rendre compte, de plusieurs phénomènes paranormaux et peut-être de leur totalité. Ce dossier n'est donc pas clos.

 

 

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